Jour 14: Une journée en bateau

Aujourd’hui, nous nous levons à notre aise. Notre rendez-vous est fixé à 9h30 au petit port de Puerto Pañuelo situé à une demi-heure de notre hôtel. Nous participons à une excursion que nous avons réservée hier avec l’agence Turisur et qui doit nous emmener voguer sur le lac Nahuel Huapi et sur le Lago Frias. Pour aller jusque-là, c’est facile, c’est toujours tout droit sur la petite route déjà empruntée en partie hier. Elle est toujours aussi belle, bordée qu’elle est par le lac d’un côté et par tout ces chalets en bois de l’autre.

Nous arrivons finalement avec un quart d’heure d’avance et nous nous garons sur le parking surveillé (à 50 pesos la journée) du port. Après nous être renseigné sur l’endroit ou nous devons embarquer, on nous dirige d’abord vers un bureau pour y payer les 103 pesos par personne pour pouvoir entrer dans le parc du Nahuel Huapi.

Ceci étant fait, on nous dirige vers un embarcadère. Le temps que l’on réalise cette démarche, un groupe d’une cinquantaine de personnes est arrivé et nous est passé devant. On les fait donc monter à bord de notre sorte de très gros catamaran (difficile d’expliquer exactement ce que c’est mais c’est ce qui s’en rapproche le plus) et bien évidemment, ils en profitent pour réquisitionner toutes les places assises extérieures. La vingtaine de personnes dont nous faisons partie qui ont achetés leurs tickets par eux-mêmes sont relégués au second plan. Nous décidons de malgré tout monter sur le pont supérieur, quitte à rester debout. Mais l’accompagnatrice, prétextant des règles imposées par la police nous oblige à rentrer dans la grande cabine centrale le temps que les manœuvres soient terminées. Nous ne sommes pas content mais nous n’avons pas le choix, nous nous retrouvons contraint d’écouter les consignes de sécurité (en espagnol) avant de pouvoir enfin profiter de la vue extérieure.

Notre bateau vogue à belle allure sur ce lac à l’eau bleue si profonde. Nous sommes entourés par de belles montagnes aux sommets enneigés.

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La guide nous a expliqué qu’une belle journée nous attend, avec des 27°C au programme. En attendant, c’est loin d’être le cas et on regrette de ne pas avoir embarqué plus de couches pour se tenir au chaud. L’eau du lac est à sept degrés et le vent qui nous arrive dessus nous glace jusqu’aux os. Néanmoins, vu d’ici, nous voyons vers ou le bateau se dirige: Puerto Blest (un petit port) situé au fond d’une espèce de fjord. En attendant, nous sommes quasi les seuls à être intéressés par les paysages, la majorité des touristes préférant se faire photographier en train de nourrir des mouettes en tendant le bras. Hyper cool, non ? Enfin, chacun sa conception des voyages …

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Le capitaine nous a annoncé qu’il y ‘en avait pour une heure quart de navigation avant de toucher terre. Si nous restons ici, nous allons probablement attraper quelque chose et nous préférons nous réfugier sur la coursive inférieure qui fait le tour de notre embarcation. A l’arrière, nous ne sentons plus du tout le vent et le soleil nous réchauffe agréablement. De toute façon, même d’ici nous ne ratons rien. Le bateau se dirige toujours vers le fond du fjord et le spectacle est donc principalement sur les côtés. Et quel spectacle ? Chaque repli de roche dévoile un nouveau décor de rêve tel ces petits îlots entourés d’une eau au reflet turquoise comme dans les lagons d’eau chaude.

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Plus loin, ce sont des cascades d’eau venant directement des sommets enneigés et traversant des forêts de ce qui ressemble de loin à des pins mais qui sont en vérité tout autre chose (mais quoi ?)

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En gros, cette traversée nous semble vraiment très belle et nous mitraillons à tout va.

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Il est midi quand nous arrivons en vue de Puerto Blest, première étape de notre journée. Pour ceux qui comme nous ont pris l’option « Lago Frias », on nous annonce que le prochain bus que l’on doit prendre arrive à 12h50. Ça nous laisse le temps de manger un petit bout au restaurant idéalement situé dans un décor de rêve. Comme les explications en anglais des guides étaient un peu confuses, nous demandons à un des rares couples de jeunes nous accompagnant ce qu’ils ont compris. Surprise, ce sont des français et la conversation s’en trouve simplifiée. Après nous avoir expliqué ce que eux ont compris, ils nous demandent si ils peuvent manger avec nous. Bien entendu, nous sommes toujours ouvert aux rencontres en voyage et nous acceptons avec plaisir. Durant le repas, nous évoquerons nos expériences personnelles de ce si beau pays.

Mais il est déjà l’heure de nous quitter, du moins temporairement, car ils ne viennent pas avec nous au Lago Frias. Ils ont donc jusque 16h, heure de départ du bateau vers Puerto Pañuelo, pour aller voir la cascade de Los Cantaros. Normalement, nous devrons avoir le temps de nous y rendre après notre petit tour en bateau même si déjà maintenant le timing nous parait un peu serré. On verra bien !

Nous embarquons donc à bord d’un bus qui doit nous faire parcourir les quelques kilomètres qui nous sépare de l’embarcadère du Lago Frias. En chemin, la guide nous accompagnant (celle qui parle le mieux l’anglais) nous explique ce qui nous entoure. De temps en temps, elle traduit une partie de son monologue espagnol en anglais mais ça nous intéresse finalement assez peu. Une dizaine de minutes plus tard, nous voilà à pied d’oeuvre sur un petit embarcadère. Le bateau n’étant pas encore là, on nous demande de patienter un petit peu.

Effectivement, quelques minutes plus tard, arrive un bien plus petit bateau avec les mêmes règles de sécurité ridicule. Que peut-il bien arriver à manœuvrer un bateau à du 5km/h ? Nous nous engageons donc sur ce petit lac aux eaux vertes turquoises.

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En avançant un peu, nous pouvons apercevoir le Cerro Tronador, l’un des plus hauts sommets du coin avec ses 3554 mètres d’altitude.

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En attendant – et même si tout cela est très joli – nous sommes déjà en train d’accoster. Cela fait à peine dix minutes que nous avons démarré, ça ne peut pas déjà être fini quand même ? Et pourtant, un charmant couple d’australiens de Sydney (que j’ai pris en photo à leur demande) nous confirme que si ! En fait, notre bateau sert à récupérer des passagers venant du Chili et à les ramener à Bariloche. A 160 pesos l’option, j’ai un peu de mal à comprendre le réel intérêt de tout cela ! En attendant que l’on embarque les bagages de tout le monde, nous avons quand même le droit de descendre à terre cinq petites minutes. J’en profite pour photographier ce lieu somme toute magnifique !

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Déjà lors du trajet aller, nous avons beaucoup discuter avec nos nouveaux « amis » australien. Le retour sera du même acabit, ce sont vraiment des gens charmants ayant déjà visité plusieurs des pays que nous avons prévu pour dans un an. Ils ne sont pas avares en tuyaux ce qui nous intéresse grandement ! Nous nous renseignons pour savoir si nous aurons le temps de gravir les 720 marches qui permettent de monter au sommet de la cascade Los Cantaros et au lac du même nom. D’après notre guide du routard, l’ascension en vaut la peine mais en aurons nous le temps ? La guide nous certifie que si on va très vite, il n’y aura pas de problème, et nous propose d’embarquer en priorité dans le premier bus pour ne pas perdre de temps. Mon épouse ne souhaite pas courir mais m’encourage vivement à suivre nos australiens. Elle doit insister un peu car je n’ai pas trop envie de la laisser seule mais finalement j’accepte.

Arrivé au restaurant de ce midi, nous voilà parti pour trois kilomètres de semi-course à travers bois avant d’arriver aux fameux escaliers. Un panneau indique une heure de trajet mais la guide nous a certifié l’avoir fait en une demi-heure. Nous partons donc tout les trois à un train d’enfer pour avoir le temps de profiter du spectacle. Finalement, nous avalerons le trajet en vingt minutes, non sans avoir eu un peu chaud ! Je dois avouer qu’à partir de là, la montée me parait bien fatigante et ma motivation retombe un peu beaucoup.

C’est la que je retombe sur les français de ce midi qui me disent que si je ne me sens pas de monter tout en haut (ce qui d’après eux prend quand même du temps), il y a trois « miradors » le long de la cascade. Je me décide à monter au premier pour voir à quoi ça ressemble. Les australiens (qui ont du sang de kangourou dans les veines, c’est pas possible de bondir comme ils le font) sont déjà loin devant moi et je pense ne les revoir qu’en bas. Finalement, je retrouve l’homme en train de chercher après son cache d’objectif qu’il a fait tomber en dessous de la passerelle. J’essaye de le chercher avec lui mais après une ou deux minutes, il me dit de laisser tomber, me remercie et s’en va. La vue sur la cascade est malgré tout fort belle et j’en profite pour la photographier afin de pouvoir montrer à mon épouse.

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C’est là que quelque chose d’étrange se produit: tout les petits vieux qui étaient avec nous dans le bus arrive déjà, sans même avoir l’air essoufflé. On est tombé sur des supers-papys et mamys ou c’est nous qui sommes moins rapide qu’on le pensait ? Je ne comprends pas trop et j’entame la marche de retour vers l’embarcadère quand je tombe à ma grande joie sur mon épouse qui a finalement décider d’accélérer. C’est grâce à elle que la lumière viendra: alors qu’elle avait décider d’essayer de nous rejoindre au plus vite, elle a vu le bateau accoster et libérer le flot de touristes. La guide a probablement pensé que nous tenions absolument à faire les trois kilomètres à pied et non pas en bateau ! Drôle d’idée quand même !

Finalement, nous aurons le temps de monter sans forcer au sommet de cet escalier beaucoup moins terrible que ce que l’on imagine. 720 marches certes, mais par petits paliers de cinq et avec quelques mètres d’espace à chaque fois, ce qui permet de reprendre son souffle sans souci en marchant.

Arrivé au sommet, nous devons suivre un chemin en boucle nous faisant passer devant un alerces (un arbre de la région) vieux de 1500 ans. Ils en sont très fier, le comparant à un séquoia, mais c’est parce qu’ils n’en ont probablement jamais vu. En comparaison, celui-ci a l’air minuscule par rapport à ce que nous avons vu aux USA ! Ce qui nous intéresse est un peu plus loin: la vue sur le lac qui approvisionne la cascade. Et c’est vrai qu’on ne regrette pas d’être monté jusqu’ici car la vue est terriblement belle !

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Après une dizaine de minutes, on nous demande d’attaquer la descente car le bateau ne va plus trop tarder. Chose assez vite faite, nous rejoignons à ce moment là les australiens. Le gros quart d’heure d’attente se fera en leur compagnie et finalement, nous embarquons.

Le trajet du retour se fera chacun de son côté, la moitié du bateau s’effondrant de fatigue. Nous-même somnoleront quelques instants par ci, par là et il est passé 17h quand nous atteignons notre port de départ.

Les français n’ayant pas de véhicule et logeant non loin de chez nous, nous proposons de les emmener jusqu’à notre hôtel pour leur faire gagner un peu de temps. Nous faisons donc un peu plus ample connaissance sur le trajet du retour.

Au soir, nous retournerons manger au même endroit que la veille mais ce fût un petit désastre: la viande était beaucoup trop cuite pour nous et je n’ai pas eu l’accompagnement demandé. Etant donné qu’il a fallu près de 40 minutes pour avoir à manger, je n’ai pas osé réclamer de peur de devoir à nouveau attendre. Finalement, il est près de 22h quand nous rejoignons la chambre, crevé mais la tête plein de souvenirs !

 

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