Jour 16: Visite au Conservatoire

La veille, je n’ai eu aucun mal à m’endormir mais je me réveille avec quelques raideurs dans les jambes. On en profite pour s’apprêter à notre aise et nous allons déjeuner à la table commune. Tout ce qu’on nous propose est délicieux et nous faisons honneur à la cuisine de nos hôtes. A notre table, deux autres couples sont la aussi. L’un d’entre eux demande à la maîtresse des lieux si l’ascension jusqu’au Piton des Neiges est faisable en partant dans la matinée. Pour toute réponse, elle leur propose de s’adresser directement à moi. Nous discutons de ma journée de la veille et je leur conseille si ils ont le temps de le faire le lendemain.

Pour notre part, nous partons malheureusement déjà aujourd’hui de Cilaos. Ce n’est pas la dernière fois que nous le verrons mais nous ne viendrons plus ici. Dommage, j’ai un goût d’inachevé et je serais bien resté une journée de plus pour aller randonner vers le col du Taïbit. Ça sera pour une autre fois ! Nous allons faire notre compte avec la propriétaire et nous rassemblons nos dernières affaires que nous chargeons dans la voiture. Notre prochaine destination: le conservatoire botanique national de Mascarin à une heure de route d’ici. Juste avant de nous engager dans le tunnel qui nous fera quitter le cirque, nous tombons nez à nez avec G., notre ami vivant ici. Un petit coup de klaxon pour lui signaler notre présence et nous nous rangeons sur le côté. Nous lui expliquons rapidement nos dernières journées et nous nous séparons, non sans promettre de revenir un jour sur l’île pour lui rendre à nouveau visite. La route aux 400 virages est avalée assez vite car il y a peu de circulation.

Nous nous attaquons donc à la dernière étape de ce magnifique voyage: la côte ouest de l’île, la plus habitée. Nous arrivons donc au conservatoire, dans les hauts de Saint-Leu. Nous payons les sept euros d’entrée et nous nous engageons dans le grand escalier devant nous.

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Le parc est divisé en plusieurs parties et nous décidons de commencer par la section consacrée aux bambous. Nous suivons donc au gré de notre inspiration les petits chemins aménagés qui serpentent à travers une véritable forêt que ne négligerait pas un panda !

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Nous enchaînons avec d’autres chemins qui nous permet de voir toutes sortes de plantes et d’arbres endémiques de l’île. Les explications sont concises et malheureusement pas disponible pour toutes les plantes. Ce n’est pas très grave car la balade est très agréable et il y a peu de monde dans le parc. Certaines sont vraiment étonnantes ! On observe même certaines en cours d’éclosion et qui ressemble à des petites boules de coton.

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La dernière section est consacrée aux cactus et autres plantes « étranges » comme d’énormes agaves et d’autres dont le nom m’échappe.

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On finit par une partie du parc plus aménagée avec de beaux et grands cocotiers et des palmiers.

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Le tout est agréable et si on se trouve dans le coin, la visite est à faire. En attendant, nous décidons de nous diriger tout doucement vers Saint-Gilles les Bains autrement appelé Zoreiland (les zoreil sont ceux né en dehors de l’île) en raison de la plus grande concentration de touristes présents ici. Arrivé dans la ville, c’est effectivement assez différent de ce que nous avons vu jusqu’à maintenant, plus ambiance sud de la France. Beaucoup de magasins, de restaurant et autres infrastructures qui rendent les lieux plus européens. Pas sur que ça nous plaise mais le logement est réservé, on ne peut plus faire demi-tour. Nous allons manger dans la boulangerie la plus connue de la ville: « Chez Loulou » ou nous dégusterons de délicieux samoussas, bonbons piments et nous prenons aussi des sandwichs à emporter. Plus beaucoup de choix car l’heure de midi est déjà presque finie et ils n’ont pas réassorti les comptoirs mais nous trouvons quand même notre bonheur.

Nous essayons de nous rendre à l’aquarium de la ville mais arrivé devant, l’envie nous manque et nous décidons de partir en direction de notre prochain gîte situé légèrement en dehors de la ville. Tant mieux car le bruit et la circulation commençait déjà à nous fatiguer.

Nous trouvons l’entrée du chemin que nous devons emprunter et qui, très vite, se détériore. On arrive à l’entrée du gîte qui se révèle être une immense plantation d’arbres fruitiers en tout genre. Heureusement, le chemin vers l’accueil est fléché et nous arrivons en face d’une magnifique demeure de style colonial. On utilise la petite clochette posée sur une table et on attend la venue de quelqu’un. C’est un jeune homme qui nous reçoit et qui propose de le suivre jusqu’à notre location. J’essaye de mémoriser les intersections afin d’éviter de nous perdre les prochains jours et nous arrivons sur un tout petit parking. Le gérant (qui est en fait le petit-fils du patron de la plantation) m’aide à décharger les bagages et nous emmène jusqu’au splendide lodge que nous avons réservé. Les critiques très positives que nous avions lues sur internet ne rendent pas justice aux lieux ! C’est mille fois plus beau en réalité ! C’est un bâtiment construit en bois de Madagascar et qui s’inspire de leur architecture. C’est chaleureux et très bien équipé et, cerise sur le gâteau, nous avons une magnifique terrasse couverte avec la mer en fond. Su-bli-me !

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Avant de venir ici, nous avions été refaire quelques courses pour pouvoir prendre l’apéro. Bonne idée que nous avons eu car nous pouvons profiter pleinement de notre superbe terrasse.

Au soir, nous sortirons un peu de la ville pour aller manger à l’Ermitage, petite commune à dix minutes de route. Nous allons y trouver un des meilleurs restaurants ou nous aurons manger durant tout le séjour: « L’arc en ciel » ou nous avons la chance d’avoir une table pour deux. Nous mangerons un délicieux rougail saucisse car ici, c’est la cuisine créole et rien d’autre mais préparé à la traditionnelle. Ici on fait à manger comme les grand-parents le faisaient et c’est tant mieux ! Nous irons ensuite voir la plage située non loin puis les joueurs de pétanque qui se donnent à fond ! Nous rentrerons ensuite nous poser chez nous pour une nuit … agitée ! En effet, le lit est véritablement minuscule et il fait très chaud car nous avions tout laissé ouvert durant l’après-midi. Nous serons obligé d’aller chercher le deuxième matelas, situé à l’étage du bas pour pouvoir dormir plus confortablement ainsi que les trois ventilateurs pour faire un peu d’air. Ce n’est pas grave, il y a plus embêtant dans la vie que d’avoir un peu de mal à dormir dans ce Paradis !

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