Jour 2 & Jour 3: Découverte de Mindo

Il est à peine 7h du matin quand nous sommes fin prêt, sac à  dos … au dos. La veille, nous avions demandé à la réception si il pouvait faire venir un taxi pour cette heure-ci car nous devons nous rendre tout au nord de la ville afin d’y prendre notre autobus. Les transports en commun aurait été une possibilité mais vu le monde qui l’emprunte, ça n’aurait vraiment pas été facile pour nous. Pour 8$, nous avons le confort d’une voiture assez moderne avec en prime un chauffeur sympathique et ponctuel !

Contrairement aux affirmations du proprio de notre AJ (auberge de jeunesse), il faut bien plus d’un quart d’heure pour arriver au petit terminal de bus de La Ofelia, seul endroit ou on peut prendre un bus pour Mindo. En réalité, nous mettrons plus d’une demi-heure, heureusement qu’on a prévu large car notre bus est normalement prévu à 8h. Le petit terminal est assez vieillot et seules quelques compagnies sont représentées. Une seule va là ou nous le souhaitons, nous n’avons donc pas le choix. Pour 3.1 $ par personne et deux heures de trajet, on ne va pas se plaindre !

Comme nous sommes légèrement à l’avance, nous décidons d’essayer de trouver quelque chose pour déjeuner car nous n’avons rien pu nous mettre sous la dent à l’AJ et nous n’avons pas pensé à faire des provisions la veille (on est encore en rodage sur ce voyage, ça ne se reproduira plus !). Heureusement, une petite échoppe vend de quoi manger et boire et je me décide pour deux grandes tranches de cake et de bouteilles d’eau. Ca suffira pour patienter jusque midi !

A l’heure pile, « l’assistante » du chauffeur nous demande d’embarquer après avoir mis nos deux gros sacs à dos en soute. Nous choisissons des places dans le fond du bus afin d’avoir un oeil dessus à chaque arrêt. En effet, les bus en Amérique du Sud sont malheureusement des lieux ou les vols sont monnaies courantes. Nous suivons donc les recommandations de ceux qui les ont déjà empruntés, à savoir surveiller les gros sacs aux arrêts et garder tous les objets de valeur dans notre petit sac à dos que nous conservons sur nous (pas au sol ni dans les rangements au dessus car les voleurs sont ici très adroits et nombreux sont ceux qui en ont été leurs victimes). Heureusement, nous ne sommes qu’une grosse dizaine dans le bus, nous avons donc chacun notre banquette, ce qui me permet d’essayer de continuer ma nuit dans un confort relatif mais appréciable. Etant donné la vitesse à laquelle roule notre chauffeur dès qu’il est sorti de Quito (enfin, en ville il roulait vite aussi mais un peu moins et s’arrêtait quand quelques rares personnes lui faisait signe pour monter), ma tête va cogner quelques fois contre la vitre, ce qui achève de me réveiller complètement ! Néanmoins, mon épouse me dit que j’ai quand même somnoler une vingtaine de minutes et je suis surpris à mon réveil de constater à quel point le décor a changé ! De la ville, nous sommes passés sur une route de « montagne » qui descend en serpentant au milieu d’une végétation luxuriante. La chaleur commence aussi à se faire sentir au fur et à mesure de notre descente que l’on espère contrôlée mais ce qui continue de nous étonner, c’est ce vert omniprésent dans cette vallée à deux pas de la ville !

Le trajet est normalement annoncé en 2h30 mais vu que le chauffeur est le descendant de Michel Vaillant, il nous faut à peine deux heures pour arriver dans ce magnifique petit village situé à une petite centaine de kilomètres au nord de Quito. Tout de suite, l’ambiance est ici très différente, beaucoup plus baba cool que dans la capitale. C’est un tout petit village composé d’une dizaine de rues, d’un parc et de toutes une série de commerces, agences de tourisme et de restaurants. A peine sommes nous descendus du bus que nous sommes sollicités par les quelques chauffeurs de taxi qui attendent là mais vu la taille du village et malgré le fait que je n’ai aucune idée d’où se trouve le logement que j’ai réservé, nous déclinons poliment. Nous demandons notre chemin à une jeune femme qui se trouve là et qui se lance dans toute une série d’explications dans un espagnol assez rapide. Je comprends l’essentiel, à savoir la direction générale, et nous partons charger de nos deux sacs chacun sous un soleil de plomb (près de 30 degrés à ce moment là !) vers l’extérieur du village. Après quelques centaines de mètres, je redemande mon chemin à un passant qui m’indique la rue parallèle à celle ou nous sommes. Bon, nous continuons notre chemin et finalement nous tombons dessus un peu par hasard en cherchant à rejoindre cette fameuse rue. En réalité, le gars ne savait pas trop ce qu’il nous disait mais bon, le principal est d’avoir trouvé.

Nous entrons dans un jardin rempli de plantes et d’arbres serrés les uns contre les autres, laissant juste la place à des petits sentiers pour se déplacer. A l’accueil, la patronne nous annonce qu’il est trop tôt pour avoir notre chambre (il est à peine 10h du matin) et que nous devons revenir vers 13h. Par contre, aucun problème pour laisser nos sacs derrière son comptoir afin de ne pas les trimballer partout.

Nous décidons donc de repartir dans le centre du village afin de voir de plus près ce qui nous attend. Notre logement se trouve tout à côté du « stade » du village que nous longeons pour revenir dans la rue commerçante. Nous trouvons assez vite l’office du tourisme ou nous décidons de rentrer afin d’avoir plus d’infos sur les activités dans et autour du village. En effet, mon guide du routard est assez chiche sur le sujet et même Google Map ne sait faire que le situer approximativement sans pour autant détailler le village. Les seuls renseignements que j’ai sont tirés des rares blogs de voyage assez récent et qui traite de ce sujet, ce qui est en fait assez mince pour s’y retrouver mais suffisant pour y être venu ! L’employée à l’office est sympathique et nous donne un plan du village en plus de nous expliquer les différentes activités. Pour aujourd’hui, le programme est tout trouvé: au matin, nous irons visiter la fabrique de chocolat du village (nationalement reconnue) et dans l’après-midi nous irons randonner dans les environs.

La fabrique de chocolat s’appelle El Quetzal et se situe à 200 mètres de notre position de l’autre côté du parc (servant de place centrale) dans une rue qui monte légèrement.

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Nous trouvons sans souci ce grand bâtiment jaune et nous grimpons les quelques marches pour pénétrer dans une belle salle avec un bar et quelques tables pour s’asseoir. La « barmaid » nous explique que le prochain tour en anglais démarre dans une vingtaine de minutes et après que nous l’ayons payée (6$/personne), nous propose de nous asseoir en attendant. Nous en profitons pour commander un grand jus de fruit de la passion frais pressé. Un véritable régal vu la chaleur !

A l’heure dite arrive Serge, un portugais expatrié ici depuis une dizaine d’année, qui nous emmène dans un patio à l’arrière de la salle. Se trouve déjà ici un groupe de Hollandais accompagné d’un Belge mais qui eux, ont déjà fini leur visite. Le Belge (originaire d’Anvers mais parlant un très bon français) cherche directement à lier connaissance dès qu’il nous entend parler français. Après quelques minutes d’une discussion sympathique, Serge qui était resté très discret jusque là, décide d’y mettre un terme en demandant à notre correspondant de nous lâcher un peu (bon, il a dit ça sur un ton un peu brusque mais en français – langue qu’il ne maitrise vraiment pas très bien – il est donc tout pardonner, d’autant plus que ce n’est pas à nous qu’il s’adressait). C’est qu’il a une visite à nous faire faire et nous le mettons en retard avec nos discussions qu’il ne comprend pas vraiment.

Nous commençons donc par une brève introduction ou il nous explique l’histoire du site, nous montre une « coque » contenant des fèves encore blanches et fraiches (que nous goûtons, c’est franchement pas bon !), des fèves déjà sèches et quelques produits fait à partir de tout ça (comme un beurre de cacao, des poudres plus ou moins concentrée, …).

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Notre guide se révèle extrêmement sympathique au fur et à mesure de la discussion et nous finissons par nous lever afin d’aller visiter l’exploitation. Il nous montre tout le processus de fabrication du chocolat, depuis l’arbre à cacao jusqu’au salle chaude et froide ou l’on obtient le produit final en passant par le processus de séchage, de fermentation et de grillage. Les explications sont intéressantes et ponctuées de toutes sortes de petits moments de rigolade avec lui. Mais le plus intéressant reste à venir, à savoir la dégustation ! Nous retournons donc dans le patio et Serge arrive avec une petite assiette pour chacun contenant un morceau de brownies (j’avais lu que c’est leur spécialité et que c’était un pur régal !) ainsi qu’un petit pot contenant du chocolat fondu. Il nous propose d’abord de goûter celui-ci et j’y vais franchement avec ma cuillère. Rien à dire, c’est juste dégueulasse car c’est du chocolat 100% et c’est tout simplement immangeable. Ca le fait beaucoup rire de voir nos têtes et il propose que l’on recommence mais cette fois, il rajoute du sucre blanc sur notre chocolat. Tout de suite, le chocolat devient bien meilleur ! Ensuite de ça, il nous fait à chaque fois goûter une cuillère de ce chocolat en y ajoutant pêle-mêle:  du café (frais, cueilli dans le jardin et préparé sur place), du chili (!), du miel au gingembre ainsi qu’une sorte de vinaigre balsamique. Chaque cuillère est donc une source d’étonnement mais au final, tout sera très bon ! Récompense pour avoir tout bien gouté, notre petit morceau de brownies dont la réputation n’était pas usurpée ! En gros, nous serons restés une bonne heure avec Serge et nous aurons passé un excellent moment en sa compagnie ! Nous lui disons au revoir, on achète un petit pot de beurre de cacao (j’ai du calmer mon épouse qui aurait tout acheté mais vu qu’il nous reste encore trois mois de voyage, ça allait être compliqué !) et nous repartons dans le village. C’est pas tout ça, mais midi est déjà passé et nous commençons à avoir faim !

Avant de partir, j’avais demandé à Serge ou nous pourrions trouver une bonne cuisine proposant des almuerzos, ces petits menus complet pour deux ou trois dollars. C’est à quelques minutes à pied de là et nous décidons de suivre son conseil. La nourriture est effectivement bonne mais c’est au moment de partir que nous ferons une très agréable rencontre. A la table derrière nous, une jeune femme nous dit bonjour en français. La conversation s’engage tout de suite et nous apprenons qu’elle habite ici depuis un an et demi depuis qu’elle a quitté la France. Nous en profitons alors pour lui demander des avis sur les activités que nous souhaitons faire et elle n’hésite pas une seconde à laisser son compagnon (équatorien et ne parlant pas français) pour nous accompagner dehors afin de nous orienter. La conversation est agréable et nous apprenons qu’elle a ouvert un petit restaurant avec son copain. Vu sa gentillesse, nous lui promettons de venir manger chez elle au soir. Nous nous séparons donc là et avant de partir en randonnée, nous retournons à notre logement afin de prendre possession de notre petite cabane, perdue au milieu de leur beau jardin. Nous nous apprêtons en vitesse et nous repartons aussitôt, direction la casa Amarillo, de l’autre côté du village.

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Nous trouvons sans problème l’entrée du chemin que nous avait indiqué notre rencontre du jour et nous nous engageons dans un tunnel végétal en légère pente jusqu’à arriver à la casa proprement dite. Nous nous acquittons des 6$ par personne pour pouvoir traverser son domaine et nous élancer sur une piste en montée continue. Heureusement qu’il y a beaucoup de végétations pour nous fournir de l’ombre car la chaleur à cette heure-ci est écrasante ! Nous avons reçu un petit plan à l’entrée indiquant le tracé de la route principale ainsi que des petits « trails » permettant de faire des itinéraires bis.

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Pendant plus d’une heure, nous grimpons sans discontinuer passant du chemin principal à de minuscules sentiers d’une cinquantaine de centimètres de large.

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Ca monte certes, mais finalement, ça se fait assez bien et nous finissons par arriver à notre but: le mirador qui offre une vue sur toute la vallée, la forêt et Mindo qui est en fait déjà pas mal loin et vachement plus bas que notre position !

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Nous restons ici une vingtaine de minutes, continuant à nous extasier devant ce paysage grandiose avant de nous remettre en route. En effet, depuis notre départ, le temps n’a fait que se couvrir et nous « craignons » de nous prendre une averse sur la tête !

Comme ce mirador se trouve sur une des pistes secondaires, il nous faut d’abord rejoindre le chemin principal et après un dernier effort, c’est chose faite ! A partir de maintenant, il n’y a plus que de la descente jusqu’au village ! C’est aussi à ce moment-là que nous croisons pour la première fois quelqu’un: un monsieur d’une septantaine d’année originaire de … Belgique et qui voyage avec son épouse depuis dix ans en Amérique du Sud avec son camping-car ! Il a été monté ici grâce à un pick-up et attend 18h afin de voir les oiseaux, nombreux apparemment dans le coin. Nous avons avec lui une discussion très agréable et au moment ou nous décidons de nous séparer car nous croyons sentir des gouttes nous tomber dessus, il nous demande si nous pouvons prévenir son épouse rester au camping car stationné à la casa de ne pas s’inquiéter car il n’est que 15h ! Nous acceptons sans problème et nous nous remettons en route. Le chemin étant en descente tout le long, nous mettrons quasi moitié moins de temps pour rejoindre notre point de départ !

Comme promis, nous faisons le léger crochet pour prévenir la dame que son mari ne rentrera pas tout de suite et spontanément, elle nous propose de l’eau fraîche et un siège sous l’auvent de leur véhicule. Vu la chaleur et notre fatigue, nous acceptons avec plaisir et c’est maintenant elle qui nous raconte des anecdotes de leurs voyages. La conversation est plaisante et le deviendra encore plus quand le mari, qui s’ennuyait à attendre tout seul la haut a décidé de revenir. Il s’installe donc avec nous et pendant plus d’une heure, nous échangeons sur nos aventures respectives. En tout cas, ce qui est sur, c’est que nous avons trouvé là la preuve, que même âgé on peut toujours voyager ! Nous décidons malgré tout de leur dire au revoir car le temps passe vite et nous avons envie de nous doucher après avoir transpiré plus que de raison !

Vers 18h, nous ressortons de notre cabane frais et reposé en direction du restaurant (le Inti Killa pour info) ou nous retrouvons le couple de ce midi, très heureux de voir que nous avons tenu notre promesse. Ils nous font entrer (après avoir enlevé nos chaussures, c’est souvent la règle ici) dans une petite salle tout en bois, ou tout les meubles ont été construits de leurs propres mains. L’ensemble est décoré avec goût et se dégage une ambiance zen vraiment agréable ! Après avoir expliqué ce que nous avions fait cette après-midi, nous passons commande d’un hamburger différent chacun (ils s’en sont fait une spécialité) et d’une grande bouteille de bière. Ce que l’on nous sert dépasse toutes nos espérances ! Jamais, nous n’avions mangé de hamburger aussi bon, aussi garni avec des produits frais ! Un véritable régal et finalement, nous toucherons à peine aux chips servant d’accompagnement. Le Hamburger (oui oui, je lui met une majuscule, il le mérite !) se suffit tellement à lui même ! Après le repas, la discussion se réengage et nous resterons finalement encore une grosse demi-heure à discuter du pays et de toutes sortes d’autres sujets ! Elle nous conseille sur ce que nous souhaitons faire le lendemain et nous promettons de passer les voir demain dans l’après-midi afin de leur dire au revoir. Il est temps maintenant de rentrer se reposer car la journée a été longue mais tellement chouette !

Grâce aux ouvertures dans la cabane (protégée par des moustiquaires), on peut entendre le bruit des insectes, des oiseaux et de la pluie qui s’est mise à tomber. Ce cocktail me permettra de passer ma première nuit complète et il est 21h lorsque je tombe dans les bras de Morphée !

Nous nous réveillons tranquillement vers 7h, nous nous préparons et à 7h30, nous sommes assis à la table du petit déjeuner, situé au beau milieu du jardin. Nous mangerons en compagnie d’une dizaine de colibris en train de siphonner un petit abreuvoir d’eau sucrée. Incroyable de voir autant de ses petits oiseaux, tellement rare en temps normal même dans ces régions. Mais pas ici à Mindo ou il est l’emblème du village !

Après nous être restauré, nous descendons notre rue sur une centaine de mètre pour nous rendre – sur les conseils de notre rencontre française – dans une maison proposant une terrasse (3$ par personne) donnant sur un jardin rempli d’oiseaux de toutes sortes. Comme depuis notre arrivée à Mindo, nous sommes seuls pour admirer des dizaines de colibris de différents espèces en train de se chamailler pour avoir la meilleure place sur les abreuvoirs. D’autres oiseaux (dont je ne connais pas le nom) se régalent eux de bananes, exhibant à quelques mètres de nous leurs plumages colorés. C’est un véritable bonheur à peine troublé par le bruit des travaux provenant de la maison d’à côté. Nous apprendrons que le propriétaire entretient son jardin depuis une vingtaine d’année, faisant pousser des plantes et des arbres appréciés de ses petits pensionnaires. Ce monsieur est effectivement installé sur sa terrasse, non loin de nous, en train de lire son journal. Nous resterons près d’une heure à observer tout ce petit écosystème sans même nous lasser une seule fois ! Mais il est temps de retourner nous mettre en tenue de marche car nous avons encore un bon programme pour la journée !

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Lorsque nous sommes prêt, nous repartons vers le centre du village et acceptons l’offre du premier taximan rencontré: pour 8$, il va nous monter tout au sommet d’une très grosse colline, à une petite dizaine de kilomètres du village. Nous nous engageons donc sur une piste en pente constante et au bout d’une grosse vingtaine de minutes, nous arrivons à notre but: l’entrée du sentier menant à la cascade Nambillo ou d’après ce que l’on nous a dit, nous pourrons nous baigner.

Après avoir réglé le droit d’entrée (encore 3$ par personne), nous empoignons une des cannes en bambou proposée et nous nous élançons dans une forte descente pendant une grosse demi-heure. Au fur et à mesure que nous avançons, nous ne pouvons nous empêcher de penser déjà au retour qui va s’annoncer sportif mais bon, on espère que la récompense vaudra l’effort. La marche que nous faisons nous rappelle étrangement une de nos journées en Guyane mais nous espérons qu’elle ne se terminera pas de la même manière (une blessée à cause d’une chenille !). Nous descendons donc jusqu’à rejoindre la rivière que nous longeons ensuite après avoir traversé un pont suspendu. Nous finissons enfin par arriver à destination après une dernière descente ou nous sommes obligés de nous aider de la corde mise à disposition à cet endroit. Arrivé en bas, le site se dévoile à nous et il est effectivement joli avec la cascade Nambillo à une dizaine de mètres de nous au creux d’un petit renfoncement rocheux.

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Nous avions déjà mis nos maillots en dessous de nos shorts mais malheureusement, nous ne pourrons que tremper les pieds et les mollets car l’eau est GLACEE ! Nous pataugeons donc la ou nous sommes afin de nous rafraichir car la chaleur devient de plus en plus forte. Mais force est de constater qu’au bout d’une demi-heure, on en a fait le tour. En été, quand l’eau est plus chaude, on doit pouvoir s’immerger complètement mais là, c’est mission impossible ! Nous décidons donc de nous sécher, de nous rhabiller et de regarder l’heure: déjà 11h du matin !!! Bon, ben, le temps de remonter jusqu’au sommet puis de nous farcir les presque 10 kilomètres à pied, on sait déjà qu’on fera une croix sur le diner. Tant pis, on a bien déjeuner ce matin et nous décidons qu’en récompense de nos efforts, nous retournerons à la fabrique de chocolat pour cette fois manger un gros morceau de brownies !

C’est donc reparti et après avoir longé la rivière, nous entamons la montée … que nous terminerons assez vite ! La descente nous avait paru tellement longue qu’on est vraiment surpris d’être arrivé si vite en haut ! Tant mieux, on ne va pas s’en plaindre et la petite dame qui a remplacé celle qui nous avait accueillis nous félicite de notre effort ! Normalement, un chemin permet de repartir vers Mindo depuis en bas mais pour l’instant il est fermé et nous n’avions donc de toute façon pas le choix. Après avoir bu un coup, nous entamons notre longue descente vers le village.

Heureusement, la végétation omniprésente nous met la plupart du temps à l’abri du soleil et nous avançons d’un bon pas. Arrivé à mi-chemin, nous nous retrouvons face à l’entrée d’une attraction que je voulais faire: du dead rail au dessus de la canopée. Nous nous présentons donc à la réception ou nous sommes accueillis par une équipe de jeunes sympathiques. Trois circuits sont proposés et je me décide pour l’intermédiaire (les prix varient de 8$ pour le plus court à 20 dollars pour le plus grand): trois rails de plusieurs centaines de mètres chacun ou je serai suspendu à plusieurs dizaines de mètres du sol. Mon épouse souffrant du vertige ne tient vraiment pas à m’accompagner là en-haut et se contentera d’un coca installé à une petite table sous un auvent. Pour ma part, je me retrouve harnaché avec un harnais de sécurité, un casque sur la tête et des gants renforcés par une épaisse bande de cuir au niveau de la paume. Ceux-ci devront me servir à empoigner le câble en acier pour pouvoir m’arrêter à temps. Je monte donc sur la première plate-forme, un des deux accompagnateurs s’élancent devant moi et dès qu’il est arrivé à destination me fait signe que je peux y aller. Comme j’aime énormément tout ça, je n’hésite pas une seconde et m’élance avec la caméra à la main. Pure sensation que de voler comme cela au dessus de la forêt mais on arrive quand même assez vite au bout du rail et l’accompagnateur me bloque juste un mètre avant que je n’atterrisse dans un tronc. Après une courte marche tout en montée, je m’élance sur le deuxième rail puis sur le troisième avec chaque fois cette même sensation d’être un oiseau. Vraiment génial, dommage que ce soit si court ! Je retrouve donc mon épouse et après avoir salué tout le monde, nous continuons notre descente vers le village.

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Il est finalement passé 14h quand nous arrivons enfin à destination et ni une ni deux, nous nous rendons à la fabrique de chocolat. Au menu, brownies et jus de fruit frais ! Ca retape un homme (ou une femme, ne soyons pas sexiste !) et ça permet de caler la petite faim qui s’était installée. Après un rapide passage par la pharmacie pour acheter une crème apaisante contre les démangeaisons dues aux piqures d’insectes (je me suis fait littéralement dégommer par je ne sais trop quoi la veille et ça me démange terriblement), nous retournons à notre cabane prendre une douche bien méritée et un peu de repos.

Au soir, nous ressortirons pour retourner manger un Hamburger dans ce merveilleux restaurant ! Avant cela, nous rencontrerons deux jeunes filles (une belge et une française) qui voyagent elles aussi pour plusieurs mois sur ce continent. Nos routes se recroiseront peut-être ! La soirée se déroulera à merveille et nous discuterons à nouveau pendant un bon moment avec Marie-Gabrielle (c’est le nom de la proprio du restaurant) de nos activités du jour. Elle est en train de se préparer mentalement à faire le dead rail car elle est sujette au vertige et je ne peux que l’encourager à se lancer. Après avoir mangé notre repas, nous nous disons au revoir et nous revenons à notre cabane afin que je puisse écrire cet article.

Nous avions déjà beaucoup aimé Quito, nous avons adoré Mindo (malgré les prix nettement plus élevés qu’ailleurs !) ! Demain, nous partons pour une nouvelle destination: Otavalo, au nord-est du pays en direction de la Colombie !

Horaires des bus pour Mindo

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Plan de Mindo

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Plan de la casa Amarillo

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