Jour 17: Retour sur Bariloche

Aujourd’hui, réveil à 6h30 pour moi, alors que nous avions décidé de ne pas mettre de réveil aujourd’hui pour cause de programme plus light. Je laisse dormir mon épouse et jette un œil dehors. Ce que je vois n’incite pas spécialement à se mettre en route: il fait gris, il pleut et il y a du vent ! J’en profite donc pour me remettre à jour dans mes récits. Vers 8h30, nous partons dans la salle commune afin de prendre un deuxième super petit-déjeuner. Cet hôtel, je le répète, est vraiment de loin le meilleur que nous ayons eu ici en Argentine mais aussi au cours de tout nos voyages. Tout y est parfait ! En plus, le temps vire au bleu un peu nuageux !

Le programme du jour est le suivant: rentrer à San Carlos de Bariloche pour y passer la nuit car demain nous nous envolons pour notre avant-dernière étape: le Perito Moreno ! Nous aurions pu prendre le même chemin qu’à l’aller mais à partir du moment ou nous ne sommes pas pressés et ou une alternative sympa existe, je choisis la seconde solution ! En gros, d’après l’ami Google Map, quatre heures de route pour 170 kilomètres nous attendent. Etant donné qu’il y a peu de chance qu’on trouve quelque chose à manger sur notre itinéraire, nous décidons de manger à midi dans San Martin de Los Andes et puis seulement de nous mettre en route. Les propriétaires de l’hôtel nous autorisent bien gentillement à profiter de notre chambre autant de temps que nous le souhaitons mais nous disent malgré tout au revoir. C’est un grand jour pour eux, leur fils va être diplômé et ils doivent s’absenter tout les deux. Pendant ce temps-là, mon épouse en profite pour prendre des photos des lieux.

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C’est donc vers 11h30 que nous quittons ce lieu qui nous aura vraiment beaucoup marqué en direction du village à quinze minutes de route. Nous en profitons pour nous arrêter au supermarché pour y acheter des bouteilles d’eau, nos gourdes devant être nettoyée absolument avant réutilisation (elles donnent un goût à l’eau !). Nous nous arrêtons dans un snack repéré dans notre guide du routard qui a la particularité de proposer … des hot-dogs ! Ça va nous changer des traditionnels pizzas-burgers-pâtes de ce genre d’endroits.

Avant cela, nous nous déplaçons à l’office du tourisme voisin pour essayer d’obtenir un livre que le propriétaire de l’hôtel nous a montré et qui regroupe tout un tas de trek à faire dans la région. D’après lui, il est gratuit et nous devrions le trouver ici. La motivée d’avant-hier est toujours là et semble toujours aussi débordée de travail mais c’est vers sa collègue que nous nous dirigeons. Elle nous indique qu’ici, ils ne l’ont pas (ça m’aurait étonné !) mais qu’au bureau du parc – de l’autre côté de la place – probablement. Nous nous y rendons pour nous entendre dire que … non. Bon, on ne se faisait pas trop d’illusion mais sur un malentendu, ça aurait pu peut-être se faire.

En attendant, nous partons donc au petit snack pour y manger notre fameux hot-dog. Bon mais particulier: choucroute, saucisse, poivron (pourquoi pas ?) et … frites ! Quoique, en toute honnêteté, ce n’est pas les trois malheureuses frites qu’il y a dedans qui donne beaucoup de goût. L’avantage, c’est que nous avions pris un copieux petit-déjeuner et que nous voulions juste avoir quelque chose dans l’estomac pour tenir jusqu’au soir. C’est chose faite donc on peut attaquer les choses sérieuses.

Il est 12h30 quand nous sortons de San Martin et que nous réempruntons la route de l’aller. Pas très longtemps car assez vite, nous bifurquons sur une piste en direction du Lago Meliquina que notre ami internet d’Argentine nous avait conseillé en lieu et place de Villa Traful. Je ne connais pas ce dernier village mais le chemin que nous utilisons est vraiment très beau. Si au début, la piste est en assez bon état, au bout  de quelques kilomètres les choses empirent un peu. Des machines de chantier (nous les verrons plus tard) ont été utilisées afin de « racler » une partie de la piste et créer ainsi deux bandes. Sauf que celle pour les véhicules arrivant en face de nous mesure en moyenne un mètre, un mètre cinquante de large. Ce qui provoque l’une ou l’autre surprise lorsque l’on voit des véhicules arriver face à nous !

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Néanmoins, cette situation ne durera que quelques kilomètres et assez vite la piste reprendra un aspect plus habituel. Pendant tout ce temps-là, nous longerons le fameux Lago qui ne se laisse apercevoir qu’entre deux trouées d’arbres. Nous attendrons d’arriver au village de Lago Meliquina et à sa petite plage pour pouvoir le photographier. Le ciel se bouche à nouveau depuis quelques minutes, provoquant cet aspect angoissant au loin.

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Après celui-ci, le ciel retourne au bleu/nuageux et le soleil peut ainsi jouer à cache-cache avec nous. Nous pénétrons sans avertissement dans le réel objectif du jour: la Valle Encantado – une autre que celle dans le nord de Salta – ou nous devrions pouvoir jouer aux devinettes !

En effet, cette vallée a la particularité d’être constellée de rochers aux formes – qui avec de l’imagination – humaines ou animales. C’est nous qui décidons à quoi elle ressemble et certaines sautent aux yeux comme ce visage sortant de la roche ou ce lapin géant !

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Cet endroit est un véritable enchantement et pendant plus d’une heure, nous nous arrêterons régulièrement afin de photographier encore et encore ces paysages spectaculaires. Alors que tout doucement, nous reprenons de l’altitude, nous avons une vue d’ensemble de cette vallée incroyablement belle !

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Après être passé un col, la route – forcément – redescend et c’est là que les choses se compliquent. Il a beaucoup plu cette nuit, rendant la piste – déjà beaucoup plus défoncée que juste avant dans la vallée – assez glissante. De plus, la présence de gros cailloux obligent à de nombreux écarts afin d’éviter d’abîmer notre petite Chevrolet tout en dévalant des pentes assez fortes et en devant négocier des virages assez serrés. En gros, je suis obligé à toute la concentration possible afin d’éviter une sortie de piste ou un dommage malheureux et je ne peux que profiter modérément du paysage. Et, alors que nous sortons de la vallée à proprement parler (un panneau le signale), les choses empirent encore plus. Ce sont carrément des ruisseaux qui se sont créés sans autre possibilité que de tenter le passage.

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Au final, aucun problème pour nous mais ça n’était pas loin d’être réellement impraticable en petite voiture si la pluie avait duré plus longtemps.

Finalement, nous parcourons les derniers kilomètres en franchissant obstacle après obstacle jusqu’à retrouver – enfin !- une vraie route qui va nous ramener à San Carlos de Bariloche. Celle-ci longe pendant un petit temps une vraie rivière et offre elle aussi de beaux décors.

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Au final, cette route est vraiment très belle mais nécessite quelques précautions quand à la route. Il faut essayer de se renseigner sur l’état de la piste avant de se mettre en route car ça peut vite devenir n’importe quoi !

Nous rejoignons la ville et retournons dans le même hôtel que lors de notre premier passage. J’y ai réservé une chambre, l’employée nous reconnaît mais au moment de payer, le prix annoncé est 50% plus cher que prévu pour nous. Je m’explique: les réservations faites sur internet sont exprimées en dollar américain. Le taux de ce dollar est en moyenne à 8.5 pesos pour un. Hors ici, un panneau l’annonce à douze, ce qui nous fait une augmentation de 150 pesos pour la chambre ! Je paye car son calcul est bon mais dès que j’arrive dans la chambre, je vérifie mes tableaux excel ou je note soigneusement ce que nous payons. Et j’en ai la preuve, nous avions eu un taux à 8.5 la première fois. Je retourne donc la voir pour avoir une explication et ce qu’elle me dit me sidère: il y a deux taux en argentine, l’officiel et le non-officiel, ce que je savais. En trois semaines d’hôtel, tous ont appliqué le taux officiel. Elle m’explique donc que la première fois était une erreur de la part de l’employée présente ce jour-là mais qu’elle est gentille, elle ne nous réclame pas la différence ! J’hallucine ! En gros, on a oublié de vous arnaquer la première fois mais on est gentil quand même ! Le TangoInn Club Hotel est donc à éviter à cause de ce genre de pratique scandaleuse. Si je prends le taux officiel en euro (+/- 10.7 pesos pour un), je me retrouve à payer plus d’euros que de dollars hors ça devrait être l’inverse !

Ce soir, nous irons manger une fondue pour notre dernière journée dans cette belle région !

(MàJ: Alors que nous rentrons de notre délicieux repas, l’employée de l’hôtel me dit qu’elle va me rembourser la différence, ce qu’elle fera au pesos près. Je laisse le paragraphe car sans avoir été lui poser la question, elle n’aurait pas proposé cette solution) 

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