Jour 10: Arrivée en Patagonie

Soyons honnête, la journée d’aujourd’hui n’a pas grand chose de folichon sur le papier !

Le réveil sonne à 3h du matin, ce qui nous laisse le temps de nous rincer à l’évier (la douche n’ayant pas d’eau chaude, au soir je veux bien mais à cette heure la, c’est rude !), de finir de boucler nos sacs et de monter en voiture, direction l’aéroport de Salta. Nous avons rendez-vous à 4h avec le représentant d’Europcar pour lui rendre notre vaillante Chevrolet et prendre notre avion à 6h.

Au bout d’un peu moins de vingt minutes de route – celles-ci étant quasi déserte à une heure aussi matinale – nous arrivons à destination. Nous sommes même légèrement à l’avance et nous l’attendons quelques minutes au lieu de rendez-vous. Ce n’est pas celui que nous avons eu au départ mais ça ne change pas grand chose. Nous réalisons le check-out et il n’a rien à nous reprocher. Par contre, une question revient sur le tapis: lors de la prise de la voiture, nous devions payer une taxe de 35 dollars américain car nous la rendions hors des horaires de bureau. C’était noté noir sur blanc, rien à dire avec ça. Par contre, le loueur nous l’avait demandé en cash. Nous avions avancer que nous n’avions pas de liquide sur nous pour en différer le payement et pouvoir contacter autoescape, par qui nous avions loué la voiture. Ceux-ci confirme ce que nous pensions: aucun payement en cash, tout par carte de crédit. La personne que nous avons devant nous revient avec cela et nous lui expliquons qu’autoescape refuse que l’on paye en cash. Il n’a pas l’air très content et dit qu’il les contactera. Nous n’avons aucun problème avec cela, wait and see.

Il s’en va donc avec la voiture et nous nous rendons au comptoir d’Aerolinas pour enregistrer nos bagages. A cette heure-ci, le hall de l’aéroport est quasi désert. En tout et pour tout nous sommes trois couples de voyageurs déambulant comme des zombies. Petit à petit, d’autres voyageurs commencent à arriver et la file se remplit mais toujours personne de la compagnie. Ce n’est que vers 5h qu’ils daignent se présenter. Leur système informatique a un peu de mal à se mettre en route et il faut près de dix minutes pour que nos cartes d’embarquement soit imprimée. Dix minutes après, le contrôle de sécurité commence et à peine une demi-heure après notre enregistrement, nous montons à bord de notre Ambraer 190. Beaucoup plus moderne que les autres avions de la compagnie, nous avons droit à plus de place pour les jambes et à un écran individuel. Deux rangées de deux sièges, ce qui fait que nous sommes tranquilles: je suis près du hublot et mon épouse peut étendre ses jambes dans le couloir central.

Le vol se déroule sans histoire, probablement du au fait que 95% des passagers dorment comme des bien-heureux (et nous en faisons partie) ! Arrivé à Buenos Aires avec quinze minutes d’avance, nous avons finalement presque trois heures d’escales. Sauf que Aerolinas en décide autrement: sur le panneau d’affichage, il est noté que les passagers pour Trelew doivent prendre contact avec la compagnie. La personne que nous allons voir nous assure que c’est une erreur et qu’il n’y a pas de problème. En réalité, une demi-heure plus tard, notre vol est d’abord annoncé avec une heure de retard puis avec une heure et demi ! Ce qui nous fait un ratio de deux vols sur trois en retard au départ ou vers Buenos Aires. Pas mal comme score !

Nous prenons donc notre mal en patience et après un embarquement express (et certainement record !), nous avons la surprise de constater trois choses: c’est le même type d’avion que précédemment, nous avons hérité des places aux sorties de secours et j’ai une gamine assise sur le siège derrière moi qui passera son temps à shooter dans mon siège. J’ai beau demander à sa mère de la calmer, rien n’y fait !

Mis à part cela, les quelques moments ou elle se calme, j’arriverai à dormir et après un premier vol d’une heure vingt et d’une courte escale à Viedma pour y débarquer quelques passagers et en reprendre d’autres (le tout en trente minutes !), nous nous posons enfin à Trelew, porte d’entrée de la Patagonie océanique.

Les bagages sont très vite récupéré et nous nous présentons au comptoir d’Alamo pour y récupérer le bolide réservé. Ça sera une berline Fiat (modèle inconnu au bataillon) type bateau à conduire. La carrosserie est déjà dans un drôle d’état et je prends le temps de tout consigner au check-in.

Nous nous élançons donc sur une longue route en ligne droite pendant près de cinquante kilomètres. Le soleil est présent, même si il joue à cache-cache avec quelques nuages et la température agréable: à peu près 25°C et un vent de tout les diables ! Le trajet se fait assez vite malgré des routes dans un état désastreux et nous nous présentons à la réception de l’hôtel un peu chic que j’ai réservé dans la ville balnéaire de Puerto Madryn. J’ai trouvé une grosse promotion sur internet pour une suite quasi au même prix qu’une chambre double en auberge de jeunesse. L’établissement propose en outre un parking à 50 pesos la journée avec accès illimité au véhicule. Les chambres sont spacieuses et confortables et, même si ce n’est pas trop notre genre, il faut avouer que ça fait du bien un peu de luxe par moment. Nous avons même droit à un balcon !

A peine le temps de déposer nos bagages et nous repartons déjà. La première chose à faire, ce sont des courses pour les sandwichs de demain midi. Nous avions repéré en arrivant une grande surface ou nous trouvons tout ce qu’il nous faut. Ensuite, nous prenons la route pour nous rendre à un point d’observation le long de l’océan, à la sortie de la ville: Punta Flecha. Le gps est un peu perdu car toute cette partie de la ville est en travaux et nous oblige à prendre déviation sur déviation mais finalement, nous arrivons sur la piste que nous cherchions. Rien à voir avec celle ou nous avions déjà roulée, ici c’est quasi une autoroute !

En réalité, il n’y a pas qu’un seul point le mais plusieurs accès: soit vers des plages, soit vers des points d’observation. Vu l’heure déjà tardive, nous ne nous rendrons pas sur tous. Nous irons d’abord sur le parking d’une petite plage (la première en venant de la ville) et nous nous retrouverons à marcher sur celle-ci, entourée de falaises ressemblant à celles d’Etretat, en plus petites et en moins impressionnantes.

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Nous en ferons un ou deux autres avant d’arriver à celui qui nous intéresse. Les bons jours, on peut apercevoir d’ici des baleines. Nous n’aurons pas cette chance mais la vue reste très jolie malgré tout. L’ensemble nous fait penser à la Bretagne que nous connaissons bien !

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Il est déjà 18h30 quand nous décidons de nous remettre en route, le gps indiquant une demi-heure de route jusqu’à l’hôtel. Je m’arrête malgré tout une dernière fois pour photographier le paysage de l’autre côté de la piste: la lande à perte de vue !

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De retour en ville, nous demandons à la réception de notre hôtel si ils ont des informations sur une estancia que nous souhaitons visiter demain, dans la péninsule de Valdes. Ce n’est pas le cas, mais très gentillement, le réceptionniste prend son téléphone pour les appeler. Il n’y a pas de problème, nous pouvons nous y rendre demain sans réservation. Nous avons hâte car ce que nous allons y voir sera une première pour nous !

Nous ressortons une dernière fois vers 20h pour manger dans un restaurant à la façade touristique mais ou la viande serait de bonne qualité. Au final, une serveuse pas très agréable et une viande certes bonne mais pas au niveau de celle d’hier (c’est qu’on deviendrait difficile !).

A première vue, Puerto Madryn ne nous emballe pas ! Ça ressemble à n’importe quelle station balnéaire, sans grand charme et avec des prix bien plus élevés qu’ailleurs. Heureusement que les activités des deux prochains jours devrons certainement compenser cela !

 

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