Jour 17, Jour 18 & Jour 19: Cuenca et Guayaquil

La veille, nous étions allé nous coucher tard en oubliant purement et simplement de mettre un réveil. Il est donc presque 8h du matin quand j’ouvre un œil et que je me lève en catastrophe ! En effet, un trajet d’une dizaine d’heure nous attend pour rejoindre la ville de Cuenca, nettement plus au sud. On gagne du temps en ne sachant pas prendre de douche, l’eau étant glacée, on boucle nos sacs un peu à l’arrache et on se précipite à la réception pour faire le check out. Gros problème pour l’employé: il doit nous rendre 4.1$ et bien évidemment, comme presque toujours ici, ils n’ont pas un cent en monnaie. Je m’arrange alors pour qu’il doive me rendre 5$ en lui refilant toutes mes petites pièces mais il n’a qu’un billet de dix. Je tente bien de plaisanter en lui disant que ça me convient mais il a du oublier son humour et fouille tout ces tiroirs à la recherche d’une solution. Ca dure presque dix minutes son cinéma mais je ne suis pas disposé à lâcher, par principe ! C’est à ce moment là que notre beau-frère rapplique, espérant encore nous trouver la pour nous dire au revoir. La veille, la soirée avait été mouvementée et nous n’avions pas eu l’occasion de s’embrasser car maintenant, c’est sur, nos chemins ne se croiseront plus durant ce voyage … C’est lui qui va prendre le billet de dix et aller le changer lui-même en rue, chose que l’employé jugeait impossible. On peut finalement partir sans trop de regret de cette AJ ou beaucoup de choses se seront plus ou moins mal passée avec le personnel. Soit !

Arrivé au terminal tout proche, nous cherchons brièvement le bon bus qui doit tout d’abord nous emmener en direction de la ville d’Ambato. Comme d’habitude, c’est d’une simplicité enfantine et pour deux dollars, nous pouvons grimper à bord. Nous disons bien évidemment au revoir à notre beau-frère et c’est le cœur gros que nous nous séparons: nous aurons vraiment passé d’excellents moments en sa compagnie et nous avons hâte de le revoir ! C’est parti pour une grosse heure de car jusqu’à l’arrêt appelé Mayorista d’où nous pourrons prendre un bus qui cette fois partira dans la bonne direction: Cuenca. Arrivé à cet arrêt, on nous débarque en réalité le long d’une sorte d’autoroute que nous devons traverser en courant au milieu des voitures. De l’autre côté, un gars nous fait signe de ne pas traîner car le bus est déjà presque parti et finalement pour dix (!) dollars par personne, nous voilà parti en direction de la troisième plus grosse ville (après Guayaquil et Quito) du pays. Rien de spécial à raconter sur ce trajet de plus de 7h30 qui n’en finit pas et il est passé 17h quand nous arrivons enfin au terminal.

Un taxi va nous emmener pour deux dollars jusqu’à l’AJ que j’avais réservée dans le centre historique. C’est une grosse structure et après un repas franchement pas terrible, nous aurons droit à un cours de salsa jusque 21h30 dans le patio, juste devant notre chambre. Quand enfin ça s’arrête, nous pouvons constater qu’il n’y avait … personne ! Le DJ s’est fait plaisir en mettant sa musique à fond juste pour lui !

Le lendemain, nous allons profiter de la matinée pour aller découvrir le centre historique de cette ville. Après le petit-déjeuner servi à l’AJ (bof bof), nous partons en direction du musée du panama que beaucoup de gens conseillent. C’est en effet dans les villages environnants qu’est fabriqué ce chapeau emblématique porté par une importante partie de la population (et non pas au Panama, comme on pourrait le croire !). Nous avions aussi l’idée de nous en offrir un et c’est apparemment à cette adresse que l’on pourra trouver le meilleur rapport qualité/prix. A 9h pile, heure d’ouverture, nous nous présentons face à la petite galerie située à deux rues de notre AJ. En fait de musée, on y montre quelques outils utilisés pour fabriquer ces couvre-chefs presque entièrement créer à la main. En effet, seule la forme finale sera faite grâce à une presse, tout le tressage (à partir de fibres d’une sorte bien spécifique de palmier) est entièrement manuel. Par contre, la boutique est réellement impressionnante et il y a une quantité de choix. Nous commençons donc par essayer à peu près tous les modèles existant jusqu’à sélectionner chacun le notre. Un blanc avec une bande noire pour mon épouse et un noir avec une bande noire pour moi. Sauf que celui que j’ai sélectionné est légèrement abimé et je refuse de le prendre. Pas de problème, si je repasse dans une heure on va m’en recouper un à l’identique (elle me montre alors une base déjà finie) et on me propose de choisir le bandeau. C’est ok pour moi, mon épouse achète déjà le sien et nous voilà reparti en ville.

L’avantage ici à Cuenca, c’est que tout le centre historique se parcoure très facilement à pied, les distances n’étant franchement pas importante. Nous passerons par acquis de conscience dans une autre fabrique mais il n’en fabrique que des blancs. Allez, celui que j’ai choisi me plait énormément, je ne vais donc pas y passer la journée ! Nous irons donc nous balader jusqu’au parque Calderon, le cœur de la ville, encerclé par deux cathédrales (l’ancienne devenue trop petite et la nouvelle) et de magnifiques bâtiments aux arcades formant des couloirs abrités tout le long de la place. Architecture typique de ces villes coloniales, nous avons quand même l’impression que toutes ces places cherchent à rivaliser de beauté et on ne se lasse pas de déambuler dans ces jardins fleuris ou nombre d’Equatoriens flânent et discutent par petits groupes.

DSC_0849

DSC_0851

Nous rentrerons aussi brièvement dans l’énorme (et pas franchement très esthétique) nouvelle cathédrale ou a lieu une messe.

DSC_0856

C’est incroyable de voir autant de monde assister à l’office avec caméra qui retransmet en direct sur des télés pour ceux qui sont le plus éloigné de la nef. Des jeunes filles en uniforme (type école) sont là pour accueillir avec un grand sourire et un « buenos dias » enjoué toute personne pénétrant dans l’édifice. Mais nous ne nous attarderons pas trop, ne voulant pas passer pour des voyeurs et nous ressortons aussi vite, non sans regretter un peu de ne pas avoir pu prendre en photo l’énorme autel tout en or.

Nous continuons ensuite à déambuler dans ces rues remplies de vieux bâtiments, entrant ici et là dans une église, avant de repartir à la fabrique récupérer mon panama.

DSC_0844

A l’heure pile, il est prêt et il est parfait ! Nous pouvons donc tout les deux déambuler sous le soleil sans crainte d’attraper une insolation et en ressemblant (presque) à des Equatoriens digne de ce nom.

Pour les étrenner, nous descendons non loin de la par une rampe d’escalier jusqu’au Rio Tomebamba – rivière séparant le centre ancien de la nouvelle ville – et sa promenade aménagée. Du côté duquel nous sommes, de vieux bâtiments reconvertis en restaurant avec petite terrasse font face à l’énorme université se trouvant de l’autre côté.

DSC_0860

Beaucoup d’étudiants sont là pour profiter de l’ombre offerte par les nombreux arbres plantés là. Sur les murs, quelques œuvres de street art sont là pour rappeler l’importance du panama dans la région.

DSC_0863

Ca ne dure pas très longtemps mais la promenade est vraiment agréable et arriver au Puente (pont en espagnol) Roto, nous reprenons une rampe d’escalier jusqu’à revenir dans la rue.

Avec tout cela, il est déjà l’heure de manger et nous décidons de retourner à notre AJ pour redemander ou se trouvait la rue ou on peut manger de bons almuerzos (conseillé la veille par l’employée de l’AJ qui nous avait accueilli). C’est tout près, dans la rue Honorato Vasquez (entre Hermano et Mariano) que nous trouvons un super bon restaurant colombien proposant un menu très bon marché et d’excellente qualité et de super bonnes tortillas. Un véritable régal pour 6 dollars pour nous deux !

L’après-midi sera consacrée à l’écriture de l’article sur l’Amazonie qui me prendra beaucoup de temps et pour se reposer. Au soir, nous retournons dans ce restaurant colombien pour y manger cette fois un morceau de viande avec des frites, tout aussi bon qu’à midi ! Une chanteuse viendra  bien faire un peu de bruit à la fin de notre repas mais rien d’exceptionnel et vers 19h30, nous rentrons à notre AJ afin de profiter de l’happy hour et des cocktails à 2.5$. Mouais, on se contentera d’un mojito chacun, la qualité n’étant franchement pas au rendez-vous. Au soir, ça sera série sur le pc afin de bien récupérer de nos dernières journées bien éprouvantes !

Après une nuit difficile (je me suis fait mal au dos sans trop savoir comment), il est 7h du matin quand nous sommes dans la rue à la recherche d’un endroit conseillé par notre guide du routard pour y déjeuner. Nous nous rendons dans la rue mais pas impossible de trouver l’établissement. Un homme tentera bien de nous aider en nous envoyant trois rues plus loin mais je suis sur de ne pas m’être trompé. Effectivement, il n’y aura rien à l’endroit indiqué ni nul part ailleurs à cette heure-ci … On rentre donc à l’établissement et je décide de revérifier sur internet l’adresse exacte pour constater que le Banana’s Café est … définitivement fermé ! C’est ça le problème quand on utilise pas la dernière version de son guide papier et nous sommes donc obligé de nous rabattre sur le petit-déjeuner de l’AJ. Contre quelques dollars, nous pouvons l’agrémenter d’œufs sur le plat (très bon) et de fromage (pas bon) afin d’avoir quelques choses dans l’estomac. Après cela, nous retournons dans notre chambre afin de finir nos sacs et de partir chercher un taxi qui doit nous emmener au terminal des bus.

Dans la rue, le premier taxi essaye de me soutirer 3$ (contre deux, deux jours avant) et je tente de négocier. Il veut bien diminuer de cinquante cents mais je l’envoie promener et voyant que je ne changerais pas d’avis, il accepte les deux dollars. Quelques minutes plus tard, nous sommes face au guichet d’une compagnie proposant le trajet à huit dollars (!) par personne pour Guayaquil. Comme c »est le même prix partout, nous achetons nos tickets, puis nous payons les dix cents supplémentaires pour accéder aux quais (heureusement que nous avions la monnaie exacte car la machine refuse les autres pièces !) et à peine cinq minutes plus tard, nous démarrons pour un trajet annoncé en quatre heures. Il nous faudra finalement trois heures trente pour franchir le col qui va nous permettre de sortir provisoirement de la Cordillère des Andes dans laquelle nous nous trouvons depuis presque trois semaines et nous enfoncer dans les plaines côtières en direction de la plus grosse ville du pays.

La réputation de cette ville est malheureusement très mauvaise et nous ne souhaitons pas avoir de problème. Nous cherchons donc la borne ou nous pouvons demander un taxi sécurisé (de nombreux cas d’agressions DANS les taxis avec la complicité du chauffeur sont recensés) et nous embarquons avec le fils spirituel de Michel Vaillant en direction de la chambre d’hôte ou j’avais réservé. Par sécurité, nous fermons de l’intérieur les portes du taxi et sommes sur nos gardes: on n’est jamais trop prudent ! Une vingtaine de minutes plus tard, le chauffeur nous largue au coin d’une rue et nous montre un bâtiment à moitié en ruine, nous disant que c’est là. Mouais, effectivement c’est la bonne adresse mais je suis quand même surpris de l’aspect extérieur. Je frappe à la grille et arrive une dame et son fils qui me propose de nous emmener jusqu’aux appartements ou nous devons loger, à une rue de là. Très bizarre tout cela, nous le suivons en restant sur nos gardes. Il nous fait alors entrer dans un immeuble guère mieux que le premier et nous fait monter jusqu’au deuxième étage ou nous attend une jeune femme et son copain. Ils sont désolés mais les appartements sont hors service suite à un problème d’inondation (mouais, je vais faire semblant de te croire !). A la place, ils nous proposent pour moins cher de dormir dans une chambre d’ami mais vu la gueule de la pièce, on préfère refuser. Heureusement, le couple est charmant et propose de nous prêter leur ordinateur afin de réserver ailleurs. Je réserve donc une chambre dans l’hôtel ou nous devons dormir dans une semaine à notre retour des Galápagos et ils proposent aussi de nous appeler un taxi. Malgré l’ambiance un peu glauque des lieux, le couple est vraiment sympa et quand même pas mal embêter de ce qui se passe. Nous leur disons au revoir et quelques minutes plus tard, nous arrivons devant notre hôtel ou le réceptionniste est un peu surpris de nous voir arriver: normal, la réservation date d’il y a moins de dix minutes et il ne l’avait même pas encore vue ! L’après-midi servira à faire quelques conversations Skype et a écrire cet article.

Demain, direction l’aéroport pour y prendre un vol direction: les Galápagos !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :