Jour 8: Dettifoss ou la dictature des mouches !

La nuit fût tranquille et lorsque nous nous réveillons, le soleil bat son plein et aucun nuage ne vient troubler ce ciel limpide. Après le petit-déjeuner gargantuesque proposé par nos hôtes et une discution sympa avec un couple de londoniens, nous préparons nos sacs et nous nous mettons en route pour les visites prévues ce jour, direction le parc national de Jökulsargljufur situé à quelques dizaines de kilomètres au nord de notre position.

Pour s’y rendre, nous devons d’abord reprendre la route 1 en sens inverse pour bifurquer sur une piste de terre et de graviers que nous allons parcourir dans son entièreté du sud au nord. Celle-ci est en bon état et notre petit veau avance sans souci dessus.

Notre premier arrêt sera pour le site de Dettifoss ou se trouve la chute homonyme et considérée comme la plus puissante d’Europe avec un minimum de 200.000 litres à la seconde qui s’en écoule. D’après les panneaux explicatifs, elle peut même doubler son débit en cas de pluie ! On est encore loin des chutes du Niagara qui a un débit douze fois supérieur en temps normal mais bon, c’est déjà pas mal !

Le petit parking ou nous nous garons est le point de départ du court sentier qui doit nous emmener jusqu’à la chute. Mais dès notre sortie de la voiture, des indésirables vont rendre la visite bien plus énervante que prévu: des millions de milliards de petites mouches – qui ne piquent pas, heureusement ! – nous assaillent et rentrent dans les narines, dans la bouche ou se pose sur nos cils. C’est insupportable et le seul moyen que je trouve pour me protéger est de garder mon bandana sur mon visage ! Nous entamons malgré tout la descente accompagné de ces *!$? de bestioles et heureusement, très vite, ce que l’on a sous les yeux soulage un peu notre fardeau: le canyon dans lequel s’écoule le fleuve Jokulsa se déroule devant nous, dans toute sa splendeur !

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Un peu plus loin, nous arrivons en effet face à cette fameuse chute d’eau. Son débit est effectivement puissant et le cadre assez joli mais la présence (je sais, je me répète !) des milliards de mouche autour de nos têtes gâchent vraiment notre plaisir. Nous essayons malgré tout de faire abstraction mais elles sont vraiment insistantes ! On aurait du essayer de se procurer des filets anti-mouche vendus apparemment dans la région mais on a jamais imaginé que ça allait être un si gros problème.

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Un sentier de randonnée de deux kilomètres permet de rejoindre la chute d’eau de Selfoss, en amont de celle-ci. Notre idée était de nous y rendre mais après dix minutes de marches, nous jetons l’éponge: ces bestioles nous rendent complètement dingue et nous décidons de faire demi-tour. Tant pis pour la ballade !

Notre prochaine étape se situe un peu plus loin sur la piste et a pour but la troisième chute d’eau de ce canyon: Hafragilsfoss. Depuis ce point de vue, on n’approche pas vraiment de la chute mais par contre, la vue d’ensemble que l’on a depuis ici est réellement SPLENDIDE !!! De plus, la majorité des gens se concentrent sur Dettifoss et ont l’air de faire l’impasse sur celle-ci. Tant pis pour eux et tant mieux pour nous, ça nous permet d’être à peu de choses près seul à profiter de ce panorama unique. Un petit sentier permet de prendre un peu de recul mais si ce n’est qu’il permet de voir la suite du canyon, son intérêt est plus limité. Les mouches sont toujours présentes mais en moins grand nombre et en moins agressive. Nous pouvons donc plus facilement nous laisser absorber par ce que l’on voit et nous profitons pleinement de ce moment.

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Nous reprenons la piste peu après 11h, toujours en direction du nord et notre troisième étape: Asbyrgi, un canyon qui selon la légende serait l’empreinte de Sleipnir, le cheval à huit pattes d’Odin. Pour s’y rendre, il faut terminer la piste et rejoindre la route 85 puis quelques centaines de mètres plus loin sur la gauche, s’arrêter au visitor center du parc. Celui-ci est le plus beau que nous ayons vu jusqu’à présent et l’employée qui s’y trouve est de bon conseil. Elle nous propose tout d’abord de nous rendre en voiture dans le fond du canyon et de faire une petite marche pour une vue d’ensemble du site vu d’en bas. Ensuite, il est possible de faire une randonnée sur le dessus du canyon pour une autre vue, cette fois en hauteur. On souscrit à ce programme et nous nous mettons en route.

Une petite route goudronnée nous amène sans encombre jusqu’à un petit parking. Cette fois-ci, nous laissons vestes (il fait trop chaud, oui oui !) et sacs à dos et n’embarquons que l’appareil photo et la caméra. Pas de bol pour nous, un car vient de débarquer et s’est déjà engagé sur le sentier. Nous décidons donc de leur laisser prendre de l’avance avant de partir nous aussi.

En quelques minutes, nous arrivons à un petit étang appelé le Botnstjörn ou nage paisiblement pas mal de canards et leurs canetons. C’est bien joli mais ce n’est pas d’ici que l’on peut voir ce qui se trouve autour de nous. Par contre, deux plate-formes situées en hauteur devraient faire l’affaire. Pour l’heure, elles sont squattées par le groupe mais à peine une minute après, ils sont déjà en train de redescendre. On file donc à leur rencontre et on s’engage dans la volée d’escaliers. Au départ, nous nous mettons sur le côté car ce n’est pas fort large mais après que dix personnes soient passées devant nous sans même un signe de remerciement, je décide de ne pas me poser de question et je force le passage sous le regard noir du groupe. Je m’en moque, ils n’ont qu’à être poli !

Arrivé au sommet, la vue sur le canyon est très belle et on devine facilement d’ici le « fer à cheval ». De plus, chose assez rare ici en Islande, nous nous trouvons dans un bois. En effet, il y a très très peu d’arbres ici et c’est le plus grand rassemblement que nous ayons vu depuis notre arrivée. Un couple âgé arrive à leur tour et engage la conversation avec nous dans un français impeccable malgré un accent très prononcé. Ils sont anglais mais vivent en France la moitié de l’année. Nous discutons avec eux durant un bon quart d’heure avant qu’ils ne décident de repartir. Quelques minutes après, nous les suivons à notre tour pour revenir au parking.

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Revenu au visitor center, nous nous installons sur les petites tables pour pique-niquer. Après cela, nous nous mettons en route pour une petite marche au cours de laquelle nous allons devoir escalader la paroi de la falaise. Nous avons par contre fait le choix de ne pas aller dans le fond du canyon car la rando fait 10 kilomètres aller/retour et l’après-midi est déjà bien avancée … Mal nous en a pris car la marche en boucle que nous effectuerons sera un véritable fiasco tant elle est inintéressante. Rien à y voir durant 6 kilomètres si ce n’est un grand étang sur lequel quelques personnes font du kayak. Le seul passage plus compliqué sera le moment ou, à l’aide d’une corde (pas indispensable pour ma part), on gravit un tas de caillou formant une sorte d’escalier permettant d’arriver au sommet. A part ça, rien … Seul point positif, les mouches nous ont foutu la paix depuis notre arrivée dans ces lieux. C’est donc soulagé que nous retrouvons le visitor center et notre voiture.

Au départ, nous avions prévu de refaire la piste dans l’autre sens mais notre hôte nous a conseillé de poussé jusque Husavik, sur la côte nord de l’Islande et situé à une soixantaine de kilomètres de là ou nous sommes. Ensuite, la route 87 nous ramènera jusque chez elle. Nous décidons de nous changer les idées et de suivre son conseil. La route que nous suivons longe une falaise magnifique qui donne sur l’océan, d’un bleu profond. En toile de fond, des sommets enneigés offrent un contraste splendide.

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Husavik est connue pour être le point de départ des excursions pour aller voir les baleines. Nous n’avions pour notre part pas prévu d’en faire une mais par curiosité nous allons nous renseigner sur les prix: entre 65 et 115 euros en fonction du type de bateau choisi. C’est cher mais je m’attendais, vu les prix dans le pays, à beaucoup plus. Ça ne change rien à nos plans mais vu le temps magnifique auquel nous avons droit en ce moment, nous décidons de boire notre premier verre d’alcool du voyage sur la terrasse avec vue sur l’océan.

Après cela, nous repartons comme prévu par la 87. Goudronnée en grande partie, nous devons malgré tout rouler sur une courte partie caillouteuse, en moins bon état malgré tout que la piste parcourue ce matin. Par contre, l’arrivée par le nord sur le lac vaut le détour et un petit parking permet de voir tout ce panorama. Ce qui m’intéresse le plus est cet énorme cratère, le Hverfjall, que nous allons gravir dans deux jours et que l’on peut voir depuis la cuisine de notre guesthouse. Il est réellement monstrueux et j’ai hâte d’y grimper !

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