Jour 24: Le parc national de la Terre de Feu

Aujourd’hui, réveil habituel à 7h30 et petit-déjeuner à 8h. On ne sait pas très bien ce que l’on va faire à ce moment-là car nous avons deux programmes pour les deux jours qui suivent et on hésite un peu sur l’ordre à suivre: le parc national ou l’arrière-pays d’Ushuaïa. Finalement, c’est la météo qui va nous décider: il a l’air de faire plus ou moins beau (6°C et des nuages mais on est à Ushuaïa donc c’est pas trop mal !) et nous irons donc au parc national de la Terre de Feu !

Autant le dire tout de suite, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre tant les avis sur internet sont mitigés à propos de toute la région. Pour nous, notre première expérience plus que réussie de la veille nous fait tendre vers le très positif mais ce parc est une énigme. Notre « guide » de l’estancia à la péninsule de Valdes nous en avait dit beaucoup de bien tout autant que le propriétaire de notre B&B actuel. En tout cas, gros avantage pour ce parc, son entrée est pour ainsi dire aux portes de la ville. Il faut juste prendre une bonne piste sur quelques kilomètres avant d’atteindre les petites guérites des rangers. Car qui dit parc national dit payé (140 pesos par personne) ! Mais en prime, nous avons droit à un petit plan ou sont répertoriées les différentes randonnées et promenade qu’offre le parc. Nous l’avions déjà reçu au B&B et nous avons déjà notre idée en tête mais je le laisse m’expliquer, au cas ou quelque chose nous aurait échappé.

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Notre programme sera le suivant, nous irons tout d’abord dans la partie la plus touristique: la Bahia Lapataia (plan de gauche) car à cette heure « matinale », il est encore possible qu’il n’y ai pas cinquante cars déjà garé. Nous partons donc sur la piste principale jusqu’au bout du parc. Le trajet dure en tout et pour tout quinze grosses minutes et nous arrivons sur un petit parking. Juste à côté se trouve le panneau annonçant que nous sommes arrivés au bout de la route 3 autrement appelée la panaméricaine car elle part d’Alaska à plus de 17000 kilomètres au nord et ce jusqu’ici !

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Nous allons donc commencer par la plus longue des promenades proposées dans ce secteur et qui nous fera longer pendant une vingtaine de minutes cette jolie baie (ballade n°6) à travers un petit bois. Aucune difficulté rencontrée et le seul obstacle est un petit pont constitué de deux planches avec une rambarde. L’intérêt de cette petite marche est la petite plage au bout du chemin qui offre une vue agréable sur la baie. En plus, il y fait extrêmement calme car il n’y a personne d’autre que nous deux ici.

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Au bout d’une dizaine de minutes et ayant épuisé les quelques possibilités de photos, nous décidons de retourner au parking pour attaquer une autre promenade. Juste avant d’y arriver, nous faisons un crochet par une passerelle en bois faisant une boucle et offrant aussi une vue (nettement moins jolie que celle de la plage) sur la baie. Il est temps de partir car en un peu moins d’une heure de temps, les cars ont déversés des flots de touristes bruyant écoutant un guide faisant au moins autant de bruit !

Nous enchaînons directement avec une autre marche (ballade n°3) partant elle aussi du parking. Toujours aussi facile, la seule « difficulté » sont les quelques marches menant à un mirador offrant … une vue sur la baie Lapataia ! De nouveau, c’est joli mais moins que celle de la première promenade, nous ne nous attardons donc pas.

Néanmoins, au lieu de retourner vers le parking, nous décidons d’embrayer directement avec une autre promenade. Pour ce faire, nous continuons le chemin principal sur quelques centaines de mètres avant de bifurquer à gauche, un peu avant la route 3 (ballade n°4). Durant quelques temps, nous sommes toujours dans la même plaine qu’auparavant mais ensuite, nous pénétrons dans un bois. C’est assez agréable comme petite marche mais soudain, nous arrivons face à une barrière en fil barbelé ! Le chemin a l’air de partir sur la gauche en longeant la barrière. Au bout de dix minutes, il faut se rendre à l’évidence, nous sommes perdus ! Vraiment bizarre, nous sommes censé rejoindre la route que nous entendons pas très loin mais impossible de franchir les fils barbelés. Nous décidons donc de revenir sur nos pas en maudissant déjà les rangers qui pourraient signaler que cette ballade est fermée ! Jusqu’au moment ou on se rend compte qu’on avait raté un piquet indiquant une bifurcation. Allons bon, on peut donc continuer sans devoir faire complètement demi-tour.

Effectivement, nous arrivons sur la route principale que nous ne faisons que traverser. Le sentier que nous suivons redémarre juste de l’autre côté et nous permet de rejoindre un autre sentier de marche (ballade n°5). D’ici nous arrivons sur le secteur des castors. C’est aussi la marche la plus courte du secteur et forcément, elle est envahie par d’énormes groupes de touristes descendant de cars fort bruyant. Il est évident qu’avec un boucan pareil, nous ne verrons pas le moindre castor mais au moins peut-on voir leur barrage.

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Vu le monde, nous ne resterons que quelques minutes et nous partons rejoindre la voiture qui se trouve maintenant à un petit kilomètre de là. Avant d’aller manger au restaurant du parc (à deux jours du départ, nous ne voulions pas retourner faire des courses pour le pique-nique), nous décidons d’effectuer une dernière courte promenade (ballade n°2) jusqu’à la Laguna Negra.

Toujours très courte et encore plus simple que les précédentes, nous débouchons sur un lac à l’eau noire, entourée de tourbes multicolores et d’une petite montagne qui domine le tout. Des petits panneaux expliquent comment s’est formée cette tourbe mais ce qui compte, c’est la vue paisible du secteur.

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Nous nous rendons ensuite jusqu’au visitor center du parc, à moins de dix minutes de notre position. C’est aussi là que se trouve le « restaurant » du parc ou nous mangerons une assiette de pâtes chacun pour un prix assez élevé ! Bon, par contre, ce n’était pas mauvais !

Après s’être bien calé l’estomac, nous décidons de suivre les conseils donné par le propriétaire du B&B en allant réaliser une partie d’un trail un peu plus long (plan de droite, trail n°2).

Nous débouchons sur une plage ou nous nous garons. Le sentier que l’on veut faire se trouve là et longe la côte sur huit kilomètres. Nous ne voulons pas tout faire car ça impliquerait un retour long de la même chose et nous n’avons pas assez de temps.

Nous entamons donc le sentier qui passe dans un bois. Ça monte, ça descend mais sans jamais être très compliqué. Par contre, j’aime bien l’ambiance paisible qui règne ici !

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Nous finissons par rejoindre une petite plage ouvrant sur une baie et la Redonda Island. Le cadre est joli mais c’est ici que nous décidons de faire demi-tour: le repas de ce midi est un peu lourd à digérer et le beau-temps n’est clairement plus avec nous …

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De retour sur la plage, nous faisons attention à la petite case posée sur un ponton et que nous avions à peine regardé à notre arrivée. En fait, c’est la poste de la fin du monde, toute mignonne et bien insolite. Alors que je vois cela, un souvenir me revient en mémoire. Il était question d’un tampon dans le passeport et effectivement sur le côté de la cabane est noté en grand « passeport »!

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Nous décidons d’aller jeter un œil à l’intérieur et nous pénétrons dans un drôle de bureau de poste ou les murs sont recouverts de billets de banque étranger, de cartes postales à acheter évoquant les personnages célèbres du pays et un homme tout sourire derrière son comptoir. Un panneau indique que pour 20 pesos, on peut avoir son cachet. Ça ne sert à rien mais ça fait un souvenir sympa pour pas très cher. En plus, on ne peut pas dire que le cachet soit invisible !

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Et puis … nous décidons de repartir. Le temps vire au pas très beau du tout et il faut bien avouer une chose: le parc est joli mais n’offre pas un spectacle inoubliable comme on peut avoir à Iguazu ou aux Glaciers. Je peux comprendre la déception de certains même si pour ma part je ne la ressens pas.

Au soir, nous irons manger dans un superbe restaurant construit sur des pilotis au bord du canal de Beagle (le Kuar). La pièce de bœuf cuite dans une sauce sucrée à la bière noire est tout simplement à tomber. Mais en plus de leur cuisine, c’est la vue splendide que l’on a devant les yeux qui offrent deux très gros points positifs à ce chouette restaurant à l’accueil sympa !

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