Jour 3: Les chutes d’Iguazu, acte deux

Le réveil fût brutal durant la nuit ! En effet, vers deux heures du matin, une pluie diluvienne et l’orage nous tombent dessus de manière très violente. Vu la chaleur qu’il faisait hier, ça devait arriver mais le bruit que ça provoque sur le toit en tôle juste au-dessus de notre tête est impressionnant ! Durant plus de deux heures, impossible de me rendormir pendant que mon épouse dort à poing fermé à côté de moi … Efficace ces bouchons d’oreilles !

Finalement, vers 6h, la pluie s’arrête complètement et le ciel se lave de ces gros nuages noirs. Tant mieux, il est bientôt l’heure de se préparer pour aller déjeuner. A 7h, nous sommes dans la salle commune de la pension pour prendre un repas identique à celui de la veille. Un peu léger mais bon, on fait avec ! Vers 7h45, nous reprenons le chemin du terminal de bus afin d’y prendre nos tickets pour une deuxième tournée de chutes d’Iguazu. La différence cette fois-ci, c’est que nous traversons la frontière pour nous rendre au Brésil voisin.

Pour le même prix que la veille (80 pesos dia y vuelta, aller et retour en espagnol), nous partons pour la frontière située à une dizaine de minutes du terminal. Notre chauffeur, très sympa, passe avec un gros sac de caramel pour tout les passagers. Arrivé au poste-frontière, côté argentin, il nous demande de préparer nos passeports et de le suivre. Il nous emmène dans un bureau, ou à la file indienne, nous passons devant des douaniers qui ont l’air de s’emm… au possible. Même pas un coup d’oeil à notre attention, un coup de tampon et nous voilà déjà prêt à repartir. En tout et pour tout, à peine cinq minutes se sont écoulées entre la descente et la remontée dans le bus. Nous reprenons la route mais nous arrêtons quelques centaines de mètres plus loin, cette fois pour les douaniers brésiliens. La, le chauffeur prend tous nos passeports et s’en va. Il revient quelques minutes plus tard, avec le cachet nécessaire pour passer au Brésil. Encore plus facile que précédemment !

Le trajet aura duré, dans son intégralité, une grosse demi-heure et nous débarquons face à l’entrée du parc. Nous avions prévu des reales, la monnaie brésilienne, achetés en Belgique avant le départ. Même si ils acceptent les dollars ou les pesos, le taux n’est pas très intéressant et ils rendent de toute façon la monnaie en real. Après nous être fait délesté de 104,5 reales (+/- 35 euros), nous nous rendons au départ du bus à deux étages qui doit nous emmener sur le site même. En effet, les chutes sont encore à treize kilomètres de l’entrée et il est inconcevable de perdre du temps à faire cette route sans intérêt à pied, quand bien même ça serait autorisé. La partie supérieure du bus est couverte mais ouverte sur les côtés. Avec tout ce qu’il est tombé, je prends toute une série de gouttes dans le visage, heureusement que j’ai mes lunettes de soleil qui me permette de garder les yeux ouverts durant le trajet.

Arrivé au terminus de la route, le chauffeur nous prie de descendre. En face de nous, un panneau nous indique la direction du premier point de vue mais nous l’ignorons volontairement pour partir sur notre gauche. Quelques dizaines de mètres plus loin, un panorama à couper le souffle nous tombe dessus !

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Les chutes que l’on voit sont celles que nous avions longées par au-dessus et par en-dessous, hier en Argentine. D’ici, on a une superbe vue d’ensemble de cette partie des chutes, c’est vraiment magique ! Je suis obligé d’arracher mon épouse à ses rêveries pour entamer la descente qui doit nous emmener jusqu’à la Garganta del Diablo, la partie la plus haute des chutes que nous n’avions pas pu rejoindre la veille à cause des crues (voir le jour précédent). D’ici, non seulement on va les voir mais on va aussi les sentir …

En attendant, dans la descente, nous croisons à nouveau ces merveilleuses boules de poils aux dents acérées. Celui-ci doit avoir faim car il est en train de retourner toute la terre autour de lui à la recherche d’on ne sait trop quoi !

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On continue à descendre le chemin jusqu’à arriver à un nouveau point de vue qui nous met face à une autre partie des chutes que nous n’avions même pas vraiment aperçue la veille. Le décor est comme toujours incroyable !

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Et puis, l’idée me vient d’essayer de faire un panorama à partir d’une série de photos prises en S depuis mon point d’observation. Pas toujours évident à faire, surtout avec des personnes pressées elles-aussi de prendre leur cliché. Le résultat m’a pourtant agréablement surpris et permet d’avoir une vue d’ensemble de ces chutes somptueuses ! A gauche, c’est la Garganta del Diablo ou nous nous rendons et la partie à droite, c’est le côté argentin.

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Après une dernière descente, nous finissons par arriver à notre but, le cœur même de ce lieu. L’eau se déversant par milliers, voire par millions de litres, tombant de près de 90 mètres de haut créée une brume qui nous trempera comme des soupes, sitôt mis un pied sur la passerelle qui mène au centre. Quelques vendeurs sont la pour essayer de refourguer leurs sacs poubelles transparent mais ce n’est jamais que de l’eau !

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Je range soigneusement l’appareil photo et me contente de notre nouveau joujou, une gopro achetée pour notre dernier voyage en Guyane. Complètement hermétique, ça me permettra de garder des souvenirs de ce moment incroyable. Le bruit est assourdissant et finalement, assez peu de monde avance jusqu’au bout de la plate-forme, et pourtant quel spectacle ! Aucune chance de survivre si on tombe la-dedans, la puissance qui se dégage de ce lieu est incroyable ! On est moins mouillé que ce que ça laissait présager (moins qu’au Niagara par exemple) mais on n’attend pas non plus d’être percé jusqu’à l’os. On fait donc sagement demi-tour après avoir filmé ce que l’on voulait.

De retour sur la terre ferme, une fine pluie commence à tomber. Nos vêtements sont déjà humides donc on ne s’inquiète pas trop et on commence à gravir les rampes du petit complexe commercial posé juste la. Deux terrasses permettent d’admirer les lieux, à l’abri de la brume mais la vue est quand même moins impressionnante que sur la passerelle.

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Un ascenseur permet de remonter plus vite au sommet mais outre la file qui s’y presse, j’ai toujours préféré marcher. En plus, ça nous permettra de nous sécher un peu si cette fine pluie arrête de tomber. La montée se fait facilement et nous rejoignons juste à temps la sortie couverte de l’ascenseur avant qu’une nouvelle averse nous tombe dessus.

Nous patienterons près d’une demi-heure, en compagnie d’un nombre impressionnant de personnes cherchant à se mettre à l’abri. Malheureusement, elle n’a pas l’air de vouloir se calmer cette pluie et il faut prendre une décision. De ce côté-ci, nous avons fait presque tout ce qu’il y a à faire sauf le point de vue ignoré à notre arrivée. D’après le plan, il ne doit pas offrir grand chose de plus par rapport à ce que l’on a déjà vu, on peut donc faire l’impasse sans problème. Par contre, nous avions aussi envie d’aller faire un autre parc, consacré aux oiseaux et situé juste à l’entrée de ce parc-ci. Ca devait être la suite du programme mais au vu des conditions climatiques, ça ne va pas le faire … Finalement, nous prenons la décision de retourner à l’entrée du parc. Si d’ici la, ça se calme, nous irons voir les oiseaux et si ce n’est pas le cas, on arrivera à temps pour reprendre le bus pour l’Argentine.

A notre grand regret, la pluie ne se calme pas et redouble même d’intensité. C’est décidé, on lève le camp, tant pis pour l’autre parc ! En attendant le bus, nous faisons la connsaissance d’un couple de personnes agées qui voyagent ensemble depuis 40 ans ! Super sympa, on devrait les recroiser demain à l’aéroport ou ils devraient prendre le même vol que le notre.

Le bus arrive avec son quart d’heure de retard habituel. On se fait tous engueuler par le chauffeur car nous sommes montés comme des brutes sans laisser aux gens le temps de descendre. Les formalités douanières prennent un peu plus de temps côté brésilien pour on ne sait trop quelle raison mais côté argentin, c’est toujours aussi cool. Finalement, le plus dur dans tout ça, c’est un chauffeur mettant la soufflerie à fond sur froid alors que nous sommes trempés comme des soupes ! Vengeance de sa part pour être montés comme des sauvages ?

Au bout d’une heure de trajet, nous finissons donc par arriver au terminal. Nous allons nous renseigner auprès des compagnies pour voir si un bus, moins cher qu’un taxi, va a l’aéroport. Une seule le fait pour 90 pesos par personne, comparé aux 220 que nous avions payé à l’aller, ça ne fait pas une grande différence en terme de prix et c’est beaucoup plus compliqué ! Nous laissons tomber et on décide d’aller se chercher un gros sandwich réconfortant. En effet, il est déjà passé 13h30 et le petit-déjeuner est oublié depuis bien longtemps !

Le reste de l’après-midi sera consacré aux photos, à ce récit et aux bagages à repréparer pour attaquer la deuxième étape de ce voyage: Salta dans la Cordillère des Andes et ses environs !

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