Jour 4: Arrivée sur les îles Vestmann

Aujourd’hui, il n’est pas encore 8h lorsque nous quittons Selfoss en direction de l’est. Nous avons rendez-vous à une heure de route de là, à l’embarcadère du ferry, direction l’archipel des îles Vestmann ou nous allons passer la journée et la nuit. Pour ce faire, nous empruntons la route principale en Islande très justement nommé route 1 et qui fait le tour complet de l’île sur 1339 kilomètres. La portion ou nous roulons traverse d’immenses plaines d’une magnifique banalité: des moutons, des chevaux puis des chevaux et des moutons. Puis régulièrement, des fermes dont le plus proche voisin est une autre ferme située à plusieurs centaines de mètres de la. Pas de risque de déranger les voisins dans ces contrées ! Quelques collines amènent quand même une légère variation dans ce paysage de fin du monde.

Une heure après, nous avons quitté la route 1 pour quelques kilomètres en direction de l’océan. Après quelques kilomètres, nous arrivons effectivement à un petit port, perdu au milieu de nul part. Comme nous embarquerons sur le ferry avec la voiture, je me mets dans les files réservées à cet effet et nous partons nous renseigner sur la manière dont cela fonctionne. En réalité, il n’y a rien d’autres à faire qu’attendre le ferry et montrer nos tickets (réservés sur le net) au préposé à l’embarquement. Seule petite chose à respecter: seul le conducteur a le droit d’embarquer dans la voiture. Les autres passagers ont leur accès à part. Le ferry arrivant bien à l’avance, à peu près tout le monde a embarqué plus d’un quart d’heure à l’avance mais comme d’habitude, on doit attendre les retardataires.

DSC_0169

A l’heure pile, nous démarrons, installés bien au chaud sur le pont inférieur. La traversée est annoncée en 35 minutes et au bout d’un quart d’heure, nous décidons de monter à l’étage pour photographier l’archipel qui apparaît au loin. Au début, on ne voit qu’une seule île, toute grise sous ce ciel couvert. Petit à petit apparaît ensuite une deuxième puis une troisième île. Théoriquement, une seule – celle de Heimaey – est réellement habitée. Néanmoins, des originaux ont décidés de construire leur maison, seul sur leur caillou. Plus tard, je poserai la question à la propriétaire de notre guesthouse qui nous expliquera que des gens y vivent quelques semaines sur l’année, un peu comme une maison de vacances. J’adore !

DSC_0193

Peu de temps après, nous arrivons réellement à destination. L’arrivée sur l’île est spectaculaire car notre ferry doit se faufiler entre d’énormes rochers troués comme du gruyère et ou des centaines d’oiseaux ont élus domicile. Le port se trouve en effet dans une petite crique dont l’entrée ne fait que quelques mètres de plus que notre embarcation. C’est vraiment de toute beauté !

DSC_0200

Le débarquement se fait très vite, je récupère mon épouse et nous nous rendons à l’office du tourisme indiqué dans notre guide. La préposée qui nous accueille est bien gentille mais d’une totale inutilité: la seule chose qu’elle fera sera de nous remettre une carte grossière de l’île sans nous donner de réelles explications. Heureusement, j’avais un peu bossé mon sujet et avait déjà noté quelques idées. Avant de partir explorer les environs, nous nous mettons en quête d’une boulangerie pour acheter notre repas de ce midi ce qui est chose faite assez vite. Nous sommes assez surpris de constater qu’ils ont vraiment toutes les commodités sur place (heureusement pour eux d’ailleurs) et je dois avouer que je m’attendais à une ville un peu plus … « perdue »: plusieurs pompes à essence, supermarchés, restaurants, banque, poste, pharmacie. Bref, tout ce qu’il faut pour vivre tranquillement !

L’île ressemble un peu à un triangle sur pointe large de 4 kilomètres et sur 7 de long. La ville occupe le haut du triangle et notre premier objectif est de nous rendre au point opposé de la. Pour mieux comprendre l’origine de cette île, je vais me référer une fois encore à l’ami Wikipédia:

 » Plus grande île des îles Vestmann, Heimaey est la seule île de cet archipel à s’être formée au cours de différentes éruptions volcaniques. L’une d’entre elles donna naissance à l’Helgafell il y a 5 000 ans dans le cratère né d’une précédente éruption. La projection de scories de lave a constitué le cône actuel par lequel se sont échappées des coulées de lave qui ont connecté entre elles des petites îles formant de nos jours différentes parties d’Heimaey.

La dernière éruption survenue sur Heimaey est celle de l’Eldfell qui se situe dans l’Est de l’île. Sa première et seule éruption s’est déroulée du 23 janvier au 28 juin 1973. Au cours de ces cinq mois, plusieurs coulées de lave et projections de scories ont agrandi l’île de 2,3 km2 et menacé de boucher l’entrée de la baie qui sert de port naturel. Malgré la destruction de presque 400 maisons et en raison de l’évacuation de la totalité de la population de l’île dès les premières heures de l’éruption, seule une victime fut à déplorer. Depuis son unique éruption, l’ascension de Eldfell constitue une randonnée très appréciée des visiteurs de l’archipel »

Le GPS nous emmène donc à quelques kilomètres de la. En chemin, nous ferons des tours et des détours pour photographier les merveilles qui s’offrent à nous. En effet, dès le départ nous sommes séduits par ces lieux magiques. Les moutons sont partout et dès que nous approchons de leurs immenses enclos, ils se ruent sur nous pour nous sentir. Comportement inhabituel à mes yeux mais rigolo quand une mère et ses deux agneaux ont piqué un sprint de plus de cent mètres alors que j’avais à peine posé le pied au sol.

DSC_0228

Plus loin, nous arrivons à notre but. En réalité au bout de la pointe du « triangle » se trouve une petite excroissance nommée Stórhöfði (ça se prononce comme ça s’écrit !). La vue sur la petite crique qui s’est formée est vraiment belle !

DSC_0234

Mais si on vient ici, c’est surtout pour observer l’avifaune de l’île et plus particulièrement son représentant le plus connu: le macareux à l’aspect comique. Leur site de nidification se trouve dans une sorte de grotte en contrebas et on peut les observer soit d’une petite cabane soit directement depuis la grande pente herbeuse qui se termine par une falaise de plusieurs dizaines de mètres de hauteurs. C’est la solution que nous choisirons, au même titre que les photographes amateurs d’oiseaux. Pour notre part, nous ne sommes pas assez bien équipés pour les prendre en photos depuis l’endroit ou nous sommes et nous nous contentons de les admirer de loin (pour voir à quoi ça ressemble, cliquez ici: un macareux ).

DSC_0247

Nous resterons la un bon bout de temps, assis dans l’herbe avec les inévitables moutons qui broutent non loin. Le calme n’est troublé que par les rafales de photos prises par les quelques ornithologues en herbe présents près de nous.

Il est déjà passé midi quand nous nous décidons à lever l’ancre. Mon épouse émet le souhait de longer la côte par l’ouest et de faire le tour de l’île. Nous chercherons un endroit ou nous arrêter pour pique-niquer en chemin. Aussitôt dit, aussitôt fait et après quelques kilomètres parcourus ou nous nous arrêtons tout les cinquante mètres pour des pauses photos, nous arrivons en vue d’un golf (!) installé au milieu d’un demi-cirque (pas avec des clowns et tout ça mais une grande paroi de roche en demi-cercle). Ils ont l’art de choisir des cadres d’exception, les amis golfeurs ! Juste à côté se trouve un petit camping ainsi que ces fameuses maisons au toit en herbe. Je rentre dans celles-ci et j’y découvre des tables de camping et un foyer pour y faire un feu. Le tout est bien aménagé mais il y fait froid et humide. On mangera donc dehors !

DSC_0261

Après notre rapide repas, nous continuons notre tour de l’île en tournant systématiquement à gauche pour toujours longer la côte. Ce faisant, nous sommes de retour à la ville et plus particulièrement au port. Je reste fidèle à ma ligne de conduite et je traverse celui-ci, conduisant au milieu de gros bateaux de pèche (l’industrie principale de l’île) jusqu’à arriver par hasard le long d’une plage de sable noir. Nous stoppons la et décidons d’aller un peu nous promener sur celle-ci. La vue que nous avons est encore une fois magique !

DSC_0270

Des échelles très raides permettent de gravir le gros rocher qui se trouve à droite sur la photo (il a un nom mais il m’échappe !) mais mon épouse ne le sent pas. En effet, ça a l’air un peu casse-gueule et le vent qui souffle assez fort nous conforte dans l’idée de rester bien sagement sur le plancher des vaches (plutôt des moutons ici !). Nous continuons néanmoins notre progression au milieu de gros rochers posé au pied de leur grand frère. D’ailleurs, ne serait-ce pas des morceaux qui s’en seraient détachés ?

DSC_0284

Il est passé 14h quand nous nous décidons à quitter ce superbe endroit. Notre prochaine étape sera pour notre guesthouse ou nous aimerions déposer nos sacs à dos avant d’entreprendre l’ascension de l’Eldfell, le volcan star de l’île. En chemin, nous tombons sur un panneau indiquant un point de vue ou nous nous arrêtons. En fait de point de vue, c’est un sentier de rando qui démarre et nous l’empruntons sur plusieurs centaines de mètres. La vue est tout simplement belle !

DSC_0289

Etant donné que nous ne savons pas vraiment ou ça nous mène et que nous souhaitons vraiment faire l’ascension aujourd’hui, nous faisons demi tour et remontons en voiture. Arrivé à notre guesthouse, un petit mot nous demande de venir chercher la propriétaire chez elle, dans la rue parallèle à la notre. Je laisse mon épouse avec les sacs et part à sa recherche. Je ne trouverai que sa jeune fille qui ne parle pas un mot d’anglais et qui se précipitera sur le téléphone pour me passer sa mère. Pas de souci, elle arrive tout de suite et en effet, nous arriverons en même temps sur place. Très sympa, elle nous montrera notre chambre et nous expliquera plein de choses sur l’île. Je vois d’ailleurs l’heure qui tourne et au bout d’un moment, nous nous excusons et nous filons au pied du volcan.

La propriétaire (ainsi que l’employée à l’office du tourisme) nous avait donné comme temps de référence une heure aller et une heure retour pour gravir ce volcan culminant à 279 mètres d’altitude. Je gare la voiture sur le petit parking au pied de celui-ci et c’est parti pour la grimpette. Sur la photo suivante, notre destination !

DSC_0318

En réalité, l’ascension sera particulièrement aisée et à part deux petites côtes ou on s’enfoncera un peu dans ce sol volcanique, nous effectuerons la marche sans aucun souci. De plus, il nous faudra (sans courir) à peine une demi-heure pour arriver au sommet. Mais la récompense vaudra bien ce petit effort !

DSC_0322

DSC_0324

DSC_0327

DSC_0330

Au sommet, je pose ma main en dessous des rochers pour constater ce que la propriétaire nous avait dit: les pierres volcaniques, 42 ans après l’éruption sont encore chaudes ! Malheureusement pour nous, à peine arrivé au sommet qu’un immense banc de brouillard s’installe à nos pieds bouchant de plus en plus la vue. Nous décidons donc de redescendre avant de ne plus rien voir. Bien nous en a pris car une pluie fine et froide s’abat sur nous et c’est trempé que nous rejoignons la voiture.

Nous finirons la journée en allant manger une grosse pizza dans un petit restaurant conseillé par la propriétaire non loin de la. Au soir, nous discuterons avec une mère et sa fille qui loge au même endroit que nous avant d’aller nous coucher, bien fatigué par cette magnifique journée !

Tags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :