Jour 18: Départ pour El Calafate

Aujourd’hui, pas grand chose de prévu au programme si ce n’est prendre notre vol pour notre avant-dernière étape: El Calafate et le parc des Glaciers, encore plus au sud de l’Argentine. Je me réveille un peu avant sept heures et laisse mon épouse dormir jusque huit. Nous nous apprêtons à notre aise et nous descendons prendre notre petit (vraiment petit) déjeuner. Ensuite de quoi, nous remontons dans notre chambre attendre l’heure du départ fixée un peu avant dix heures.

Nous reprenons la voiture pour un dernier trajet jusque l’aéroport, situé à une vingtaine de minutes du centre-ville. Nous nous garons et nous rendons au bureau d’Avis ou nous retrouvons le même employé qu’au départ. Il remplit toutes sorte de papiers et me demande de signer … avant le check-out. Je refuse et lui dis que je l’accompagne et que je signerai après. Il insiste un peu mais voyant que je refuse me fais signe de le suivre. Rien à reprocher à la voiture, il termine les papiers et à ce moment-là, j’accepte de signer sans souci.

Entre-temps, mon épouse était parti voir si notre vol était toujours bien à l’heure. A mon retour dans l’aéroport, je vois tout de suite que quelque chose ne va pas. Effectivement, notre vol prévu pour 11h35 est déjà annoncé en retard sans heure de départ … Nous faisons la file pour enregistrer nos bagages et l’employée nous explique que suite à une tempête sur Buenos Aires (encore !), notre vol aura quatre heures de retard ! Décidément, Aerolinas et les horaires ce n’est pas une grande histoire d’amour. En échange, nous recevons un coupon pour manger au restaurant de l’aéroport ou nous nous rendons pour passer le temps. Heureusement, le Wifi est disponible sans souci ici et permet de passer le temps plus agréablement. De plus, alors que nous attendons depuis un peu plus d’une heure, un nouveau message annonce que finalement nous décollerons à 14h. A la limite, nous éprouvons de la joie alors qu’au final nous aurons quand même deux heures trente de retard ! Stratégie d’Aerolinas pour faire passer la pilule ?

Une demi-heure avant l’heure du vol, nous passons le contrôle de sécurité habituel. Sauf que, contrairement à d’habitude, le douanier demande à ouvrir mon sac pour en sortir ma Gopro sur son pied rétractable. Il appelle son collègue qui tout de suite dit qu’il est interdit d’embarquer avec le pied à bord ! Incroyable ! J’en suis à mon quinzième vol avec celui-ci dans mon sac et maintenant, c’est interdit ??? Ne parlant qu’espagnol (ses collègues aussi, pratique dans un aéroport plein d’étrangers !), il n’a qu’un mot à répéter: « Check-in ». Il me fait signe de ressortir et j’en déduis qu’il me dit d’aller l’enregistrer pour le mettre en soute. Je dois crier à mon épouse de me passer mon passeport et mon billet d’avion car avec ces … de policiers obtus, je sens le plan foireux ! Je retourne donc auprès du comptoir d’Aerolinas et me retrouve face à une file gigantesque et une seule employée pour tout ce petit monde … Au bout d’une dizaine de minutes, nous n’avons toujours pas avancé ! Forcément, entre les vols en retard et les vols annulés, les gens sont inquiet et la compagnie doit trouver des solutions. La mort dans l’âme et pour éviter de retarder tout un avion, je me retrouve contraint à l’abandonner dans une poubelle … Merci la police ! On ne sait jamais, je pourrais menacer tout un avion avec un pied de moins d’un mètre ! Je repasse le contrôle et j’embarque quasi tout de suite.

Le vol sera assez mouvementé, la faute à de nombreux trous d’air mais finalement vers 16h, nous atterrissons (avec près de trois heures de retard sur l’horaire prévu). Après avoir récupéré nos bagages, mon épouse me montre un homme avec un panneau à mon nom: c’est l’employé d’Avis qui nous attend car pour la deuxième fois, il n’y a pas de comptoir à l’aéroport. Nous remplissons les papiers avec lui et encore une fois, il tient à me faire signer les papiers avant d’avoir contrôler le véhicule. Encore une fois, je refuse et nous le suivons jusqu’au parking. Bonne surprise, alors que j’avais réservé un modèle équivalent à celui que nous avons laissé à Bariloche, c’est à une Chevrolet Classic à laquelle nous avons droit (comme celle de Salta). Elle offre un coffre beaucoup plus grand ou nos deux sacs rentrent sans souci.

Nous nous mettons en route quelques minutes plus tard vers El Calafate ou j’ai réservé dans une auberge de jeunesse à la très bonne réputation. Sur la route, nous constatons déjà du changement: les paysages sont nus, battus par un vent conséquent et le soleil est pratiquement absent caché qu’il est par une épaisse couche de nuages. Alors que nous approchons de la petite ville d’El Calafate, je me dis tout de suite que c’est là, l’image que j’ai d’une ville de Patagonie.

Nous trouvons sans problème cette AJ moderne, légèrement en dehors du centre de la petite ville. Nous sommes accueillis par un garçon de mon âge qui tout de suite se présente et nous met à l’aise. Super sympa, il parle un bon anglais et il nous explique ce qu’il y a à savoir sur les environs: restos, excursions et compagnie. Il nous montre notre chambre, confortable, et nous le payons tout de suite (au bon taux cette fois !) pour être tranquille.

Le temps de prendre nos aises dans notre chambre et nous repartons à pied vers le centre-ville pour repérer les lieux. Nous nous rendons au restaurant La Zaina qu’il nous a conseillé et après avoir regarder la carte, nous réservons pour dans une heure. Nous nous baladons un peu dans le centre-ville et allons repérer un autre restaurant qu’il nous a conseillé ou nous mangerons normalement demain soir. Non loin de là se trouve une laverie ou nous laisserons notre linge le temps d’aller manger.

Nous retournons au restaurant et nous nous installons. En gros, et pour résumer : le meilleur de chez meilleur de chez meilleur agneau que nous ayons mangé de toute notre vie (cuit pendant plus de six heures, il se détache de ses os à la fourchette et il est cuit dans une sauce au vin), un excellent vin et deux apéros chargés ! Il ne nous en faut pas plus pour oublier les déboires de la journée et c’est un peu … hésitant que nous rentrons à l’AJ.

Demain, nous allons voir à quoi ressemble le Perito Moreno, le fameux glacier ! Nous avons vraiment hâte d’y être et en plus la ville a l’air sympa !

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