Jour 80 à Jour 82: La tête dans les étoiles à Vicuña

Dans les environs de 9h, nos sacs sont bouclés et nous avons déjeuners. Nous nous mettons donc en route pour la Calle Brasil voisine d’ou partent les collectivos en direction de Vicuña, petite ville de moins de 15000 habitants et « capitale » de la Vallée de l’Elqui, connue pour avoir le ciel le plus pur du monde. C’est donc logiquement dans cette région qu’ont été installé toute une série d’observatoires astronomique pour les professionnels mais aussi pour les amateurs comme nous. C’est une occasion unique que nous avons de pouvoir observer notre ciel dans les meilleures conditions ! C’est donc tout naturellement que nous avons décidé de nous y rendre pour deux nuits que l’on espère inoubliable. C’est aussi dans cette vallée que nombre de bodegas (domaines) de pisco – l’alcool national chilien qui s’en dispute la paternité avec le Pérou voisin – se sont établies et proposent des dégustations de leurs productions. Double raison de nous y rendre donc !

A peine sommes-nous arrivés dans la rue qu’un homme nous interpelle en nous demandant si nous nous rendons au village de Pisco Elqui. Ce n’est pas notre objectif mais il me confirme que tous les bus s’y rendant passent de toute façon par Vicuña qui se trouve sur la route. Pour 2000$ par personne, nous voilà en route à bord d’un collectivo assez moderne pour une heure de trajet durant lequel je m’endors complètement. Décidément, il m’est difficile de garder les yeux ouverts dans ces transports communs et je dois certainement rater pas mal de beaux paysages mais c’est comme ça ! Il est donc 10h30 lorsque nous débarquons dans le petit terminal de Vicuña, village déjà écrasé par la chaleur alors qu’à La Serena d’ou nous sommes partis, le temps était au gris très foncé ! La vallée est connue pour son taux d’ensoleillement exceptionnel et d’après mon épouse, à peine avons-nous traversé un tunnel que le temps a changé du tout au tout.

Comme le centre du village est vraiment minuscule, il nous est aisé de rejoindre l’hostal ou j’ai réservé pour deux nuits et qui se trouve à deux blocs dans un sens et deux dans un autre. Nous sommes accueillis par le propriétaire, un chilien véritablement charmant parlant un très bon français teinté d’un fort accent … québequois ! Nous n’aurons l’explication que le lendemain lorsqu’il nous apprendra qu’en réalité il travaille au Québec six à huit mois par an car il y a une société de construction. En attendant, après nous avoir montré notre grande chambre, il entreprend de nous faire un petit topo sur la région. On y apprend donc que c’est ici que les gens vivent le plus vieux en Amérique du Sud à égalité avec la ville de Vilcabamba en Equateur, que la région est connue pour être le centre d’énergies très positives (probablement pour cela que les gens vivent vieux !) et qu’on peut régulièrement être en contact avec des phénomènes inexpliqués ! D’ailleurs, tous les habitants de la région ont déjà vu des OVNIS voire carrément des petits hommes verts ! Plus sérieusement, la région possède le record mondial de nuit claire (plus de 300 par an !) ce qui explique la présence des observatoires mais aussi que l’on peut y voir des évènements astronomiques plus ou moins étranges. Cela n’empêche qu’énormément de communautés « spirituelles » se sont installées dans les environs, peuplant la région de gens … originaux. Le propriétaire nous donne aussi des conseils sur les bodegas à visiter et nous met en garde sur le côté marketing du petit village de Pisco Elqui que nous avions prévu de visiter. Il nous propose une solution alternative que nous nous promettons d’essayer le lendemain et qui se trouve dans les environs. Il nous rassure aussi sur le choix de l’observatoire que j’ai fait (et déjà réservé): d’après lui, c’est le top du top et les autres sont bien pâles en comparaison. D’ailleurs, il est temps de prendre congé car nous devons être avant midi à leur bureau pour nous enregistrer (et donc valider notre présence) et payer ce que nous devons. Pratique, ce dernier est sur la place à deux cuadras de notre hostel !

Nous voilà donc parti jusqu’au bureau de l’observatoire del Pangue, le seul qui a été créé et géré par des astronomes et en l’occurrence par Eric, un professionnel français proposant des tours dans notre langue. C’était pour moi une condition sine qua non car je voulais être sur de bien comprendre toutes les explications que l’on me donnerait ! Pas de problème, notre réservation avait bien été prise en compte et nous réglons les 43000 pesos (pour nous deux) que nous devons. C’est presque trois fois plus cher que tous les autres mais la réputation de l’agence n’est plus à faire et propose « autre chose » que les autres. Nous ne rencontrerons pas Eric pour l’instant et l’employée présente ne nous demande que le nom de l’hostel ou nous logeons afin de pouvoir nous prévenir en cas de problème. Lorsque c’est fait, nous partons au supermarché (Unimarc, encore et toujours) voisin afin d’y faire des courses pour les jours qui arrivent.

Le reste de l’après-midi se fera calmement, la faute à une chaleur proprement infernal (du moins pour les autres car pour ma part, je suis comme un poisson dans l’eau) et vers 18h, je me mets en quête d’allumer un barbecue avec l’aide de l’employé de l’hostel qui tient à tout prix à me montrer la technique chilienne. En gros, il utilise une bouteille (de vin pour l’occasion) qu’il entoure de « boudins » de papier journal. Lorsque c’est fait, il répartit mon -mauvais d’après lui- charbon tout autour en remontant le long de la bouteille. Bouteille qu’on enlève par la suite ce qui forme au final comme un cratère de volcan. Il ne reste plus alors qu’à enflammer un dernier boudin de papier que l’on jette rapidement au centre du « volcan » afin d’embraser le tout. La première tentative n’est pas terrible (apparemment vraiment du à la qualité du charbon acheté au supermarché car le lendemain, on refera la même technique avec le charbon vendu ici – chose que je n’avais pas vu – et ça fonctionnera du premier coup et sans forcer !) et nous sommes obligés de recommencer. Succès accompli au bout de quelques minutes, c’est vraiment impressionnant et bon à retenir !

Mais alors que je cuis tranquillement la viande achetée chez le boucher voisin, un appel téléphonique retentit pour nous annoncer une mauvaise nouvelle: le ciel s’est complètement couvert pendant que nous étions occupé et l’observatoire est au regret d’annuler le tour de ce soir par faute de visibilité. Professionnel, ils nous préviennent donc directement à l’hostel et nous propose aussi de nous mettre sur le tour du lendemain ou de nous rembourser. J’avais prévu deux soirs, justement dans cette éventualité, donc nous nous faisons inscrire pour le lendemain en espérant ne pas avoir la même blague … Pas de bol pour d’autres clients de l’hostel qui n’avaient prévu qu’un soir ici et qui devront repartir sur la côte sans avoir eu l’occasion de contempler le ciel dégagé. A retenir si l’on revient dans la région: prévoir plusieurs soirs au cas ou ! Soirée tranquille au programme donc et nous profiterons du très agréable jardin pour prendre le frais et un petit verre (de pisco of course) sous la tonnelle qui trône au centre. Nous ferons aussi brièvement la connaissance d’Aurélien et de Céline, deux jeunes en tour d’Amérique du Sud eux aussi mais pour quinze mois et qui ont leur tente plantée dans le jardin ! Afin de diminuer le coût de leur voyage, ils fonctionnent énormément sur le travail contre logement et nourriture type helpx ou workaway. D’ailleurs, c’est aussi leur domaine de connaissance car ils sont tous deux ingénieurs dans ce secteur. Après cela, petite série sur l’ordinateur et dodo pour être en forme pour le lendemain !

Après un petit-déjeuner de céréales Chocapic et de lait (acheté la veille au supermarché !! Qu’est ce que ça faisait longtemps nom d’un chien !), nous décidons que nous allons aller visiter la bodega dont nous parlait le propriétaire. Il passe justement par là pour nous expliquer le chemin que nous pouvons prendre, certes plus long, mais nettement plus agréable car celui-ci passe par les montagnes plutôt que par « l’autoroute » (en réalité la route principale de la vallée, une bande dans chaque sens) comme il l’appelle. Ca n’a pas l’air bien compliqué, en gros dès qu’on a trouvé la piste, c’est toujours toujours tout droit jusqu’à arriver. Si jamais on a un doute, il nous suffira de demander aux gens que l’on croisera d’office. Nous ne partons pas tout de suite car il est encore fort tôt pour assister à une dégustation d’alcool et nous décidons de ne partir que vers 11h. D’après lui, nous mettrons trois-quarts d’heure maximum pour y arriver.

Comme nous l’avons décidé, nous nous mettons en route vers 11h en direction de « l’arrière » du village et la petite place située tout au bout de la Calle Carlos Condell. C’est de là que part une large piste en terre qui longe le village par le nord-est ou nous croiserons un homme à cheval (qui fait du transport de marchandises apparemment) et un autre à vélo. A part cela, quelques maisons et fermes, le tout dans un très beau décor de petites montagnes un peu pelée.

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Alors que nous nous retrouvons face à un choix de direction – la piste se séparant en deux, nous avons choisie celle qui ne redescend par vers le village – je demande confirmation de notre chemin à un homme travaillant devant sa maison. Il me confirme qu’on a fait le bon choix et que nous sommes bientôt arrivé à la distillerie ABA. Nous continuons donc notre chemin et arrivons à un nouveau croisement ou se trouve deux vieilles personnes. Je redemande à nouveau mon chemin et il m’oriente dans une autre direction, vers l’autoroute. Un peu dubitatif, nous suivons malgré tout leur conseil mais ça me paraît étrange. Une dame nous indique ensuite un autre chemin et je décide de dire stop et de retourner au croisement ou nous avons tourné. Le propriétaire nous avait certifié que c’était toujours tout droit et je décide de continuer mon chemin, quoi qu’on en dise ! Après quelques centaines de mètres par contre, nous arrivons à un T … A droite, nous retournerions sur l’autoroute, nous décidons donc de remonter vers la gauche et après plusieurs tentatives pour arrêter un des nombreux taxis qui passent ici, un homme nous annonce qu’il n’a jamais entendu le nom de cette bodega … Bon, faut croire qu’on est pas du tout au bon endroit, il est presque midi et il fait étouffant de chaleur ! Nous décidons donc de retourner à l’hostel pour y manger et de prendre un taxi cet après-midi pour nous y rendre ! Tant pis pour la promenade, y’en a marre de tourner en rond !

Alors que nous sommes attablés dans la cuisine commune, le propriétaire vient nous voir pour savoir ce que nous en avons pensé. Comme nous lui expliquons que nous ne l’avons jamais trouvée, il comprend ou se situe notre erreur: lorsque nous sommes arrivés au T, il y avait un pont en face de nous qui n’avait l’air de mener nul part … En fait, c’était par là que nous aurions du partir ! Pour « s’excuser », il nous propose de nous emmener dans cinq minutes avec sa voiture ! C’est super gentil à lui et en plus ça nous évitera de dépenser les 3000$ demandé par les taxis pour un trajet ! Nous finissons en vitesse de manger avant de le suivre dans son vieux pick-up.

Après un court trajet, nous arrivons en face de l’entrée de la bodega ABA. Avant d’y pénétrer, notre guide improvisé nous emmène un peu plus loin afin de nous faire sentir des petites baies roses que l’on a écrasé dans nos mains: sans hésiter une seconde, mon épouse -et ce, dès le premier coup d’œil – les a reconnues: c’est du poivre qui pousse ici à l’état sauvage. Les Chiliens (mais il en est de même pour tous les autres pays d’Amérique du Sud ou nous avons été) ne le consomment pas ou vraiment très peu, pas comme nous qui en mettons dans à peu près tout.

Ensuite, il est temps d’aller voir la propriété, en espérant qu’un tour va bientôt démarrer. Le propriétaire de notre hostel nous annonce qu’il va rester avec nous durant la visite au cas ou nous aurions un problème de compréhension. C’est extrêmement gentil à lui ! Après s’être renseigné sur le prochain tour auprès d’un employé qui passait par là, nous apprenons qu’un tour vient de démarrer mais que nous ne serons pas seul: il y a tout un groupe … scolaire ! En effet, ils sont juste devant nous à quelques dizaines de mètres et nous avons tôt fait de les rattraper. Ils ont au maximum seize ans et ils visitent dans le cadre d’une sortie scolaire, une fabrique d’alcool ! Ca n’a l’air de déranger personne à part nous donc nous ne disons rien et nous écoutons plutôt les explications – assez succinctes – de notre guide. En tout et pour tout, la visite durera un gros quart d’heure. Nous passerons d’abord par l’entrée de la propriété afin que l’on nous explique ce qu’est le Pisco (une eau-de-vie de raisin) puis par les distillateurs (afin de récupérer l’alcool éthylique) pour finir par les gros fûts ou l’alcool va s’évaporer doucement pour descendre de 70 à 40%.

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En réalité, un bon pisco se différencie déjà à sa proportion d’alcool: on en trouve à 35% mais là, on peut considérer qu’il est de qualité inférieure, à partir de 40% il est correct et le 45% est vraiment du très bon. Bref, on apprend pas énormément (le processus est finalement le même pour à peu près tous les alcools) mais suffisamment sur le sujet qui nous a fait venir ici. Et comme toute bonne visite de fabrique d’alcool, on termine par la dégustation. Tous les jeunes (qui jusqu’à présent n’en avait pas vraiment grand chose à faire de la visite) se ruent sur les micro-gobelets contenant du Pisco pré-mélangé avec des fruits tandis que nous sommes privilégiés (grâce à notre proprio-guide qui est intervenu) et que nous avons la possibilité de goûter les productions plus haut de gamme. Directement, on passe sur d’autres saveurs qui nous plaisent énormément et nous nous décidons pour l’achat de quelques bouteilles ! En bref, la visite n’est pas inoubliable mais la mini-dégustation vaut le déplacement !

Nous repartons ensuite, chargé de nos achats, jusqu’au pick-up. Alors que nous pensions rentrer tout de suite, notre proprio-guide fait un détour afin de nous faire découvrir l’univers d’un artiste assez âgé qui passe son temps à récupérer toutes sortes d’objets afin de leur redonner une seconde vie en tant qu’œuvre ! On peut donc y voir des tambours de machine à laver qui servent de tabourets, des grosses pierres qu’il a taillée afin d’y imprimer des visages (essentiellement d’aliens) impressionnant de réalisme ou bien des souches d’arbres supportant le plateau d’une table. Tout n’est pas exceptionnel mais les pierres sont vraiment très belles mais à ma question de savoir si il les vend, notre guide improvisé m’explique que ce n’est le cas pour rien de ce qui se trouve ici ! Dommage mais en fait le projet est plus vaste qu’on ne le pense. Cette visite n’est pas anodine pour notre propriétaire car il souhaite créer un système de « Free-Tour » comme il s’en fait de plus en plus souvent dans les villes. C’est un tour proposé aux touristes, entièrement gratuit, et qui permet de découvrir une ville et ses environs avec un natif des lieux. Il hésitait encore à inclure cette visite à son tour et attend notre avis pour prendre une décision. Comme c’est typiquement le genre d’endroit qu’on ne retrouvera jamais dans un guide de voyage, nous ne pouvons qu’applaudir l’initiative même si derrière, son but avoué est de proposer une soirée ici autour d’un feu afin de conter des légendes de la région, le tout bien évidemment payant. Nous lui donnons donc un avis positif et même si il aurait été impossible d’en ramener une, je regrette sincèrement de ne pouvoir acheter une de ces magnifiques pierres !

Après cela, il est temps de rentrer à l’hostel non sans un dernier détour par la bodega Capel – la plus grosse de la région – et son usine, ceci afin d’achever de nous convaincre que nous avons bien fait d’aller voir la bodega ABA: c’est grand, impersonnel et surtout … payant ! Aucun regret donc de ne pas nous y être rendu, d’autant que de l’avis général, c’est aussi le moins bon de la région !

La fin de l’après-midi sera plus tranquille et après un deuxième barbecue en autant de jour (et une discussion très agréable avec Aurélien et Céline, les deux français rencontrés la veille), nous nous mettons en route vers le bureau de l’observatoire, sur la place du village. Arrivé à destination, nous faisons enfin la connaissance d’Eric, l’astronome français responsable de l’observatoire. Il y a aussi un autre scientifique qui assurera la visite en anglais pour la petite dizaine de personnes présentes en même temps … si bien évidemment nous pouvons partir ! Car, alors que jusque là le ciel était resté bien dégagé, un voile blanc est en train d’apparaître progressivement au-dessus de nos têtes ! Eric est donc dubitatif sur la possibilité de le faire et nous demande de patienter. Nous partirons en retard si nous partons mais il est encore possible que cela change. Mon moral est en train de descendre en flèche car c’est clairement l’activité que j’attendais le plus de mon passage au Chili et tout notre programme a été créé afin de pouvoir venir ici (la pleine lune tombant pile au milieu de notre séjour et les tours n’ayant pas lieu à +/- cinq jours). Eric s’en va finalement et Cécile et Julien (que nous avions rencontré quelques jours auparavant à Caldera) arrivent. Nous leur annonçons la mauvaise nouvelle et comme nous n’avons que ça à faire, nous attendons une décision. Au bout d’une demi-heure, le deuxième guide reçoit un appel: c’est Eric qui annonce que nous pouvons partir, le ciel étant en train de se dégager. Les conditions ne seront pas optimales et ceux qui veulent peuvent prendre un tour un autre jour mais personne ne retiendra cette proposition très professionnelle.

Nous montons donc tous dans le minivan pour un trajet d’une grosse demi-heure sur une piste de plus en plus défoncée et qui monte à l’assaut des plus hautes montagnes des environs jusqu’à en franchir le sommet. Nous nous retrouvons donc dans un noir quasi absolu, seulement percé par la lumière de nos phares. Au-dessus de nous, les étoiles commencent à apparaître progressivement jusqu’à notre arrivée à l’observatoire. Eric vient alors pour accueillir tout le monde et après s’être rapidement présenté nous emmène à sa suite sur une petite plate-forme éclairée par des lumières rouges et ou se trouve LE téléscope !

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C’est donc ici que pendant plus de deux heures, nous allons vivre la tête dans les étoiles. Au dessus de nous, des milliers de corps célestes ont fait leurs apparitions et grâce à notre « cours privé » d’astronomie dispensé par Eric, nous allons apprendre des millions de choses sur les étoiles, les galaxies et les supernovas ! Nous allons, grâce au téléscope équipé d’une lentille de 40 centimètres de diamètre, pouvoir observer tout cela comme si nous y étions. En même temps, nous allons remonter le temps: tout d’abord en observant Vénus distante de seulement trois heures à la vitesse lumière (32.4 milliard de kilomètres tout de même) – en effet, la lumière que nous observons est en réalité partie de son point de départ il y a trois heures -, puis la galaxie de Magellan (700 années-lumières !) puis d’autres de plus en plus éloignées jusqu’à la dernière galaxie située elle à 100 millions d’années lumières (94608*10 exposant 15 kilomètres de distance !!!) et dont la lumière est partie alors que les dinosaures allaient encore régner sur terre pour 35 millions d’années ! Tous ces chiffres nous donnent à tous le tournis et il est réellement impossible de les appréhender ! Comment peut-on même imaginer ce que peut bien représenter ne fut-ce que déjà 700 ans alors 100 millions ? Bref, l’expérience est tout simplement unique et en plus de ça, elle est agrémentée de dizaines d’étoiles filantes, certaines explosant même deux fois durant leur vol ! A la fin, on en rigole tant il est facile d’en voir et nous jouons au blasé de l’étoile filante ! Je passe mon temps à tenter de photographier le ciel avec mon reflex et grâce à la présence d’un trépied sur place (et de multiples tentaives), j’arrive à un petit résultat. Et alors que nous avons l’impression d’être là depuis seulement dix minutes, il est déjà temps de remonter dans le van … Bref, je serais encore resté des heures à écouter Eric parler de tout ce qui se trouve dans notre ciel ! Si je n’ai qu’un conseil, prévoyez assez de temps si vous venez jusqu’ici car il serait plus que dommage de passer à côté ! Certaines personnes rencontrées ici n’avait que la veille pour le faire et sont reparties sans pouvoir le faire ! Il est presqu’une heure du matin quand nous sommes de retour à notre hostel pour une bonne nuit de repos !

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Le lendemain, vers 11h, nous nous mettons en route vers le terminal afin de rentrer à La Serena. A peine arrivé que nous prenons le bus de la compagnie « Via Elqui » qui pour 2000$ par personne nous ramène en ville et même devant notre hostel. Le reste de la journée sera plus tranquille et nous ne sortirons que pour aller faire quelques petits achats pour nos proches et quelques courses pour nous manger.

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