Jour 11: Découverte de la péninsule de Vatnsnes

Après la journée mi-figue mi-raisin de la veille, nous avions hâte de nous remettre en route et de découvrir de nouveaux sites. Le programme du jour doit nous emmener explorer la péninsule de Vatnsnes qui se trouve à deux heures de route d’Akureyri, en direction de Reykjavik. Vers 8h15, nous partons donc sans regret de notre auberge de jeunesse en direction de l’ouest. Les rues sont complètement vide dans ce qui est la deuxième ville du pays. A la même heure chez nous, c’est embouteillage et énervement mais ici, on croise à peine trois voitures le temps de sortir de la ville. C’est très étrange pour nous et en même temps très agréable.

La route 1 nous emmène à travers des paysages de carte postale. Qui pourrait dire si l’on est en Islande ou dans les Alpes en France ou en Suisse ? Des sommets enneigés encadre notre progression au milieu d’immenses prairies bien verte. Des moutons broutent un peu partout et se mettent sur le côté dès que nous arrivons. Et surtout le soleil brille encore et toujours ! Les presques 180 kilomètres de bitume sont avalés sans souci malgré le fait que sur la fin, le temps commence à se couvrir. On revient petit à petit dans l’ouest du pays, réputé plus pluvieux. Mais arrivé, face à l’entrée de la piste 716, le soleil est de retour et bien qui plus est ! Un panneau nous accueille et nous fournit un plan un peu plus précis de la péninsule que nous allons parcourir d’est en ouest jusque Hvammstangi, lieu ou nous passerons ce qui sera notre avant dernière nuit en Islande. Au total, un peu plus de 70 kilomètres de poussière ou l’on devrait voir pas mal de choses sympa.

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Peu de monde présent sur la piste à ce moment-là. Elle est étroite mais en très bon état et les trous sont quasi inexistant ainsi que le phénomène de vaguelettes, épuisantes pour la voiture et pour nous. Malgré tout cela, j’avance à un rythme de sénateur car nous ne sommes vraiment pas pressé et nous voulons profiter de cette magnifique journée. Il me faut donc près de vingt minutes pour arriver au premier point d’intérêt: Borgarvirki sur la piste 717. D’après les explications données par le panneau présent à l’entrée du site, c’est un fort construit au IXème siècle et servant à défendre cette région. Ou alors, c’est un lieu qui servait d’enclos pour les animaux. En fait, ils ne savent pas trop mais ça ne nous empêche pas de grimper les quelques marches qui nous amènent dans un petit amphithéâtre construit avec des pierres plates empilées. Le site est en assez mauvais état, si ce n’est le muret à l’entrée mais la possibilité de grimper sans souci sur le « mur » qui forme le cercle permet de mieux voir le site.

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Mais ce qui est surtout intéressant ici, c’est la boussole installée là-haut (dans les années 50 il me semble) qui indique en même temps les distances et les directions des différents sites du pays. Intéressante aussi est la vue que nous avons depuis là-haut et qui s’étend à perte de vue !

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En soi, le site n’est pas grand ni même d’un intérêt énorme mais il s’en dégage une sérénité vraiment appréciable et nous restons ici presqu’une demi-heure à nous balader au milieu de ces vieilles pierres ou le vent souffle en grosse rafale un air frais et revigorant. Néanmoins, nous décidons de nous remettre en route peu après 11h en direction de Hvitserkur, THE place to be de la péninsule.

Nous croisons de plus en plus de monde sur la piste (qui s’est transformée en 711 maintenant) et nous manquons de peu le petit panneau situé quasi en face d’une AJ et qui indique la direction du site. On entreprend la petite descente qui amène à un semblant de parking ou se presse une dizaine de véhicules, voitures et camping-car confondus, dans un joyeux foutoir. On se gare tant bien que mal entre des grosses pierres et nous suivons un chemin pour accéder au rocher-chien qui boit dans l’eau (pour moi du moins), symbole de la région. Je suis assez surpris de ne pas le voir depuis le « parking » car d’après les photos que j’en avais vu, il est énorme. En fait, il est grand – 15 mètres tout de même – mais pas autant que je l’imaginais. Constitué de basalte, il a la particularité de posséder deux arches naturelles créées grâce à l’érosion marine. La légende raconte que c’est un troll qui a été pétrifié, surpris par les rayons du soleil alors qu’il jetait des pierres sur un monastère. Le chemin amène à une plate-forme duquel on peut l’observer.

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Un petit sentier permet de dévaler la falaise jusqu’à la plage en contrebas et je l’emprunte seul, mon épouse trouvant le sentier dangereux. Elle n’a pas tort et par deux fois je manque de partir en avant mais après quelques minutes, je suis en bas sain et sauf. D’ici, on appréhende mieux la beauté du site: la petite plage de sable noir dominé par cet immense rocher d’une part et par la petite falaise que je viens de dévaler ou se niche des dizaines de mouettes. Je suis à peu près seul en bas et c’est très agréable mais je ne m’éternise pas malgré tout. Je remonte donc le sentier – beaucoup plus simple dans ce sens-là – et je rejoins mon épouse. Nous nous asseyons dans l’herbe et nous contemplons la beauté des lieux. A ce moment, nous sommes complètement seuls, la « foule » ayant déserté le site.

Il est passé midi quand nous décidons de retourner à la voiture pour aller manger sur les petites tables de pique-nique de l’AJ. Quelque chose me chiffonne car d’après le plan, il y aurait du y avoir des phoques ici mais nous n’en avons pas vu la moustache d’un seul. C’est alors qu’un peu avant la voiture, je vois des gens partir sur un autre sentier qui m’avait échappé. Serait-ce par là ? Nous les suivons pour arriver à nouveau à flan de falaise avec vue sur la mer. Au loin, vraiment très loin, nous voyons effectivement une petite forme échouée sur une plage. Je zoome au maximum avec mon appareil photo et on peut effectivement constater que c’en est bien un. Un couple de français juste à côté de nous ont des jumelles et je leur demande confirmation. Ils disent que oui et nous prêtent même leurs jumelles pour que l’on puisse voir de plus près le banc de phoques qui se prélassent au soleil un peu plus loin et que n’avions même pas vu ! Cool, ils sont bien là et c’est à ce moment que nous décidons que ce sera notre prochain achat-voyage: une bonne paire de jumelles ! Impossible de descendre sur la plage d’ici et nous décidons d’aller voir si un chemin le long de la piste ne permettrait pas de descendre jusque sur la plage. A peine arrivons-nous à l’AJ que nous voyons quelques personnes franchir une barrière et s’engager sur un chemin en pente directe vers la plage. Nous garons donc la voiture et nous les suivons. En fait, le fermier propriétaire des lieux autorise le passage sur sa propriété à condition de bien refermer les quelques barrières que l’on trouve sur notre passage. Après dix bonnes minutes de descente, nous arrivons sur la plage et ils sont là, de l’autre côté d’un bras de mer. Comme lorsque nous en avions vu en Argentine, ils ne font rien d’autre que de se réchauffer mais malgré tout, on ne peut s’empêcher de trouver ça beau !

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On reste là à les observer pendant un bon quart d’heure, espérant vaguement les voir se mettre en action mais finalement, nos estomacs commencent à gronder et nous décidons de remonter. Nous devrions en voir d’autres plus loin sur la piste et peut-être même de plus près. On pique-nique donc sur le petit parking de l’AJ avant de nous remettre en route.

Arrivé quasiment à la pointe nord de la péninsule (c’est l’endroit le plus au nord ou nous avons mis les pieds pour l’instant !), la petite église de Tjörn veille sur les lieux. Une barrière empêche l’accès direct (ça a l’air privé ..) mais nous pouvons malgré tout faire quelques photos sans souci.

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Peu après, un autre site – Illugastadir – dont notre Routard parle se présente à nous. Ici aussi, on devrait pouvoir observer des phoques mais contrairement à ce qui était écrit dans notre guide, le site n’ouvre pas avant le 10 juillet et des panneaux avertissent qu’il est illégal de tenter de s’y rendre avant cette date. En réalité, le problème n’est pas les phoques mais bien le fait que les propriétaires des lieux (c’est un site privé) font commerce de plumes d’oiseaux qu’ils ramassent à cette époque. C’est donc purement business et non pour protéger quoi que ce soit que ces braves gens interdisent l’accès à leur plage. Tant pis pour eux, il y en a encore plus loin !

Effectivement, à peine un kilomètre plus loin, se trouve le site de Svalbard. On gare la voiture comme tout le monde sur le bas-côté et nous descendons le chemin qui amène à la plage. A une vingtaine de mètres de nous se trouve un îlot ou un unique phoque fait un petit show. Il agite une patte et relève de temps en temps la tête mais nous sommes encore un peu loin.

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Nous marchons le long de la plage, en nous écartant de la dizaine de personnes qui sont présentes en même temps que nous en espérant que ça nous portera chance mais après un quart d’heure de marche, on doit se rendre à l’évidence: il est seul !

L’après-midi touche tout doucement à sa fin et nous décidons de terminer la piste pour nous rendre à la guesthouse en bord de mer ou j’ai réservé. C’est un lieu vraiment magnifique, un peu en dehors du village et décoré avec goût. Son nom: Mork Homestay !

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