Jour 12: Traversée du Snaefellsnes & Epilogue

Nous nous réveillons ce matin pour notre dernière journée dans ce beau pays qu’est l’Islande. Demain matin, notre avion nous ramènera chez nous mais pour ce faire, nous devons rejoindre Keflavik. Pas très éloignée par la route directe de cette petite ville ou se situe l’aéroport international du pays (à peine 3h de route par la route 1), nous décidons de faire un détour par une des plus belles péninsules de l’île: la Snaefellsnes. Ça va nous doubler le temps de parcours mais permettra de profiter d’un dernier beau lieu plutôt que d’aller attendre bêtement dans notre guesthouse l’heure du départ. Avant le petit-déjeuner, nos sacs sont déjà chargés dans la voiture. Le petit-déjeuner en question sera juste le meilleur que l’on ai mangé ici (encore meilleur qu’à Reykjahlid !) avec tout plein de bonnes choses préparées minute (mmmmh, leurs mini pancakes !). Il est donc 8h15 quand nous nous mettons en route.

Avant de sortir de Hvammstangi, nous essayons d’aller refaire le plein (il ne manque pas grand chose mais le trajet complet du jour représente tout juste un plein donc on ne prend pas de risque inutile) mais la seule pompe à essence du village est encore fermée. Pas possible pour nous vu que nous payons tout en cash, nous partons malgré tout en se disant qu’on en croisera forcément une en route. En effet à peine trente-cinq kilomètres plus loin, nous en trouvons une bien ouverte cette fois.

Ensuite de quoi, nous quittons la route 1 pour nous engager sur la 68 qui longe l’autre bord du fjord dans lequel nous nous trouvons. La route se transforme alors en piste et pendant une heure, nous roulons au milieu de beaux paysages longeant l’océan. Nous avons de la chance car nous croisons beaucoup de véhicules mais tous vont dans l’autre sens. On se croise doucement en s’écartant le plus possible de l’autre pour éviter de projeter des graviers sur la voiture de l’autre mais ça n’engendre pas beaucoup de perte de temps (avis aux rares qui s’en foutent pas mal !).

Finalement, nous arrivons un peu avant 10h à l’entrée de la péninsule. Dès le départ, les paysages sont splendides, entre océan et montagne. Nous faisons quelques photos en jouant avec le reflet de l’un dans l’autre (le résultat est pas exceptionnel par contre) tout en avançant par sauts de puces.

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Un peu plus loin, nous arrivons au panneau affichant la carte de la péninsule. Pratique, ces cartes mettent des photos en légende pour visualiser les différents sites. Nous avions dans l’idée de commencer par le mont Helgafell pas très loin d’ici puis de voir ce que nous avions le temps et l’envie de faire plus loin dans la péninsule.

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Après cinq petites minutes de route, nous arrivons au pied de ce qui constituera finalement notre dernière « marche » en Islande: le mont Helgafell. En terme de marche, c’est en réalité une mini ascension (entre cinq et dix minutes de marche) accessible au plus grand nombre. L’intérêt véritable est d’aller voir la vue que l’on a sur les environs mais un enjeu plus mystique existe aussi. En effet, la légende raconte que si on grimpe sans dire un mot, sans se retourner et sans mauvaise pensée alors on peut se tourner vers l’est au sommet en touchant les restes du temple et faire trois vœux. Il est évident que si l’on souhaite les voir se réaliser, il ne faut jamais les révéler, ce que je me garderai bien de faire (sait-on jamais, mmh, mmh). A notre arrivée, trois énormes cars occupent l’entièreté du mini-parking et nous devons nous garer à l’arrache comme on peut pour ne pas gêner. Ça ne commence pas au mieux pour les mauvaises pensées mais nous faisons abstraction et pour éviter d’être tenté de parler ou de se retourner, nous faisons l’ascension séparément à une minute d’intervalle. On doit se donner toutes les chances, non ? Après l’exécution de nos vœux, nous profitons alors pleinement de ce qui nous entoure. Coup de chance, à peine arrivé au sommet que tous les groupes redescendent en nous laissant quasi-seul. La vue de là-haut est belle: d’un côté un échantillon des 2500 îlots de la région, de l’autre les grandes prairies et les montagnes en arrière-plan.

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Mais le temps tourne et nous avons comme projet d’aller pique-niquer tout au bout de la péninsule. D’après le GPS, nous en sommes encore à une heure de route et nous décidons de redescendre. Nous traversons ensuite un village (Grundarfjördur) qui doit être sympathique si ce n’est qu’il est littéralement envahi. Des dizaines de touristes marchent dans tout les sens, sur la route, n’importe comment. Nous décidons donc de ne pas nous attarder malgré la beauté évidente des lieux et nous ne prenons qu’une photo à l’entrée du village.

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Notre vrai objectif, c’est Hellissandur le petit village du bout de la péninsule. En fait, il n’y a rien d’extraordinaire ici si ce n’est une petite plage après le village ou nous pique-niquerons sous l’œil de la star de la région: le volcan Snaefellsjökul recouvert d’une calotte glaciaire et culminant à 1446 mètres. En terme d’œil, les nôtres ne peuvent distinguer son sommet car pour l’heure, il est recouvert d’un gros nuage.

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Mais après nous être remis en route pour passer sur la côte sud de la péninsule, le temps se lève et nous pouvons voir les deux petites cheminées caractéristiques de ce type de volcan (comme le Fuji-Yama au Japon).

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Malheureusement, une grosse fatigue s’abat sur nous du probablement à une accumulation de nuit peu reposante (toujours à cause de cette satanée journée infinie) et nous avons encore presque trois heures trente de route jusque notre logement à Keflavik. Nous décidons donc de ne plus que nous arrêter une fois, le temps d’aller voir deux rochers aux formes étranges en bord de mer qui n’ont en fait pas grand chose d’exceptionnel (du moins de ou nous les voyons).

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Nous sommes déçus de ne pas pouvoir (ou avoir envie, c’est selon) plus explorer les lieux mais nous ne souhaitons pas arriver trop tard à Keflavik pour avoir le temps de refaire les sacs et de profiter un peu de notre dernière soirée. C’est comme cela et ça nous obligera à revenir prendre le temps d’explorer un peu mieux cette région du pays.

Le chemin du retour se fera dans de bonnes conditions même si l’arrivée sur Borgarnes (une ville sans grand intérêt) nous rappelle que nous approchons de Reykjavik. Avant d’y arriver, nous devons emprunter un long tunnel qui se révélera payant (1000 couronnes pour la voiture tout de même), ce qui constituera notre seule expérience de route payante dans le pays. A partir de là, la circulation va se densifier de plus en plus et la dernière heure de route sera longue et fatigante. Nous ne sommes pas mécontent d’avoir fait le détour par la péninsule malgré tout parce que cette urbanisation est étouffante après les grands espaces que nous traversons depuis dix jours maintenant.

Au soir, nous irons manger une dernière – excellente – pizza dans le centre-ville de Keflavik après avoir récupéré notre chambre (nous avons été surclassé et ça sera la seule fois ou nous aurons une salle de bain privée !) et nous passons la soirée installé tranquillement sur notre grand lit king-size.

Le lendemain, il est 5h30 quand nous nous mettons en route en direction de l’aéroport tout proche (moins de dix minutes). Nous sommes surpris par le nombre de voitures qui s’y rendent à cette heure là, nous qui nous attendions à ne croiser personne à cette heure là. Je dépose mon épouse et les sacs devant le terminal et part faire le check-out tout seul au bureau de Geysir à un petit kilomètre de là. Alors qu’à l’aller, j’ai fait le check-in tout seul sous prétexte que la voiture était neuve, le check-out est une autre affaire. L’employée qui s’occupe de moi se met presque à genoux dans les flaques d’eaux (il a plu pour la première fois depuis une semaine cette nuit) pour tout visionner. Elle ne trouvera rien mais se permettra quand même de mettre en remarque qu’elle n’a pas su faire un examen plus approfondi pour cause de pluie. En Islande ? Sérieux ? Bref, elle me dit ok, me signe mon papier et je m’en vais rejoindre mon épouse.

C’est là que le grand n’importe quoi démarre ! L’aéroport est archi comble ! La plupart des vols à destination de l’Europe démarre dans les deux heures qui arrivent ce qui fait un foutoir monstre pour faire son check-in en ligne et aller enregistrer les bagages. Après avoir été dirigé par plusieurs hôtesses et avoir fait la file pendant une heure trente, nous arrivons enfin au guichet. Surprise, nos sacs à dos sont considérés comme hors-format, nous devons aller les enregistrer ailleurs ! Personne ne pouvait nous prévenir avant ? C’est quoi ce délire ! Furieux (à l’instar d’autres backpackers à d’autres guichets), nous allons au guichet ad hoc. Heureusement, nos sacs sont vite embarqués et nous filons rejoindre le contrôle sécurité (aucun souci, ça été vite) pour nous précipiter sur notre porte d’embarquement situé tout au fond de l’aéroport dans une aile en travaux. Aucun moyen de s’asseoir dans le petit couloir ou les passagers de deux avions s’entassent (le nôtre et un à destination de l’Ecosse) pendant presque une heure. Des enfants dorment à même le sol, dans les coins. C’est vraiment du grand n’importe quoi. Finalement, on peut enfin embarquer, un peu dans la précipitation. Nous décollerons avec une grosse demi-heure de retard pour un vol sans autres histoires.

En résumé, l’Islande est un superbe pays aux paysages incroyables. Nous n’avons en plus fait que le bord de l’île sans jamais nous enfoncer vers son centre, nous ne savons donc pas ce qu’il a encore à nous réserver. A faire et à refaire donc même si nous émettrons deux bémols:

– En premier lieu, le coût de la vie. Tout est horriblement cher ! Alors qu’un restaurant est déjà hors de prix en Belgique, nous n’avons pu que constater que les leurs nous sont encore supérieur en ce domaine. Incroyable de payer presque 45 euros pour deux pizzas et un coca dans un petit restaurant à Keflavik ou de se voir demander 6 euros minimum pour boire une (pas très bonne) bière. Au final, le fait d’avoir cuisiné trois soirs nous a permis de rester dans le budget que nous nous étions fixé et de même en revenir avec une partie. Un conseil donc, repérer sur le site de BONUS ou se trouve leurs magasins (il y en a très peu dans l’est) et faire vos courses pour alléger un peu la note. Nous avons dormi exclusivement en chambre privée sans jamais avoir une salle de bain privée (sauf le dernier soir) dans des guesthouses ou des AJ pour un prix assez élevé (en moyenne 90 euros la nuit) pour un confort somme toute positif. Une seule mauvaise expérience à Vik mais pour le reste, ça variait du correct au très beau (et pas forcément le plus cher pour le plus beau, moins cher même qu’à Vik). L’essence est elle aussi plus cher que chez nous (1.65 euros le litre plus ou moins) mais c’est pratique car toutes les pompes ou que ce soit dans le pays affiche le même prix. Pour le reste, si ce n’est le Blue Lagoon (trèèèèèès cher: 120 euros pour deux pour la deuxième formule) et le ferry pour les îles Vestmann (raisonnable: 60 euros pour les deux allers-retours et la voiture), toutes les activités sont gratuites. Déjà ça !

– Le deuxième bémol n’en est pas vraiment un mais je le répète, cette luminosité incessante et cette façon débile de poser les stores soi-disant occultant (avec un jour de deux centimètres de chaque côté) nous a fatigué. Nous étions excité de voir ce phénomène de journée sans fin avant d’arriver, nous étions content de retrouver la nuit hier soir ! La nuit aura été bien réparatrice. Bien évidemment, personne n’est responsable de ça (à part nous, c’est nous qui avions choisi nos dates) mais nous le prendrons en compte lorsque nous reviendrons explorer un pays nordique.

Malgré cela, en deux mots: ALLEZ-Y !

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3 réponses à “Jour 12: Traversée du Snaefellsnes & Epilogue”

  1. Bernard A. dit :

    Merci pour ce récit fort intéressant; mais je n’ai pas vraiment « accroché »
    Bernard

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  2. williambaquiast dit :

    Je viens de lire votre récit avec beaucoup d’intérêt, d’autant plus que je vous ai suivi pas à pas sur une carte routière. Cela m’a permis d’y voir une peu plus clair au sujet d’un voyage que je prépare pour l’année prochaine, fin mai ou début juin 2017.

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