Jour 27 à Jour 30: Arrivée à Cusco

Il est 2h50 lorsque le réveil sonne … Le taxi qui doit nous amener à l’aéroport arrive dans une quarantaine de minutes et après une douche rapide, j’en profite pour checker mes mails. Première tuile de la journée, j’ai reçu un message de la LAN (la compagnie aérienne) m’informant que notre vol aurait d’ors et déjà 1h40 de retard, ne décollant donc qu’à 7h10 ! Super, ça implique donc déjà que nous allons rater notre correspondance à Lima et qu’il faut espérer que la compagnie trouvera facilement une solution pour nous amener jusque Cusco, notre destination finale.

Une heure plus tard, nous voilà face au comptoir ou l’on nous annonce qu’ils nous ont déjà mis sur un vol qui décolle plus tard à Lima, nous ne devrions donc pas trop perdre de temps sur la journée. A l’heure dite, nous n’avons toujours pas décollé et c’est finalement une demi-heure plus tard que nous nous envolons pour un vol sans histoire. J’ai même réussi à réserver des places aux sorties de secours ce qui nous permet d’être installé confortablement et de dormir pendant les deux heures que durent le vol.

Arrivé à Lima et après avoir passé le service de l’immigration sans souci, nous devons récupérer nos sacs afin de les faire réenregistrer. Chose faite une demi-heure après être arrivé, nous nous dirigeons donc vers le contrôle de sécurité puis ensuite vers notre porte d’embarquement. En chemin, j’essaye de retirer des soles (la monnaie péruvienne) aux distributeurs automatiques mais ça ne fonctionne sur aucun ! Je commence à stresser car je n’ai en tout et pour tout que les 300 soles que j’ai reçu en échange de mes dollars au bureau de change, ce qui risque de faire juste si je dois attendre lundi que ma banque trouve une solution … Enfin, on verra bien à Cusco … si on y arrive ! Car, alors que l’on allait embarquer, l’hôtesse de l’air s’approche de nous en nous expliquant que nous allons avoir du retard (noooooooooon, pas possible !!!) car le capitaine est malade ! Ils ne savent donc pas quand ils en retrouveront un pour nous emmener. En réalité, il leur faudra presqu’une heure pour trouver une solution … Nous pouvons enfin embarquer !

Une grosse heure de sieste plus tard (j’ai encore réussi à obtenir des places aux sorties de secours  car l’avion n’était pas fort rempli), nous survolons à nouveau la Cordillère des Andes que nous avions quittée depuis une grosse semaine. La ville de Cusco étant située à 3400 mètres d’altitude, le choc risque d’être sévère, nous qui venons du niveau de la mer. Heureusement, nous avons prévu de rester quatre jours ici afin de nous réhabituer progressivement au manque d’oxygène. Après encore une petite demi-heure d’attente devant le tapis pour y récupérer nos bagages, nous pouvons enfin chercher un taxi pour nous emmener jusqu’à l’AJ ou j’ai réservé. Un bureau de taxi officiel se trouve juste là et pour 40 soles (11.5 euros, un euro valant 3.5 soles), nous embarquons en direction du quartier de San Cristobal, non loin de la place centrale. C’est au moment ou nous sortons du petit aéroport de Cusco que je me souviens d’une astuce: si nous étions venus à pied jusque là, le taxi nous aurait parait-il coûter le tiers du prix ! Bon, on va mettre ça sur le compte de la fatigue mais c’est quand même un peu rageant !

Au départ, nous n’arrivons pas vraiment à voir les beautés qu’on nous avait tant vanté quand on nous parlait de cette ville. A première vue, elle est même fort quelconque mais lorsque nous finissons par arriver dans le centre, notre avis change complètement ! Notre taxi s’engage alors dans de minuscules ruelles qui grimpe énormément, les maisons ont toutes des façades blanches et des portes colorées et certaines ont même de magnifiques balcons en bois ouvragés. Arrivé à l’entrée de notre rue, notre chauffeur n’hésite pas à s’engager dans le sens unique pour nous déposer pile devant l’entrée de notre logement. Nous faisons alors le check-in avant de descendre directement à l’adresse indiquée par le réceptionniste. Au menu, un almuerzo à 18 soles (près de trois fois ce qu’on payait en Equateur !!!) ou la grande différence sera qu’on ne mangera pas de soupe mais des tranches de pommes de terre froide avec une sauce à la cacahuète et au poivre. Excellent !

Ensuite, nous nous dirigeons vers la Plaza de Armas pour un premier gros choc ! C’est la place centrale de la ville et quelle place ! Elle est tout simplement splendide et gigantesque ! Au centre, comme d’habitude, un parc arboré et une statue dorée représentant un Inca au milieu d’une grande fontaine.

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Pour délimiter la place, deux énormes cathédrales et des façades magnifiques avec en dessous des arches pour faire un chemin couvert tout du long.

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Ici encore, les balcons sont d’une grande richesse, sculptés de manière très fine. Cerise sur le gâteau, les voitures ne peuvent passer que sur le plus petit côté de la place, tout le reste étant piétonnier ! Deux bémols cependant: premièrement, la présence d’enseignes de fast-food américain mais qui ont su malgré tout rester très discret (pas question pour le Mc Donald d’afficher ses traditionnelles couleurs rouge et jaune en façade, même leur nom est écrit en petit et en noir pour ne pas choquer). Le deuxième et franchement celui le plus embêtant: la présence permanente de vendeurs qui passent leurs journées à proposer des tours organisés, des lunettes, des breloques, de te cirer les chaussures (même à un gars en tong !!!), … Au début, on refuse poliment puis on fait comme tout le monde, on les ignore. Ca nous rappelle drôlement l’Asie à la seule différence, c’est qu’il n’insiste pas quand ils se sont vu opposés un refus. Néanmoins, leurs présences quasi-permanente peut être un peu stressante et nous change vraiment de l’Equateur. Heureusement, les nombreuses personnes qui étaient déjà venus au Pérou nous avait assurer que c’était comme cela à Cusco mais pas ailleurs de même pour les prix. On verra ça par nous même dans une grosse semaine quand nous quitterons cette région.

Le reste de l’après-midi servira à flâner sur cette place, à retirer de l’argent (alléluia, ça fonctionne !)  et à aller nous reposer dans notre chambre. Notre nuit chaotique a laissé des traces que nous souhaitons effacer avant de re-sortir pour y retrouver une amie de mon épouse et son frère qui sont justement présent en même temps que nous à Cusco. Leur logement se trouve dans le quartier voisin du notre – le quartier San Blas, celui des artistes – et ils disposent même d’un petit restaurant … breton comme la patronne. Nous y mangerons donc d’excellentes crêpes salées en plat et une très bonne crêpe sucrée en dessert avant de nous séparer en promettant de se revoir dans deux soirs, la veille de leur départ.

La journée du dimanche nous verra continuer à explorer les environs de cette magnifique place dont nous ne nous lassons pas. Nous irons donc voir les deux ruelles présentant encore des murs fabriqués par les maçons incas assez impressionnant: pas un joint entre les énormes pierres aux angles multiples qui s’emboitent parfaitement ! De véritables maitres de Tetris ces gars là !

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Il y a même une pierre contenant … douze angles ! Evidemment, des groupes de touristes passent leur temps à se faire photographier à côté de la pierre (?) ou à côté de l’homme déguisé en inca … D’une tristesse mais bon, chacun ses délires …

Nous irons aussi visiter une des deux cathédrales bordant la Plaza de Armas (10 soles/personne l’entrée): celle des Compagnons de Jesus avec son immense autel de 21 mètres sur 12, entièrement recouvert d’or et surmonté d’une tête représentant Dieu (du moins on l’imagine) qui fait un signe « Peace » avec ses doigts. De nombreuses peintures bibliques ornent cet édifice gigantesque vraiment superbe. De chaque côté du transept, un autre autel doré est aussi présent mais plus petit que le premier. C’est vraiment très beau mais normalement, les photos (avec ou sans flash) sont prohibées. Cette interdiction stupide m’embête et je décide de braver malgré tout l’interdit avec la complicité de mon épouse qui jouera la guetteuse. Un escalier permet de descendre dans la crypte mais nous n’y verrons là, rien d’intéressant. Par contre, un autre escalier dissimulé à côté d’une peinture permet de grimper dans l’une des deux tours donnant sur la place.

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De là, nous aurons une très belle vue sur celle-ci que nous pourrons immortaliser. C’est aussi de là en haut que je ferai la plus belle photo de l’autel bien à l’abri des deux « vigiles » qui surveillent les faits et gestes des quelques touristes présent à ce moment là.

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Au soir, nous retrouvons Claire, notre compagnonne de voyage rencontrée aux Galápagos qui vient de se farcir presque soixante heures de bus pour arriver à Cusco. Nous lui avions donné le nom de notre AJ pour qu’on puisse se retrouver et finalement, elle y prendra un lit afin de nous accompagner durant quelques jours. Nous irons manger un horrible et cher restaurant italien non loin de la place avant d’aller nous coucher.

Dès le matin et après un rapide petit-déjeuner (toujours le même: pain, beurre, confiture …), nous nous mettons tous les trois en route vers le centre-ville avec comme objectif  de visiter deux monastères proches l’un de l’autre. La veille, avec mon épouse, nous avions fait demi-tour vu la longueur de la file pour y rentrer et nous décidons donc de retenter notre chance aujourd’hui. Mais avant cela, nous repassons par la banque (la BCP, la seule proposant des retraits de 700 soles sans frais supplémentaires) pour y retirer de l’argent … La poisse s’abat sur notre amie: après s’être vu supprimer sa carte principale par sa banque (erreur de leur part, super quand tu es à l’autre bout du monde !), sa deuxième carte se fait avaler pour raisons de sécurité ! Nous tentons tant bien que mal de demander à quelqu’un pour la récupérer mais rien n’y fait, ils ne veulent pas … Elle va donc devoir trouver une solution temporaire en attendant de se faire livrer une nouvelle carte. Cette solution sera Western Union, service bien pratique d’envoi d’argent en (quasi) direct n’importe ou dans le monde.

En attendant qu’elle contacte sa famille, nous partons mon épouse et moi visiter le monastère de Santa Catalina et plus précisément le petit musée accolé à celui-ci. Nous étions venus la veille mais celui-ci est fermé le dimanche (contrairement à ce qui est indiqué dans le guide du routard). En attendant, nous payons les quinze soles par personne pour le billet combiné (pour les deux monastères) et nous entrons dans une petite pièce servant d’introduction à ce que nous allons voir. En bref, les femmes qui vivaient ici étaient choisies pour leur beauté et pour leur haute lignée. Elles devaient rester vierges et se conformer à une discipline assez stricte, leur rôle étant de servir durant des cérémonies officielles. Elles prendront le nom de nonne lorsque les espagnols arriveront sur place, leur trouvant une ressemblance avec ce qui existait chez nous. Le musée est assez bien fait montrant différentes pièces de l’époque. Chaque « nonne » avait notamment son box ou elle dormait avec en face un autre box avec leur petite « salle de bain » privée. Il y a aussi le réfectoire ou chaque jour, une sœur différente devait faire la lecture pendant que ses compagnes mangeaient (j’ai envie de dire … journée de m**** !). Bref, toutes sortes de petites choses bien faites et que l’on trouvera finalement assez intéressant ! Pour la petite histoire, seule une vingtaine de nonnes vivent encore ici en recluses et nous aurons eu la « chance » d’en voir la veille (chose normalement impossible).

Un peu après, nous retrouvons Claire sur la Plaza de Armas et nous nous mettons en route vers le deuxième monastère, celui de Coricancha. Contrairement à la veille, il n’y a plus aucune file d’attente et quelques secondes plus tard, nous entrons dans le sanctuaire. Après une rapide introduction sur l’histoire de ces lieux (Lorsque les espagnols arrivèrent, ils ont trouvé ce bâtiment complètement recouvert d’or. Persuadé d’avoir trouvé l’Eldorado tant recherché, ils démontèrent tout afin d’envoyer sous forme de lingot cette fortune en Espagne, laissant le monastère complètement nu), nous pénétrons dans une immense cour garnie de passage latéraux couverts (comme sur la plaza).

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C’est joli mais ça ne casse pas trois pattes à un canard et seules quelques salles ajouteront un peu d’intérêt à cette visite en présentant toutes sortes de toiles bibliques … Ce n’est pas vraiment notre délire donc on n’y passe pas non plus des heures et après avoir été faire un  tour dans le parc, nous ressortons très déçu de cet endroit présenté comme superbe … Finalement, c’est le plus petit des deux qui aura été nettement plus intéressant !

Après avoir été mangé un très bon almuerzo (à sept soles – ça vaut le coup d’être signalé – dans la rue Pampa del Castillo) dans une arrière cour, nous nous mettons en route pour le studio de tattoo que l’on m’a conseillé. Petit rituel pour moi depuis quelques temps, je me laisse un petit souvenir sur la peau à chaque pays visité et le Pérou ne fera pas exception ! Le tatoueur regarde mon dessin et me dit: « OK, faisons le maintenant ! ». Encore plus rapide qu’en Equateur (ou j’avais du attendre … le lendemain …) mais nettement plus douloureux, le gars étant un vrai boucher (même si le résultat est très réussi !). Nous retournerons ensuite à notre AJ afin de vaquer chacun à nos occupations. C’est à ce moment-là que nous rencontrerons Maui, un tahitien en tour du monde avec qui nous allons sympathiser très vite. D’ailleurs, au bout d’une demi-heure, la proposition est lancée: si nous avons besoin d’un pied-à-terre en Polynésie, sa maison nous est ouverte ! Il ne sait pas que ce genre d’ouverture, nous les ratons rarement (n’est-ce pas la Guyane !).

Juste avant le coucher du soleil, nous décidons de gravir la pente assez raide de notre rue jusqu’à arriver sur le parvis de l’église de San Cristobal. Ce n’est pas tant l’édifice en lui-même qui nous intéresse mais plutôt la vue sur la ville en contre-bas qui vaut le coup. D’ailleurs, nous ne nous sommes pas trompés, pas mal de péruviens viennent ici boire un verre entre copains tandis que d’autres essayent de vendre quelques breloques aux rares touristes présent ici. La vue sur la Plaza de Armas est tout simplement géniale !

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Au soir, nous finissons par ressortir à trois afin d’aller manger un dernier morceau avec le frère et la sœur dans un petit restaurant non loin de chez eux avant d’aller nous coucher. Demain sera une plus grosse journée: de la marche est au programme !

Il est 8h30 lorsque nous sommes prêts tous les trois à nous mettre en route en direction du centre. Nous devons nous rendre jusqu’au terminal de bus le plus proche qui dessert Pisac, petite ville à une heure de route au nord de Cusco. La veille, nous avons été acheté le boleto general (130 soles par personne), le fameux ticket permettant de visiter seize sites différents pendant dix jours. Sésame indispensable pour nos visites du jour (les tickets ne sont pas achetables sur place), la préposée nous avait aussi expliqué comment nous rendre aux quatre temples incas surplombant la ville. C’est donc sur la rue Ahuaqpinta que nous trouvons la minuscule compagnie de bus, cachée dans une cour, et que nous payons les trois soles demandés pour aller jusque Tambomachay. C’est le site le plus éloigné de la ville et c’est de celui-là que nous commencerons notre marche de onze kilomètres pour revenir en ville. Le bus que nous allons prendre a l’air de ce qu’il est: vieux et brinquebalant mais le chauffeur maitrise à la perfection les changements de vitesse de son vieux tacot et, après un arrêt pour tenter d’embarquer d’autres personnes, nous finissons par arriver au sommet du « mur » entourant la ville de Cusco.

Une vingtaine de minutes plus tard, le bus nous dépose à une centaine de mètres de l’entrée du site ou nous nous rendons pour faire poinçonner notre boleto. Ensuite, nous devons parcourir un chemin de deux ou trois cents mètres parsemés de quelques femmes vendant des gilets en alpaga, des tissus et des objets décoratifs (certains sont carrément érotiques et je me marre quand une des vendeuses me montrent comment l’utiliser … Je n’en dirai pas plus, pas besoin d’insister !). C’est au bout de ce chemin que nous nous retrouvons face au « bain de l »Inca », lieu d’une source sacrée à l’époque qui arrive au niveau d’un mur aux blocs parfaitement agencés (comme vu sur les murs de deux ruelles à Cusco) et percés de plusieurs ouvertures. Certes, ce n’est pas le plus impressionnant mais ce sont les premières ruines incas que nous voyons et nous restons malgré tout, tous les trois en admiration devant un tel travail.

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Seul petit bémol, la présence d’un ouvrier avec son échelle et son seau sur l’étage le plus haut, ce qui gâche un peu les photos … Photos que nous prendrons plus facilement de la petite colline en face du site et qu’il nous faudra gravir (heureusement qu’elle n’est pas trop haute, le site étant déjà situé à … 3765 mètres d’altitude !). Au dessus du site construit à flan de « montagne », un chemin passe et une bergère habillée traditionnellement guide son troupeau de mouton rajoutant un côté authentique à la scène. Nous partons ensuite tous les trois faire un petit tour dans le « décor » afin d’essayer de trouver un autre point de vue pour admirer le site. Nous trouverons bien un petit chemin pour arriver au sommet d’une autre butte mais au final, rien de bien transcendant. Seul avantage à se trouver comme cela en hauteur, c’est que l’on peut cadrer nos photos au dessus des groupes présent en nombres et qui comme d’habitude se moque complètement des autres … Nous finissons par quitter le site une bonne demi-heure après notre arrivée non sans être interpellés de nombreuses fois par les mêmes vendeurs qu’à l’aller.

Quelques centaines de mètres plus loin, on peut apercevoir au sommet d’un petit promontoire les ruines de Puka Pukara, aussi appelée la Forteresse Rouge … C’était probablement un poste de défense entre le Bain de l’Inca et Cusco mais plus que les ruines en elle-même, c’est le site ou elle se situe qui est très beau.

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Au milieu d’une vallée cernée de montagne, on peut voir depuis les terrasses du site à des kilomètres. D’après notre guide du routard, c’est un site inintéressant mais je le trouve pour ma part bien plus joli que le premier ! Nous passerons ainsi par une succession de petites plates-formes ou seul une rangée de briques au sol délimite les anciens bâtiments. Encore beaucoup de monde ici, le site étant facilement accessible mais avec un peu d’astuce, on arrive à s’en défaire facilement.

Il est déjà passé 11h quand nous quittons Puka Pukara pour entreprendre une marche de quatre kilomètres en direction de Cusco et du troisième site que nous souhaitons visiter: Q’enqo. On nous avait prévenu que la balade se faisait le long de la route et qu’elle pouvait se révéler fastidieuse. En réalité, le seul problème de cette marche est la sécurité, certains passages obligeant de marcher sur la route dans des virages sans visibilité. Rien ne nous arrivera et nous aurons même encore le privilège d’observer une bergère en train de faire brouter son troupeau au pied d’un gros rocher.

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De plus, la température est idéale et le soleil ne tape pas trop dur. Pour terminer, cette marche se fera quasi intégralement en légère descente ce qui facilite encore les choses et finalement moins d’une heure plus tard, nous arrivons en vue de Q’enqo.

Après avoir fait poinçonné notre boleto par l’employé du parc et avoir repoussé les propositions des guides présents sur place, nous nous avançons vers un monolithe qui aurait selon la légende la forme d’un puma. On n’est pas contraire mais franchement, nous on y voit plutôt … un gros rocher. Aménagé contre, un petit amphithéâtre avec une vingtaine de sièges ou les responsables de l’empire Inca attendait le résultat de l’oracle parti sacrifier un animal sur son autel, bien à l’abri dans une petite grotte dans laquelle nous nous rendons.

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Ce qui frappe ici ce n’est pas la grandeur ou la magnificence des lieux mais plutôt le fait que les Incas se sont adaptés aux lieux plutôt que de le transformer. Au dessus de cette grotte, une fissure en forme de zigzag (Q’enqo signifiant labyrinthe) permet de sortir du site, finalement assez vite visité.

Le dernier des sites ou nous devons aller se nomme Sacsayhuaman et est considéré comme le plus important et le plus beau des quatre. Situé à moins de trois kilomètres de Cusco sur les hauteurs, ces ruines ont encore une utilité mal connue. En effet, les trois énormes murailles qui cernent le site laisserait penser à une forteresse mais au sommet se trouve un centre cérémoniel. Il pourrait donc s’agir d’un sanctuaire plus que d’un lieu de défense, clairement inadaptée en réalité. A l’époque, on se battait avec des lances et des frondes et les murs font plus d’un mètre d’épaisseur, construit comme d’habitude avec d’immenses blocs de pierre parfaitement emboités. D’ailleurs la vraie question est: comment une civilisation ne connaissant pas la roue (et donc pas le système de poulie) ont-ils réussi à mettre en place ces pierres pesant plusieurs tonnes ??? Le mystère reste entier !

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Le site est joli mais j’ai beaucoup plus de mal à l’appréhender de par sa taille gigantesque et la fatigue accumulée. Le gros point positif se trouve au sommet de la forteresse avec une vue magique sur Cusco, posée quelques centaines de mètres plus bas. C’est d’ici que l’on peut vraiment se rendre compte que nous autres touristes ne visitons qu’une toute petite partie de cette grande cité de 500000 habitants.

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Du pied du site, on reprend ensuite un chemin – ou plutôt un escalier – qui nous ramène jusqu’aux premières maisons de Cusco en une grosse vingtaine de minutes. Encore une dizaine de minutes de descente et nous voilà à notre hostel ou nous nous arrêtons quelques minutes, le temps de changer de chaussures, histoire d’être plus à l’aise. Voilà une belle balade d’accomplie avec de belles ruines à découvrir non loin de Cusco. Pas besoin de prendre un tour organisé pour faire cela, un simple collectivo et des jambes suffisent amplement car on ne risque pas de se perdre ! Nous redescendons ensuite pour manger un morceau (il est passé 14h !) puis pour aller acheter nos billets de bus pour dans quatre jours. Nous avons fait le choix de passer par la compagnie Cruz Del Sur, la plus chère mais surtout la plus confortable et la plus sure du pays ! Notre sécurité a un prix: 250 soles pour nous deux pour un trajet simple Cusco – Arequipa en première classe (la seconde était au même prix ce jour là !), le tout en une dizaine d’heures de trajet de nuit.

Pour la fin de l’après-midi, nous décidons de nous rendre tous les trois jusqu’au marché de San Pedro, situé à une grosse dizaine de minutes à pied de la Plaza de Armas. C’est un immense marché couvert ou se vend à part égale de la nourriture sous toutes ces formes (viandes, légumes, fruits, plats préparés, sandwichs, …) et des objets spécialement prévus pour les touristes. Claire cherchant à s’offrir un sac, nous la suivons à travers tous les étals pour constater qu’en réalité, tous les articles sont identiques … Rien d’original ni de franchement très beau et au bout d’une grosse demi-heure, elle lâche l’affaire et pour oublier, on se console devant un jus de fruit frais pressé devant nous. Délicieux ! Ensuite, nous rentrerons à notre aise jusqu’à l’hostel ou nous irons nous reposer un petit peu avant de ressortir manger un dernier morceau à Cusco. Demain, c’est le départ pour la Vallée Sacrée et en point d’orgue, le Machu Picchu !

2 réponses à “Jour 27 à Jour 30: Arrivée à Cusco”

  1. Leslie@VoyagePerou dit :

    Ah vous avez connu Sarah de La Bohême, décidément l’endroit est devenu un incontournable ^^
    Bon, c’est vrai que c’est une ville touristique, mais on sort tellement rapidement des sites touristiques (puisque c’est petit) qu’elle est très agréable dès qu’on prend le temps de marcher un peu 🙂

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