Jour 52 à Jour 55: Le parc national de Toro Toro

Il est 6h30 quand nous sommes dans le hall de notre hostel et que le taxi commandé la veille arrive. Nous chargeons nos bagages et comme convenu, nous faisons un stop éclair le temps d’embarquer Claire avec nous avant de nous rendre tous ensemble au terminal de bus de La Paz. Sur le trajet, j’avais redemandé au chauffeur le prix de la course et il essaye de demander plus que ce qui était convenu avec le réceptionniste qui l’a appelé. Arrivé sur place, je ne lui laisse pas le choix et lui donne les 15 bob prévu ce qui provoque inévitablement un tirage de gueule de sa part mais il n’insiste pas et repart sans dire au revoir. Soit, ce n’est vraiment pas très grave à mes yeux, le principal étant d’être là à l’heure.

Ce terminal n’est pas le plus grand ni le plus moderne que nous ayons vu mais il a le mérite d’être clair (tous les guichets sont bien alignés les uns à côté des autres) et surtout pas trop rempli à cette heure matinale. Nous trouvons donc facilement les guichets de la compagnie Cosmos et pendant le temps que les employés présents tentent de comprendre le voucher qu’on leur a remis, je m’écarte un peu pour demander le prix à un rabatteur: 20 bolivianos ! Sur le moment même, je ne suis pas trop énervé par la différence de prix car dans ma tête, nous en avions payé dix de plus. Ce n’est qu’après que les filles me rappellent qu’en réalité, nous avons payé 60 bob !!! Quarante bob de commission par billet ? Elle est sérieuse la bonne femme de l’agence de voyage ? Tu m’étonnes qu’elle nous ai dit qu’on devait prendre nos billets tout de suite hier soir ! Je ne passe jamais par eux si je peux l’éviter, j’en ai encore eu la preuve cette fois !

Bon, quoi qu’il en soit, nous pouvons finalement enregistrer nos gros sacs à dos et une fois plus léger, nous ressortons du terminal afin de trouver quelque chose à manger. Chose pas très difficile car plusieurs petites cuisines de rues sont là et nous pouvons manger un délicieux sandwich à l’œuf tout chaud pour quelques bobs. Nous retournons ensuite attendre l’heure de départ assis sur un banc dans le terminal. Une dizaine de minutes avant le départ, nous présentons le ticket d’accès aux quais au vigile et nous avançons vers notre bus. Mauvaise surprise, il n’y a pas grand monde et aucun bagage n’est encore chargé ce qui signifie qu’on risque de nous faire attendre en espérant que d’autres clients arrivent. Et effectivement, nous ne démarrerons que vers 8h soit avec trente minutes de retard en direction de Cochabamba pour un trajet estimé de 8h. Ce n’est peut-être pas la compagnie la plus chic mais elle a au moins le mérite d’offrir des sièges avec beaucoup d’espace au niveau des genoux et se révèlent donc assez confortable !

Rien de spécial à raconter si ce n’est qu’encore une fois nous pouvons assister aux lancers de crasses par la fenêtre ! Seul signe positif, nous avons pu voir pour la première fois un vendeur ambulant (de ceux qui montent dans le bus pour vendre et qui se font déposer plus loin) de glace repasser avec un sac plastique pour collecter les déchets des gens. Dommage que le temps qu’il fasse l’intégralité du bus, les premiers n’aient pas pu attendre pour s’adonner à cette pratique que je trouve toujours aussi triste et déplorable. Il est finalement juste après 15h quand nous arrivons  dans l’énorme terminal de Cochabamba, troisième ville du pays !

Nous ne nous attardons pas et nous décidons de nous rendre directement au bureau d’information afin de nous faire confirmer l’endroit depuis lequel on peut prendre un bus en direction du parc Toro Toro. C’est bien comme je l’avais lu, le départ ne se fait pas ici mais au croisement de l’avenida Republica et l’avenida 6 de Agostino. Nous n’avons pas le choix, il nous faut donc prendre un taxi. Une grosse dizaine de minutes plus tard, nous voilà arrivé devant une porte de garage devant laquelle attend un collectivo. Une dame se trouve derrière une petite table et nous pouvons acheter les trois dernières places (35 bob), tout au fond du mini van. Moins d’une dizaine de minutes plus tard, nos sacs sont chargés sur le toit et nous voilà parti pour un trajet annoncé en quatre heures. Il existe une autre alternative mais qui est plus lente: attendre le départ du bus à 18h (un autre à 6h du matin) mais le trajet prend alors entre cinq et six heures !

Quoiqu’il en soit, après être sorti de la ville, nous prenons un chemin pavé qui nous fait d’abord traverser des tout petits villages dont les habitants sont occupés à faire la fête puis ce sont des magnifiques paysages de collines brulées par le soleil qui s’offrent à nous. Après le frais et la pollution de La Paz, ça fait un bien fou de rouler avec les fenêtres ouvertes pour évacuer la chaleur ambiante. Au bout d’une heure trente, le collectivo s’arrête quelques minutes dans un village afin de nous permettre de nous rendre aux toilettes et d’acheter un petit quelque chose à manger: pour nous, ça sera de fines tranches de pommes de terre cuite au barbecue avec une sorte de chorizo cuit lui aussi, le tout arrosé d’une sauce piquante et servi dans un sac en plastique dans lequel nous piochons directement avec nos doigts. Un régal ! Ensuite nous revoilà parti, cette fois sur l’un des côtés d’un canyon que nous longeons, passant d’une rive à l’autre. Le chemin s’est depuis longtemps transformé en piste de qualité variable et notre chauffeur rivalise d’adresse afin d’éviter un maximum les trous et pour traverser les quelques petits gués encombrés de pierres. Un bruit bizarre l’oblige à s’arrêter mais après inspection, il décide de repartir malgré tout et il est bien décidé à rattraper le temps perdu en accélérant encore un petit peu. Je pense surtout qu’il veut couvrir un maximum de chemin avant que la nuit ne tombe, ce qui arrive progressivement à partir de 18h30. A 19h, il fait nuit noire et il nous faudra encore une bonne heure de trajet avant d’enfin arriver au village de Toro Toro (du même nom que le parc ou il se situe) ou le chauffeur nous dépose dans une rue à quelques mètres de la place principale.

Notre guide du routard recommandant un hostel sur cette même place, nous nous y rendons sans hésiter. Il commence à se faire tard (pour les gens d’ici tout du moins) et nous ne voulons pas chercher des heures. Pour info, nous nous rendons à l’hostel Tata Santiaguito et je le déconseille à tout le monde ! C’est probablement l’endroit le plus minable ou j’ai dormi ! Un accueil par terrible, des chambres ne contenant que deux lits simples grinçant et occupé par des cadavres d’insectes morts, pas de prises électriques et deux douches communes pour 25 chambres dans un état assez peu hygiénique. De plus, il faut savoir qu’ici l’eau est chauffée par un petit chauffe-eau intégré dans le pommeau de douche. Nous rencontrerons un peu plus tard dans la soirée un couple de français qui ont voulu prendre une douche et qui ont filmé ce qu’il s’est passé lorsqu’ils ont fait couler l’eau: le chauffe-eau passe du blanc à l’orange puis au rouge avant d’exploser littéralement ! Heureusement qu’ils n’étaient plus en dessous à ce moment-là, ça aurait pu être vraiment grave !

Quoiqu’il en soit, nous ressortons peu de temps après notre installation sommaire afin d’essayer de trouver quelque chose à manger. Un petit restaurant a l’air ouvert quelques mètres plus loin mais lorsque nous nous présentons, nous sommes accueillis par un très jeune garçon qui fonce en cuisine voir si ses parents peuvent nous faire à manger. Réponse négative ! Pourtant, on ne peut pas dire qu’ils croulent sous la clientèle (les deux seuls clients sont le couple que nous rencontrerons plus tard avec l’histoire de la douche) … Nous trouvons un petit commerce encore ouvert à cette heure-ci et je rentre afin de demander si elle connait un endroit ou nous pourrions nous restaurer. Elle n’est pas sure mais nous envoie dans une petite rue qui sort du village. Tout au bout se trouve une discothèque (!!!) mais l’endroit est complètement désert. Pourtant nous entendons du bruit et après quelques recherches, ça vient d’un bâtiment voisin qui se révèle être un minuscule restaurant. Nous frappons assez fort pour nous faire entendre et un homme nous ouvre. Il peut nous faire à manger mais seulement des pâtes … Bon, on ne va pas faire les difficiles, on a déjà trouver à manger ! Le tout pour un prix assez élevé et pour un goût franchement pas terrible mais c’est comme cela. Alors que nous étions prêt à aller nous coucher, le garçon du couple m’interpelle à ce moment-là et c’est parti pour deux bonnes heures de discussion tous les cinq sur nos voyages respectifs. Il est finalement presque minuit quand nous nous séparons et que nous entrons dans nos sacs à viande (comme un sac de couchage mais en drap) afin de nous protéger de l’hygiène douteuse des lieux.

Après une nuit somme toute pas trop mauvaise (on s’habitue vraiment à tout en voyage !), nous descendons au bureau de l’office du tourisme situé dans le même bâtiment que notre « hostel » et qui vient d’ouvrir (à partir de 7h30). L’objectif est de remplir la première étape nous permettant d’accéder au parc à proprement parler: nous inscrire dans leur registre et payer les trente bolivianos d’accès. Le ticket qu’on nous remet est valable quatre jours et nous n’avons plus qu’à nous rendre maintenant au bureau des guides, situé juste à côté. En effet, aucune excursion dans le parc n’est autorisé sans être accompagné d’un guide ! Dans le bureau, nous nous décidons pour une double excursion sur la journée: la Ciudad de Itas que nous devons rejoindre en voiture et la rando de Las Siete Vueltas lorsque nous serons revenus au village. On nous demande 495 bolivianos pour nous trois décomposé comme suit: 295 pour le 4×4 et 100 par excursion pour les services du guide. Nous aurions pu essayer de nous grouper avec l’un des quelques petits groupes présents dans le village mais ils vont tous visiter la grotte de Umjalanta avant la Ciudad. Impossible pour nous étant donné que mon épouse et Claire sont toutes deux sujettes à la claustrophobie et qu’il y a notamment une chatière de huit mètres et en forme de S à passer (passage au niveau du sol à franchir en ramping). La dernière et ultime étape, c’est d’attendre maintenant qu’un guide soit disponible. Pour ne pas rester devant le bureau sans rien faire, nous décidons de nous rendre au marché tout proche afin d’y trouver de quoi manger avant de revenir au bureau. Bonne nouvelle, dix minutes après notre retour, un guide arrive !

Il s’appelle Emilio et n’est pas bien grand mais déjà il a un large sourire sur le visage. Il passe un coup de fil et quelques minutes plus tard arrive un jeune dans un gros 4×4 assez récent. Nous embarquons et nous quittons tout de suite le village en direction des hauteurs et de la Ciudad de Itas. En effet, nous allons prendre de l’altitude passant de 2700 mètres (au village) à 3700 au sommet. Le trajet nous fait traverser des paysages incroyable avec des montagnes ressemblant à s’y méprendre à un dos de stégosaure.

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On surplombe aussi un immense canyon ressemblant à s’y méprendre au Grand Canyon en Arizona (pas les couleurs, on est bien d’accord mais le fond accidenté) !

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Régulièrement, nous demandons à notre chauffeur si il peut s’arrêter le temps de prendre une ou l’autre photo, ce qu’il accepte sans rechigner. Durant une heure, nous cheminerons ainsi sur cette piste assez bien tenue dans son ensemble jusqu’à arriver à un endroit qui ne diffère en rien des autres.

A peine sommes-nous arrêtés qu’un vieil indien surgit de nul part afin de réclamer à notre guide le montant (nous n’arriverons pas à voir ce que ça coute réellement) pour nous permettre de passer. Une fois cette formalité remplie, Emilio nous emmène à sa suite dans une prairie de haute altitude avec un groupement de gros rochers en son centre.

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Il faisait bon au village et je n’ai pas pensé une seconde à prendre un gilet ce qui fait qu’ici, je n’ai pas très chaud entre le refroidissement de l’air et le vent qui souffle nettement plus fort. Au loin, Emilio nous montre une école, perdue au milieu de la montagne et il nous apprend que c’est une école occupée par 25 élèves issus des communautés indiennes environnantes.

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Lorsque nous rejoignons les premiers rochers, notre guide nous enjoint de le suivre et nous commençons à les escalader. A cette altitude, le souffle est vite court mais heureusement, il n’y a pas loin à aller. Derrière un buisson accroché aux rochers se cachent en réalité une toute petite grotte au toit percé d’un trou.

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Sur les murs sont dessinés des symboles qui ont servis à une époque aux gens de passage: des cercles concentriques signalent la présence d’une source dans les environs tandis qu’une espèce de rectangle prévient qu’il y a des lamas pas loin. En soi, rien d’extraordinaire mais notre guide s’efforce à rendre cela intéressant en nous expliquant le pourquoi du comment.

Il est temps ensuite d’entrer dans le vif du sujet et nous ressortons de cette grotte afin de contourner le gros rocher sur lequel nous nous trouvions. Un sentier bien dessiné cette fois nous fait d’abord passé à côté du rocher-poisson avant de nous faire descendre plus abruptement jusqu’à une sorte de petit jardin (rien à voir mais il y a une sorte de gazon) entouré d’autres gros rochers.

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Dans l’un d’eux, nous pouvons voir un rapace faire son nid. Emilio se met alors à produire des bruits avec ses mains et l’oiseau ressort très intrigué. Ce petit jeu entre lui et l’animal dure quelques minutes, le temps pour nous de pouvoir bien l’observer et lorsqu’il a fini, nous nous remettons en route.

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Il faut pour cela escalader tout un tas de gros cailloux avant de tomber nez à nez avec un tout petit canyon.

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Appelé « El Canyon de las vacas escondidas » – ou « Le canyon ou les vaches se cachent -, ce lieu recèle en réalité une petite histoire: il y a longtemps, les fermiers des environs se volaient des vaches. Pour certains ce canyon étaient habités par des esprits supérieurs mais ceux qui savaient que ce n’était pas vrai venait ici caché leurs vaches afin de les protéger des crédules. Et en effet, à moins de savoir que ce canyon existe, on pourrait passer cent fois à côté sans le voir. Ce n’est pas notre cas et nous devons maintenant descendre une autre série de rochers afin de descendre au fond de cette petite merveille. Complètement recouverte de végétation, il n’existe qu’un minuscule sentier tracé par le passage régulier de gens et qui amène jusqu’à la première des deux grottes de cette Ciudad de Itas. C’est un véritable choc que de voir ces immenses voutes naturelles et tellement parfaites ici au milieu de nul part ! Ciudad de Itas veut dire Cité de pierre et elle porte bien son nom ! La roche rouge ajoute un côté Far West au tableau si beau que nous avons devant les yeux !

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Mais il est déjà temps de ressortir et de continuer notre marche, toujours en avant. A ce moment-là, Emilio nous propose deux options: soit remonter directement la paroi que nous longeons depuis quelques minutes et retourner doucement vers la voiture soit se rendre à une autre caverne de la Ciudad mais qui nécessitera par la suite de franchir deux échelles et une petite partie d’escalade avec corde, le tout à presque 4000 mètres d’altitude. Mon épouse étant très fortement sujette au vertige préfère laisser tomber mais Claire et moi sommes chaud de continuer. Emilio propose alors d’accompagner mon épouse jusqu’à un point que nous rejoindrons par l’autre côté plus tard. Pour le chemin, pas de souci, c’est toujours tout droit et de toute façon il nous rattrapera assez vite. Et heureusement parce que nous tombons au bout de quelques minutes sur une intersection. Nous tirons au hasard une des deux directions et très vite nous entendons un cri derrière nous: c’est Emilio qui nous fait signe que bien évidemment c’est de  l’autre côté.

Après cela, nous marchons tous les trois jusqu’à arriver à une deuxième grotte … encore plus somptueuse et plus impressionnante que la première ! Un pont de pierre nous surplombe faisant penser à la tête d’un serpent. Les dimensions sont nettement plus impressionnantes et nous pouvons jouer avec les rais de lumière qui entrent dans celle-ci pour prendre de chouettes photos. Notre guide s’installe à l’entrée et nous propose des bananes que nous refusons poliment. Il se met alors en tête de toutes les manger sans exception avant de recevoir un coup de fil. Pendant ce temps-là, nous ne nous lassons pas de ce que nous voyons et il faut qu’Emilio nous rappelle à la réalité pour que nous daignons sortir d’ici.

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Juste un peu plus loin, nous arrivons face à un mirador donnant sur tout un canyon qui s’étend à nos pieds.

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La vue est somptueuse et terriblement envoutante et la valse des photos peut recommencer ! A nos pieds, l’herbe est complètement trempée car c’est ici que démarre la source évoquée par le dessin rupestre vu au début.

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C’est bien beau de mettre un symbole mais tu pouvais chercher des plombes avant de la trouver car on est quand même à plus d’un kilomètre, peut-être deux du départ ! Se trouve ici aussi un énorme rocher qui sans hésitation aucune nous fait penser à une tortue regardant vers l’horizon. Un peu avant, dans le premier canyon nous avions aperçu un rocher-éléphant ce qui fait qu’avec le poisson du début, on commence à avoir une belle ménagerie !

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C’est maintenant que nous allons devoir faire un petit peu d’exercice physique en commençant par escalader à la main quelques grosses pierres avant d’arriver à deux petites échelles mises en angle droit et qui surplombe le vide. N’étant pas du tout sujet au vertige, je ne me rends même pas compte de la profondeur (assez élevée apparemment – quelques dizaines de mètres – d’après Claire) au dessus de laquelle j’évolue car tout de suite après, il faut attraper une corde tendue par notre guide pour remonter à la force des bras sur un rocher assez haut. En soi, elle sert plus à nous assurer car Claire y arrive sans presque même l’utiliser, en passant sur le côté. Néanmoins, les deux échelles sont elles clairement un frein à ceux sujets au vertige (du moins d’après Emilio car pour ma part, j’ai du mal à comprendre cette peur dont je ne souffre pour rien au monde). Après cela, il faut continuer à grimper sur de la roche, sans aucun chemin pour se repérer. Emilio finit par s’arrêter et a l’air septique: c’est ici qu’aurait du se trouver mon épouse ! Je la repère un peu plus loin car elle avait rencontré deux françaises avec qui elle avait discuté et commencé à remonter la pente. Tant mieux, pendant quelques secondes, on s’est tous posé des questions car ici un faux-pas est vite arrivé !

Pendant une bonne demi-heure (voire trois quart d’heure), nous remontons en direction de notre point de départ. Emilio se déride complètement au fur et à mesure que les minutes passent et s’occupent même de charrier un peu mon épouse en lui faisant croire à une autre escalade, obligatoire celle-ci. Nous sommes déjà à ce moment-là unanime: nous allons demander à l’avoir avec nous pour les activités du lendemain ! En effet, les guides ont ici la réputation d’être de qualité inégale mais nous avons eu de la chance apparemment ! Je ne peux donc que le conseiller ! D’autant plus qu’il parle volontairement doucement et clairement en espagnol afin de me laisser la possibilité de comprendre facilement son discours que je peux alors traduire à mon épouse (Claire me laisse faire car elle parle très bien la langue et – à ma demande – me laisse me débrouiller). Quand un mot m’échappe, bien souvent il en connait la traduction en anglais (qu’il ne parle pas malgré tout) ce qui facilite alors la compréhension ! En gros, foncez avec Emilio, c’est un pro !

Revenu à la voiture, notre guide nous demande ce que nous souhaitons faire: manger ici ou au début de la rando suivante, à une heure de route d’ici. Etant donné que nous préférons digérer dans la voiture plutôt qu’en marchant, nous choisissons la première option et nous pouvons manger le (mauvais) sandwich acheté ce matin au marché. Ensuite de quoi, c’est en avant Simone !

Normalement, notre chauffeur était censé nous déposé dans le village mais à la demande d’Emilio, celui-ci nous emmène sur la piste que nous allons empruntée jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible de continuer de cette manière. D’après Emilio, il nous a fait gagner une petite demi-heure pas franchement intéressante en terme de paysage.

Nous sommes donc maintenant au pied de ces fameuses montagnes en formes d’écailles et nous allons devoir durant une heure grimper sur un chemin jusqu’à rejoindre un cimetière à fossiles marins.

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La marche est sympa et encore une fois, nous serons complètement seuls (execpté les deux françaises rencontrées par mon épouse que nous n’aurons pour notre part même pas vues) pour observer de gros lapins des rochers (seul Emilio arrive à les trouver et doit systématiquement utiliser le zoom numérique de mon appareil photo pour nous les montrer) et une multitude de rapaces planant au-dessus de nous. Alors que nous sommes quasiment arrivé au sommet, Emilio nous montre une sorte de griffe (de trois ou quatre mètre de hauteur tout de même) dans la montagne et qui a l’air de partir assez loin. En effet, celle-ci mesure presque soixante kilomètres de long et c’est là que l’on va voir les fameux fossiles. Effectivement, il n’a aucun mérite à en trouver tant ceux-ci son nombreux ! Et il y a de tout: des sortes de coquilles d’escargot d’eau, des unicellulaires, des végétaux fossilisés et d’autres choses dont on ne comprend pas forcément le nom en espagnol. C’est incroyable la concentration de vestiges qu’il y a ici et on a beau faire ce que l’on veut, on ne peut éviter de marcher dessus … Après nous avoir expliqué toute l’histoire des lieux (il n’y avait aucune montagne ici mais seulement la mer, ce n’est que bien après la fossilisation que les plaques tectoniques se sont soulevées pour créer les montagnes ou nous sommes actuellement), il est temps de redescendre tout doucement vers le village.

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Durant tout le trajet retour, Emilio passera son temps à faire des photos de nous (ou seulement des filles, je n’en sais rien !) avec son téléphone pendant que nous aurons une grande discussion concernant la justice dans notre pays (vous dire comment on en est arrivé là est impossible !). Il nous faudra une grosse heure pour rejoindre l’entrée du village et c’est ici qu’Emilio nous dit au revoir. Plutôt dans la journée, nous lui avions fait part de notre envie qu’il nous accompagne le lendemain ce à quoi il avait répondu avec un grand oui enthousiasmé. Nous nous quittons donc provisoirement et nous retournons à notre hostel.

Etant donné que nous ne comptons passé qu’une dernière nuit ici, nous n’avons pas voulu changer de logement mais à la vue de celui-ci, le moral retombe un peu … Il est toujours aussi glauque et pour occuper plus agréablement le temps entre 17 et 18h, nous décidons d’aller acheter quelques bières et un paquet de chips pour prendre l’apéro sur la place. Ensuite de quoi, nous retournons à la chasse au restaurant ouvert et nous finissons par trouver El Café Del Pueblo, une petite cuisine ou sont déjà installé cinq francophones dont les deux françaises de la Ciudad. Sur leurs conseils, nous nous installons pour manger un plat vraiment pas terrible mais servi avec beaucoup de gentillesse par la patronne. Nous en profiterons pour lier connaissance avec les quatre femmes (deux françaises donc et deux belges) installées à La Paz comme professeur et qui sont ici en vacances ainsi qu’avec l’homme qui est lui en voyage et qui s’est greffé à ce petit groupe. L’ambiance est très sympa et nous resterons plus de deux heures à discuter avec eux tous jusqu’à ce que la fatigue nous rattrape. C’est donc heureux de cette journée splendide et bien remplie que nous retrouvons notre taudis pour un sommeil bien mérité !

La nuit fût à nouveau très calme et à 7h30, nous sommes de retour au bureau des guides. J’essaye d’expliquer tant bien que mal à l’homme en face de moi (qui n’est malheureusement plus le sympa de la veille) que je souhaite avoir Emilio comme guide et il lui faut plusieurs minutes pour se décider à l’appeler. Comme je le craignais, ce dernier ne répond pas à son téléphone et comme nous avions fixé le rendez-vous pour 8h au plus tard, nous décidons de retourner déjeuner au marché. A notre retour, Emilio est bien là avec son grand sourire à nous attendre patiemment. Nous payons à l’employé les 100 bob que coûte les services d’Emilio et nous nous mettons en route depuis la place du village (occupée, je ne l’ai pas encore précisé par de nombreux dinosaures en plastique dont un grand tyrannosaure rugissant à certaines heures … c’est d’un kitch !) en direction du canyon de Toro Toro et la cascade de Vergen. En tout, il faut compter plus ou moins cinq à six heures pour boucler l’intégralité du parcours donc c’est parti !

Nous sortons donc du village et nous dirigeons vers un pont enjambant le lit d’une rivière à sec. Emilio nous fait alors descendre sur la « berge » afin de nous montrer des traces de pas de dinosaures fossilisées. D’abord des herbivores avec une forme caractéristique d’ovale ou l’on peut voir distinctement que la patte arrière est venue écrasé la trace laissée par la patte avant. Je dois avouer que je suis surpris … Dans mon imaginaire, ces traces de pas étaient gigantesques, ici elles font à peine deux fois mon pied.

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C’est déjà pas mal, on est bien d’accord, mais je m’attendais à plus grand ! Juste à côté, des traces nettement plus visibles, plus petites et à trois doigts.

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Sans hésitation, nous avons affaire à des carnivores qui se sont probablement attaqué à l’herbivore qui est passé par ici. Malheureusement, ces traces intéressent peu d’archéologues et Emilio est bien embêté de ne pas savoir me dire avec précision à quel type de dinosaure elle appartenait …

Après ce rapide cours de paléontologie, nous voilà reparti le long du chemin permettant de sortir du canyon avant d’arriver à un petit bâtiment servant aux guides à enregistrer leurs groupes. Emilio nous abandonne provisoirement le temps de faire la paperasse et lorsqu’il revient, nous explique à partir d’un plan ce que nous allons faire. De la piste ou nous sommes part un chemin en ligne droite et qui amène en un gros quart d’heure au canyon. C’est la solution privilégiée par ceux qui ne souhaitent pas marcher et qui utilise des véhicules pour s’y rendre. La deuxième option est de prendre une sorte de minuscule sentier à peine visible et qui part vers nul part afin d’aller voir trois curiosités. Bien entendu, ça va largement rallongé le parcours mais nous sommes là pour randonner un petit peu donc sans hésiter nous choisissons cette dernière.

Nous marchons d’abord dans un nouveau lit d’une rivière, toujours aussi à sec pendant quelques minutes avant de suivre Emilio au milieu de la végétation jusqu’à arriver au sommet d’un petit amphithéâtre naturel profond de quelques mètres. Ce dernier est prolongé par une sorte de fosse, à tel point que la comparaison d’Emilio nous paraît évidente: on pourrait sans problème utiliser ce lieu pour en faire une scène de concert naturelle.

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Le site est joli, recouvert d’une végétation brulée par la chaleur. Seuls quelques arbres au tronc tordu pousse ici mais pour le reste, ça dépasse rarement la taille du genou ! Pour continuer notre chemin, nous devons descendre par les « gradins » jusqu’à arriver sur « scène » avant de « descendre dans le public » jusqu’à retrouver le semblant de piste que nous suivons.

Sur notre chemin, nous croiserons tout d’abord un rocher qui fait penser à ces bus scolaires américains avant d’en voir un autre qui a éclaté à cause de la présence d’un arbre qui a poussé en son sein.

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Nous arrivons alors à la deuxième curiosité: un pont de pierre créé naturellement. Long de quelques mètres, il est malheureusement trop fin pour pouvoir l’emprunter le temps d’une photo car il s’est fendu il y a deux ans. Nous restons donc sagement sur le côté et nous continuons notre chemin jusqu’à la dernière étape de ce circuit …

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Jusqu’à présent, je dois avouer que j’ai un peu de mal à comprendre l’engouement des gens pour cette ballade car ce que nous voyons n’est pour l’instant pas grand chose de vraiment extraordinaire. Comprenons-nous bien, la ballade est agréable mais celle d’hier l’était au moins autant … Tout cela va changer lorsque nous arrivons au mirador du canyon !

C’est une petite construction offrant un accès à une passerelle surplombant le vide de plus de 300 mètres ! Le sol est construit en grillage ce qui permet de voir le fond du splendide canyon que nous avons devant les yeux ! Les parois sont en pierre jaune et le fond est recouvert de végétation avec une rivière qui serpente.

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Au dessus de nous vole non pas un, ni deux, ni même trois mais bien quatre condors dans un ballet majestueux !

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De plus, le ciel fort gris jusqu’à présent (il a très fortement plus cette nuit) se dégage progressivement offrant de larges pans de ciel bleu. Je resterais des heures ici à contempler ce spectacle parmi les plus beaux qu’il m’ait été donné de voir … Il n’y a comme d’habitude personne ici et nous pouvons en profiter sans être déragé le moins du monde … Malheureusement, il faut bien se remettre en route et nous emboîtons le pas à Emilio qui fort heureusement à la bonne idée de nous faire suivre un petit chemin certes plus abrupt mais qui longe encore le canyon afin de nous faire rejoindre un second mirador.

Celui-ci propose une vue sur un autre bras du canyon et surtout sur la cascade de la Vergen qui se trouve tout au fond.

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C’est toujours magnifique mais moins spectaculaire car nous ne sommes plus dans l’axe de la faille mais sur le côté. C’est ici qu’il nous faut prendre une décision stratégique. Dans notre esprit, nous voulions prendre un collectivo à 14h pour rentrer sur Cochabamba avant la nuit. Sauf que ce matin, nous avons tenté d’y réserver des places et la très désagréable préposée au ticket nous a appris qu’en fait le collectivo pouvait partir n’importe quand à partir de midi et ce dès qu’il était plein. Elle a accepté à contrecœur de noter nos noms sur sa feuille mais on sait pertinemment bien que si elle trouve d’autres clients, nous serons gommés aussi vite. Nous devons donc maintenant décidé de ce que nous allons faire: soit descendre dans le fond du canyon comme le programme le propose en sachant qu’il nous faudra au minimum deux heures pour arriver en bas et remonter jusqu’ici au risque (plus que certain) de rater le collectivo soit laisser tomber et espérer qu’il restera des places à notre retour au village. C’est la mort dans l’âme que nous choisissons la seconde option et après avoir prolongé un peu le plaisir ici au sommet, nous reprenons notre chemin.

Nous finissons par arriver sur un parking ou se presse des dizaines de personnes arrivé dans de gros 4×4 accompagné par sept (!) guides … On a une chance monstrueuse car à quelques minutes près nous allions voir arriver tout ce troupeau au mirador … Je vous dis pas le calme qui va y régner dans pas longtemps ! Emilio va saluer ses collègues et revient en nous expliquant que c’est une sorte de team building pour une banque (activité avec tous les collègues pendant les heures de boulot) et qu’ils vont juste faire l’aller retour au mirador et repartir … En tout cas, ce qui est sur, c’est que nous n’allons pas nous attarder ici et nous reprenons notre chemin en direction du village. Village rejoint en une demi-heure et c’est sur la place que nous disons au revoir à Emilio en le remerciant sincèrement  pour le super travail accompli (il aura même droit à un pourboire qu’il n’a jamais suggéré contrairement à beaucoup d’autres guides).

Il est déjà 11h30 bien passée quand nous récupérons nos sacs à dos laissés à l’office du tourisme et que nous nous dépêchons de rejoindre le point de rendez-vous du collectivo. Ca serait dommage d’avoir raté une bonne partie de la rando ET de rater le départ … Situation qui aurait pu se dérouler ainsi car à notre arrivée, nos noms étaient effacés comme on le craignait ! La toujours très désagréable employée nous dit que nous allons devoir attendre celui de 16h pour repartir car elle n’a plus de place ce à quoi le chauffeur lui fait remarquer que ce n’est pas vrai, qu’il en reste trois. Bien embêtée, elle essaye de se justifier en lui répondant que nous voulons être tous les trois assis l’un à côté de l’autre, ce que nous ne laissons pas passer. Elle se retrouve donc contrainte de nous vendre les places à son grand désarroi. Par contre, pas le temps de traîner car comme c’était les dernières, nous allons partir. Je courre jusque derrière le marché aux toilettes publiques avant de vite prendre des biscuits pour grignoter sur le trajet pour finir par aider le chauffeur a installé nos trois gros sacs sur le toit. Il est 12h15 et nous voilà en route pour Cochabamba. Nous garderons un souvenir merveilleux de ce parc splendide qui aurait mérité peut-être une journée de plus afin d’avoir le temps de faire la plupart des activités !

En attendant, le trajet du retour nous semblera terriblement long (et il le sera effectivement de presqu’une heure supplémentaire) même si nous pourrons enfin voir les paysages (très beau) que nous aurons raté en arrivant de nuit. Il est donc 17h et quelques lorsque nous sommes de retour à notre point de départ. Nous récupérons les sacs avant de nous mettre en quête d’un taxi qui doit nous amener jusqu’à un hostel proposé dans notre guide. Sauf qu’il nous faut plusieurs tentatives pour qu’il y en ai qui accepte de nous prendre (ils ne comprenaient pas ou l’on voulait aller, la faute à une jota imprononçable correctement pour moi) et lorsque nous arrivons à destination, c’est pour apprendre qu’on nous réclame plus de 250 bolivianos pour une chambre double … Classée dans les adresses bon marché du Routard, ça promet pour la suite ! Après plusieurs tentatives dans d’autres hostels ou les prix seront toujours aussi fous, nous sommes obligés de nous écarter un peu du centre pour enfin trouver un endroit à un prix plus correct. Toujours conseillée par notre guide (Hostel colonial pour info), l’endroit est véritablement charmant en apparence mais jamais je n’ai eu autant l’impression de dérangé quelqu’un gérant un hostel que cela ! Elle ne peut que nous allouer une chambre triple et vu qu’il fait chaud et que nous sommes fatigués, nous décidons tous ensemble que pour une nuit, on devrait pouvoir se supporter et surtout la supporter ! Bien évidemment et contrairement à ces affirmations, il n’y a pas d’eau chaude (mais bon, après trois jours sans se laver, on s’en moque un peu !) et le wifi fonctionne quand il l’a décidé … De plus, nous n’avons pas droit aux essuies car ils sont TOUS à la laverie … Nous nous en contenterons et au soir nous ressortirons simplement pour aller manger dans une sorte d’énorme restaurant familial situé non loin. Nous n’aurons aucune envie de rester en ville tant celle-ci nous semble anormalement bruyante (Toro Toro étant pour le coup très très calme !) et beaucoup trop surpeuplée … Après avoir discuté un petit peu dans notre chambre, c’est extinction des lumières chacun à notre tour …

La journée du lendemain commence par un infâme petit-déjeuner à notre hostel avant de nous voir envoyé balader par la gérante de l’hostel lorsque je lui demande si elle peut nous appeler un taxi pour aller au terminal de bus ( sous prétexte qu’il y a beaucoup trop de circulation, personne ne voudrait nous y emmener). Juste pour lui faire comprendre que j’en ai marre de son comportement, j’attrape devant elle le premier taxi qui passe dans la rue et qui bien évidemment accepte de nous emmener sans souci. Pauvre fille !

Arrivé dans l’énorme terminal, je me dirige vers les bureaux de la compagnie TransCopacabana (conseillée par le chauffeur du taxi) afin d’y prendre deux places pour Sucre (88 soles par personne, 12h de trajet) pour le dernier bus de 20h30, la plupart démarrant de toute façon en soirée. Claire achète elle dans une autre compagnie une place pour Santa Cruz de la Sierra car elle souhaite faire une excursion de plusieurs jours en Amazonie (qu’elle n’a pas encore eu le temps d’explorer). En attendant que nos chemins se séparent provisoirement – nous devons nous retrouver dans quelques jours à Sucre – nous passerons la journée tous les trois dans un bar à boire des verres en jouant à UNO … Il était temps qu’il serve celui-là, ça fait deux mois qu’on le trimballe pour rien jusqu’à présent … Quand l’heure arrivera, nous retournerons récupérer nos sacs laissés à une consigne (8 bob par sac) en face de la gare, celle à l’intérieur étant complète. Ensuite, il nous faudra patienter un tout petit peu avant de pouvoir les enregistrer auprès de nos compagnies respectives et lorsqu’il est l’heure, nous embarquons …

Le trajet est paraît-il impressionnant mais pour notre part, nous n’en verrons rien car nous dormirons tout le temps qu’il durera ! Nous ne nous réveillerons qu’à la pause de mi-parcours afin d’acheter quelque chose à grignoter aux commerces ouvert en pleine nuit et pour nous rendre aux toilettes. Et vers 4h30 du matin, toutes les lumières du bus se rallument et je constate que nous entrons dans un terminal pour nous garer. Je demande à une autre passagère ou nous sommes et elle me répond que nous sommes arrivés à Sucre … Avec quatre heures d’avance sur ce que nous dit notre guide !! Soit, tant mieux mais maintenant, il va falloir trouver un endroit ou loger … Nous prenons un taxi jusqu’à un hostel que j’avais repéré sur internet mais après avoir frappé plusieurs fois, un vigile nous explique avec un grand sourire que celui-ci a déménagé. Il nous indique ou on peut le trouver et chance pour nous, un taxi passe par là et peut nous y emmener. On nous proposera alors une grande chambre de quatre juste pour nous deux ou mon épouse pourra terminer sa nuit alors que moi, je zone sur le net jusqu’à son réveil …

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