Jour 68 à Jour 71: San Pedro de Atacama

Lorsque le réveil sonne à 3h du matin, c’est à un mélange de fatigue et d’excitation auquel nous devons faire face. Fatigue vu l’heure matinale et excitation de découvrir un dernier pays dans ce mini tour d’Amérique du Sud: le Chili ! Pour arriver au petit village de San Pedro de Atacama, nous allons devoir prendre un bus pendant une douzaine d’heure et passer un poste-frontière réputé pour être tatillon sur les recherches.

Rien de spécial à raconter sur cette première partie de trajet qui emprunte de nouvelles portions de pistes superbes à travers cette région du Sud-Lipez. Seule anecdote notable: la présence d’une femme qui fera une partie du trajet debout à côté de mon épouse et qui sent … extrêmement mauvais !!! C’est franchement à vomir mais heureusement, elle ne restera dans le bus que pendant une heure ou deux !

Finalement, vers 9h du matin, l’assistant du chauffeur distribue une quantité de documents à tous les passagers: ce sont là tout ce qu’il faut compléter pour satisfaire les administrations boliviennes et chiliennes ! Lorsque tout le monde est prêt, on nous demande tout d’abord de nous présenter au bureau bolivien. L’employé récupère alors le papier qui nous avait été remis à notre entrée sur le territoire (à conserver précieusement !), prend le nouveau papier que l’on a rempli qui le concerne et nous fait payer 17 bolivianos par personne de taxe de sortie … Etonnant mais c’est le même tarif pour tout le monde (du moins pour les touristes, je n’ai pas vu ce qu’il en était pour les résidents). Lorsque cela est fait, il y a déjà quarante-cinq minutes de passée (un autre bus était arrivé quelques minutes avant nous) et nous pouvons enfin réembarquer dans notre bus pour un court trajet, jusqu’au poste frontière chilien. Changement radical visible au premier coup d’œil: les douaniers présents ici ont un physique beaucoup moins typé voire européen pour certains et leurs vêtements sont beaucoup plus modernes. Même les bâtiments font office de palace en comparaison des vieilleries en bois de la frontière bolivienne ! Après un passage devant les douaniers afin de faire tamponner nos passeports (et qu’ils récupèrent le deuxième papier que nous avons rempli), nous rejoignons le bus stationné un peu plus loin afin de récupérer nos sacs à dos stocké en soute. En effet, le troisième papier que nous devions complété concerne l’entrée sur le territoire de produits interdits ou du moins à déclarer: en gros, à peu près tout ce qui est végétal vivant ou mort. Et il vaut mieux être honnête car une dame a tenter de frauder et s’est retrouvée avec une jolie amende à payer tout de suite ! Juste avant que nous passions tous à la fouille, un douanier monte à bord du bus avec son chien à la recherche de drogue éventuelle et lorsqu’il a terminé, il nous invite à nous présenter devant ses collègues avec nos affaires personnelles. Heureusement qu’il est là pour détendre l’atmosphère (il adore le prénom de mon épouse qu’il passe son temps à chantonner et s’amuse même à emprunter le drôle de petit chapeau haut-de-forme typique des femmes boliviennes en échange de sa casquette des douanes) car on a vraiment l’impression d’être suspect. Aucun problème pour moi, je dois avoir – pour une fois – une bonne tête car je n’ai même pas à ouvrir mon sac contrairement à mon épouse qui est bonne pour un déballage rapide de ses affaires. Heureusement qu’elle avait déclaré les paquets de cacahuètes qu’elle avait achetée en Bolivie car la douanière ne serait pas passée à côté ! Quand tout le monde a été contrôlé et que le bus est rechargé, nous pouvons nous remettre en route. Pas trop tôt, l’ensemble de ces contrôles ayant pris presque deux heures !

Le reste du trajet n’aura rien de particulier si ce n’est qu’on a quitté les pistes poussiéreuses pour rouler maintenant sur une vraie route. Ce n’est qu’un petit peu avant Calama – notre première et unique escale, du moins en théorie – que je me décide à regarder le voucher qu’on nous a remis la veille en Bolivie. Ce n’est donc que maintenant que je constate que sur celui-ci il est écrit comme destination Calama et non San Pedro de Atacama et qu’en plus, il n’y a aucun prix d’affiché ! Il ne me faut pas deux secondes pour comprendre qu’on a été victime d’une belle arnaque et contrairement à l’optimisme de mon épouse et de Claire, je sais déjà qu’on est bon pour payer un nouveau ticket si nous voulons arriver à destination. Arrivé dans le minuscule terminal réservé à notre compagnie (pour info, Frontera del Norte), nous expliquons notre situation aux employés présents sur place qui nous disent que: « c’est bien triste tout cela, qu’ils vont essayer d’appeler en Bolivie mais c’est dommage personne ne répond et que donc on doit racheter un ticket pour aller à San Pedro ». Bus qui en plus devait démarrer à 17h et qui avec cette compagnie ne démarrera qu’à 19h45 ! Ca va nous faire arriver à 21h30 leur affaire ! Il est de toute façon hors de question que je redonne quoique ce soit comme argent à ces voleurs ! Je sors donc de là accompagné de mon épouse et de Claire à la recherche d’un taxi afin de partir au terminal de la compagnie Turbus, réputée pour être la plus sûre et la plus confortable du pays. Un jeune chilien nous suit et nous demande si on peut partager avec lui la course car il va au même endroit que nous, ce qui n’est pas un souci. Quelques minutes après, nous voilà tous les quatre entassés dans une petite voiture avec nos gros sacs en route pour le terminal dédié à la compagnie.

Arrivé sur place, nous allons prendre nos renseignements au guichet: pour 3000$ (4 euros, le $ chilien valant plus ou moins 750$ pour un euro), nous avons un bus qui part à 17h30 et arrivée une heure trente plus tard. Le ticket s’achète par contre dans le bus, il ne faut donc pas arriver trop tard pour être sur d’avoir une place ! Nous avons presque deux heures à tuer avant l’arrivée du bus que nous passerons majoritairement à la petite cafétéria en mangeant un gros hot-dog (nous n’avons encore rien avalé à cette heure-ci !) et en regardant une telenovela (série encore pire que Les Feux de l’Amour, si si c’est possible !) absolument épouvantable avec le volume à fond ! Une petite demi-heure avant l’heure théorique, nous décidons d’aller nous installer dehors, à côté du jeune chilien qui avait disparu tout un moment (nous pensions qu’il avait trouvé une autre solution). A l’heure pile, nous embarquons tous les quatre en première classe (même prix pour ce trajet, la classe ces immenses fauteuils !) et nous faisons connaissance mon épouse et moi avec Enrique, ce jeune chilien qui nous suit maintenant depuis quelques heures. Originaire de La Serena, ville à quelques heures au nord de Santiago ou nous nous rendrons plus tard, il parle un anglais parfait qui facilite les échanges à trois. Il nous donne toute une série de noms de restaurants, de bières et de pisco (l’alcool national chilien et/ou péruvien, les deux pays s’en disputant la paternité …) qu’il apprécie tout particulièrement et que nous notons précieusement pour plus tard. Le trajet passera ainsi très vite jusqu’à notre arrivée au petit terminal de San Pedro de Atacama.

Légèrement excentré, Enrique propose de nous accompagner jusqu’au centre du village ou il a de toute façon rendez-vous avec ses amis (il est ici pour deux semaines afin de faire la fête avec ses copains, ce n’est pas sa première visite dans ces lieux). On embarque à notre suite un autre touriste un peu perdu et nous voilà parti à cinq pour une petite dizaine de minutes de trajet jusqu’au « centre » du village. En réalité, le centre de San Pedro de Atacama est vraiment minuscule, à peine fait-il trois cuadras dans un sens et trois dans l’autre ! Tous les bâtiments ne font qu’un seul étage et le sol est en terre battue. Les différentes façades proposent en alternance restaurants, agences de voyage et hostels avec de temps en temps, une petite épicerie, une banque ou une pharmacie. On dirait que personne ne vit ici et pourtant c’est rempli de monde ! Enrique a l’air d’effectivement connaitre pas mal de gens et lorsque nous arrivons dans la rue de l’hostel que j’avais repéré, il nous souhaite bonne continuation et part de son côté.

Alors que nous arrivons face à l’adresse, je suis un peu septique … Il n’y a pas d’enseigne d’hostel et après une tentative pour sonner, je me renseigne dans l’agence voisine. Effectivement, l’hostel est fermé depuis quelques temps et il va falloir trouver autre chose. Ma deuxième solution se trouve juste à côté mais il ne leur reste qu’un lit en dortoir que Claire s’empresse de prendre. Nous lui disons au revoir et partons à notre tour en quête d’un logement. Malheureusement, toutes nos tentatives se soldent par un échec car nous sommes vendredi soir et que tout a été réservé ! Nous tomberons bien (à des moments différents) sur deux hommes très sympathique qui nous propose une solution mais l’hostel conseillé par le premier a franchement mauvaise réputation et le deuxième n’était pas trop cher mais sans internet et au confort modeste … Nous finissons cependant par trouver une chambre double (même les lits en dortoir étaient full !) non loin de notre point de départ au bout d’une heure de recherche à un prix … prohibitif ! Mais si nous ne voulons pas passer la nuit dehors, il faudra se contenter de cela et nous ne ressortirons que rapidement pour aller manger un morceau. A première vue, les chiliens ont l’air très agréable et le pays nettement plus confortable mais déjà les prix pratiqués nous font peur ! On verra demain !

Nous n’avons pas grand chose à faire aujourd’hui si ce n’est trouver les excursions que nous souhaitons faire ces premiers jours et les réserver. Pour cela, nous avons l’embarras du choix et au début d’après-midi, nous nous mettons en route. Notre premier arrêt est pour l’agence North Travel dont les bureaux sont situés à une vingtaine de mètres de notre logement. Accueil pro et souriant et explications claires qui vont déjà nous permettre de faire un tri. Comme toutes les autres, elles proposent grosso modo une dizaine d’excursions avec un prix affiché et un prix réel auquel il faut rajouter l’entrée au parc. Au vu des tarifs pratiqués, notre choix est vite fait: on se contentera de deux excursions réparties sur les deux prochains jours. Au menu, les geysers du Tatio et trois lagunes (Cejar, Piedras et Tebenquiche)dans le salar d’Atacama dont une ou l’on pourra flotter comme dans la Mer Morte. L’agent nous propose par personne les tarifs suivants: 14000 pour les geysers et 13000 pour les lagunes. Prix auquel il faut rajouter 5000 d’entrée aux geysers et … 17000 pour les lagunes ! Soit un total de 49000$ ! C’est un peu moins cher que ce que j’avais prévu mais ça reste néanmoins conséquent … Avant de réserver avec eux, nous décidons par principe de nous rendre dans deux autres agences: la première est située non loin et propose la même chose au même tarif mais l’accueil était nettement moins agréable. La dernière ou nous irons est celle de l’homme nous ayant proposé son aide la veille lors de notre recherche d’établissement. Il propose lui aussi la même chose que les deux autres mais pour 2000$ de moins. Néanmoins, mon épouse et Claire accrochent moins avec sa personnalité débordante et souhaite plutôt réserver avec North Travel, je n’ai donc plus qu’à m’incliner. Nous ne payons aujourd’hui que le prix des excursions, les entrées étant payées le jour même et lorsque cela est fait, nous nous séparons à nouveau afin de vaquer à nos occupations respectives jusqu’au lendemain.

Le lendemain, rendez-vous est fixé avec l’agence devant notre hostel à 5h 5h30. Cette dernière nous avait prévenue que nous serions les derniers à monter dans le minibus qui doit nous emmener jusqu’aux Geysers du Tatio et nous tablons donc plutôt sur la fin de la fourchette de temps qu’on nous a donné. Néanmoins, quelques minutes avant cinq heures, nous sommes tous les trois prêts à affronter le froid qu’on nous a promis, malgré la grosse crève attrapée dans le bus qui nous a amené jusqu’ici ! A 5h35, un minibus s’arrête devant nous et un homme nous appelle. C’est bien avec lui que nous partons mais le minibus est à peu près vide, seul un couple de chilien s’y trouve déjà ! Nous allons donc commencer à cette heure-ci à faire le tour du village afin de le remplir des différents participants et il est passé 6h quand nous nous mettons enfin en route ! Sachant qu’il y a une grosse centaine de kilomètres jusqu’aux geysers, nous pouvons d’ors et déjà nous encadrés la promesse de lever de soleil que l’agence nous avait faite ! C’est d’autant plus râlant qu’alors que nous attendions patiemment notre véhicule, celui d’une autre agence était passée prendre ses derniers passagers à notre hostel une demi-heure avant le nôtre ! Nous aurons confirmation plus tard qu’effectivement, ils étaient là-haut largement dans les temps pour voir ce magnifique spectacle … Soit, de toute façon, nous n’avons plus le choix, nous voilà embarqués pour une grosse heure de piste durant laquelle tout le monde ou presque continuera sa nuit (à l’exception du chauffeur, du moins l’espérons-nous secrètement !).

Une quinzaine de minutes avant notre arrivée, nous émergeons tous pouvoir constater que le soleil est bien levé. Lorsque nous arrivons au poste de contrôle ou nous devons payer l’accès aux geysers, une foule de véhicules en tout genre est déjà présent, ce qui nous promet beaucoup de monde sur le site. Nous nous en doutions mais c’est très impressionnant de voir autant de monde ! Notre guide nous demande alors de bien vouloir lui donné l’argent afin qu’il aille payer. Quelques minutes après (et un rapide passage aux seules toilettes du site pour certains), il est de retour et nous pouvons avancer.

Au loin, on peut observer des colonnes de fumées s’élevant du sol dans le ciel magnifiquement limpide qui nous surplombe. Il fait très froid et pour certains, l’altitude des lieux (presque 4300 mètres tout de même) est un véritable problème mais on ne peut pas nier que les sites de geysers provoquent toujours cette même fascination. Que ce soit à Yellowstone, en Islande ou ici c’est le même sentiment de colère sourde de la Terre qui me reste en tête, comme si à tout moment ça pouvait exploser.

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Une centaine de mètres avant le parking principal, notre guide coupe le moteur et se met sur le côté de la piste. Il nous propose alors de le suivre directement près d’un des geysers qui crachent son eau bouillante à quelques deux mètres du sol. Soyons honnête – et même si j’aime toujours autant cela -, il est difficile d’être émerveillé ici après avoir vu le spectacle incroyable de Yellowstone avec des geysers propulsant son eau à presque 50 mètres du sol ! Evidemment, pour tous les « novices », le spectacle attire et enchante !

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Pendant que je photographie ce spectacle naturel, notre guide donne de nombreuses explications en espagnol que je ne prends pas la peine d’écouter. En effet, le tour est aussi en anglais et j’écouterai au moment ou il basculera dans cette langue afin de profiter pleinement des dernières minutes quotidiennes des geysers car ces derniers ne fonctionnent entre autres que grâce à l’amplitude thermique qui existe entre « l’intérieur » et l’extérieur. Plus le soleil réchauffe les lieux et moins les geysers cracheront haut jusqu’à s’arrêter complètement dans moins d’une demi-heure et ce jusqu’au soir.

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C’est pour cela que leur hauteur est plus impressionnante en hiver que maintenant, à l’approche de l’été austral. Notre guide nous emmènera comme cela en voir deux ou trois avant de nous abandonner temporairement afin d’aller s’occuper de préparer le petit-déjeuner inclus dans le prix.

Pendant la vingtaine de minutes suivantes, nous aurons donc « quartier libre » afin d’aller voir de plus près les différents geysers et solfatares présents sur le site, finalement assez petit malgré la grandeur de la plaine ou nous nous trouvons. A quelques endroits, nous pouvons observer ces typiques trainées de couleurs dues à la dégradation par la chaleur des minéraux et toujours du plus bel effet.

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Mais il est déjà temps de rejoindre notre véhicule devant lequel notre guide a installé une petite table recouverte de nourriture: pain, jambon, fromage, guacamol, boissons chaudes (même du lait qu’il a fait chauffer dans un geyser), petits gateaux, … Bref, un petit-déjeuner conséquent et ma foi d’assez bonne qualité ! Il faut par contre « se battre » avec les chiliens de notre groupe qui se ruent comme des morts de faim sur tout ce qu’ils trouvent ! A noter qu’ils ont en moyenne une bonne cinquantaine d’années, comme quoi il n’y a pas que la jeunesse qui est mal éduquée …

Quand tout le monde a fini, on range rapidement les affaires avant de tous remonter dans notre véhicule. Pas de regret à avoir de quitter le site, les geysers sont entrés dans leur sieste de la journée, il ne se passe donc plus rien pour le moment. Nous ne roulons que quelques minutes pour arriver à un bassin naturel d’eau chaude ou l’on nous propose de nous baigner. Il y a évidemment pas mal de monde présent mais finalement assez peu de courageux. Dans notre groupe, seuls mon épouse et un couple de chilien se mettront à l’eau (à mon grand regret, ma crève ne s’améliore pas, au contraire !) et ils reviendront tous les trois en avouant que l’eau n’était pas si chaude que cela finalement. Après que mon épouse ai fini de se changer dans une des petites cabines prévues à cet effet, nous pouvons partir voir ce qui se trouve dans les environs immédiats: encore deux ou trois endroits ou des mini-geysers continuent de cracher à quelques dizaines de centimètres du sol. Mais il est déjà temps de revenir au 4×4 pour un rapide passage aux toilettes avant de reprendre la route.

Notre – déjà – dernière étape de l’excursion se fera au petit village de Machuca, sur la route de San Pedro. Avant d’y arriver, nous longeons une petite lagune ou nous recevons de très longues explications sur les deux types de canards présent dans les environs. Rien de très folichon pour nous mais les chiliens ont l’air passionnés ! Ils sont encore plus excités lorsqu’ils voient – on dirait que c’est la première fois – un lama errant dans l’altiplano. Nous devons vraiment passé pour des frustrés mais après le Sud-Lipez et les milliers de ces congénères, il nous est un peu difficile de nous extasier devant un animal solitaire et en plus assez éloigné !

Finalement, nous arrivons à Machuca, village connu et reconnu pour son excellente viande de lama. Ici ne vivent plus qu’une grosse dizaine de personnes, toutes âgées et les deux seuls véritables intérêts des lieux sont la petite église (perchée au sommet d’une petite colline et construite au 18ème siècle) et surtout les excellentes brochettes de viande de lama cuite au barbecue. L’église est mignonne et incroyablement bien conservée, probablement car il n’est pas autorisé aux touristes de franchir l’enceinte des lieux.

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Par contre, la viande est véritablement délicieuse ! Un peu comme du bœuf mais avec un goût légèrement plus prononcé ! Un vrai régal ! Il y a aussi de très bons empenadas (ces chaussons fourrés cuit dans l’huile et très fortement consommé en Amérique du Sud) au fromage de chèvre que Claire nous fera gouter (cette dernière étant végétarienne, c’est le seul aliment qu’elle peut consommer ici). Mais au bout d’une grosse vingtaine de minutes, nous devons déjà remonter en voiture pour rentrer à San Pedro. En chemin, nous pourrons voir pour la première fois un des effets les plus violents du mal de l’altitude quand un chilien se mettra à vomir sans prévenir dans le véhicule, l’obligeant à s’arrêter d’urgence. Dire que notre plus gros problème aura été un peu d’essoufflement les premiers jours, on peut dire qu’on a été verni !

Il est 12h30 quand notre minibus nous dépose devant notre hostel. Je dois avouer être un peu … déçu de l’expédition. Certes les geysers sont toujours aussi intéressants mais je trouve le prix assez cher ! Peut-être est-ce du au fait que je sois de plus en plus malade mais franchement, je n’ai pas été plus emballé que cela … Le reste de l’après-midi sera consacré à la détente et au repos (je n’ai plus l’habitude de me lever à cette heure-ci, ça fait quelques mois maintenant que je n’ai plus eu à le faire pour le travail !) mais avant cela, je passe en vitesse au bureau de Turbus situé juste derrière mon hostel afin d’y prendre nos tickets pour Iquique, notre prochaine étape.

Pour notre dernier jour dans cette région, nous devions partir en excursion sur le coup de 16h. Malheureusement, je dis « devions » car je dois déclarer forfait ! Je suis encore plus pris que la veille par ma crève et je suis obligé de laisser partir mon épouse et Claire à deux pour me reposer. Je suis d’autant plus déçu que je voulais vraiment expérimenter la « flottaison sur eau salée » mais c’est comme cela. Je ne peux donc parler que du retour de mon épouse qui me confirme que c’est effectivement très amusant de flotter comme cela mais que ça ne dure pas plus de quinze à vingt minutes. C’est en effet assez mauvais pour la peau d’être en contact avec une telle concentration de sel et paraît-il qu’on le sent passé si on a des petites blessures ! Les lagunes sont quand à elles assez jolies mais de l’avis général, nettement moins impressionnantes que dans le Sud-Lipez.

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Par contre, elles seront servies en Pisco Sour (le cocktail national) pour admirer le coucher de soleil sur une de ces lagunes et cela restera apparemment comme un très bon souvenir.

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Néanmoins, le sentiment général reste relativement « moyen » sur les deux activités que nous avons faite … Il est donc temps que nous quittions cette région qui finalement nous aura plus ou moins déçue par ses prix prohibitifs et les beautés qu’on nous avait promises (elles sont là mais il aurait été plus judicieux de commencer par celles-ci avant d’attaquer le Sud-Lipez, semblable mais nettement plus beau !).

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