Jour 10: Il y a des jours comme ça …

… ou rien de ce qu’on a prévu ne fonctionne comme on le souhaite ! Nous nous réveillons tôt car nous avons un petit programme de marche et ce dans deux lieux différents. La veille, le temps avait commencé à se couvrir et la tendance se confirme. Le ciel est tout gris quand nous sommes prêt à partir. Nous devions à la base commencé par une rando dans les environs immédiat du volcan mais vu ce qu’il y a au-dessus de nous, on va d’abord redescendre une dernière fois vers la Plaine-des-Palmistes pour une petite marche d’une heure à la cascade Biberon.

J’avais repéré à l’avance le point de départ du sentier et le gps m’indique un trajet de vingt minutes. Mais à peine sommes nous partis que la pluie commence doucement à tomber. Plus on avance et plus la brume se transforme en brouillard qui devient de plus en plus épais. On croise les doigts pour qu’après le col ça s’arrange, on continue donc à allure modérée. Et, chance pour nous, c’est ce qu’il se passe plus ou moins. La pluie s’arrête par miracle et le ciel est assez bien dégagé, c’est encourageant. On redescend encore une fois (la dernière !) cette route pénible en pente assez forte avec des virages très serré et nous finissons par arriver dans un quartier résidentiel encore plus ou moins en travaux au bout d’une demi-heure. L’entrée du sentier n’est pas très dure à trouver et il y a une place disponible juste devant.

Nous nous engageons sur ce sentier qui longe le fond des jardins et qui est assez sale par rapport à ce que nous avons vu avant. Le sentier est très boueux et certains passages nécessitent d’utiliser les mains pour descendre. Assez vite, on se retrouve face à un lit de rivière assez large rempli de gros rochers. Nous ne voyons pas ou nous devons aller. Si on doit escalader tout ça, il faut au moins savoir par ou aller ! J’essaye de monter sur le premier rocher en face de moi pour essayer de m’orienter mais rien n’y fait, je ne vois pas. Ce que je vois par contre, c’est le ciel qui s’obscurcit assez vite. Je ne serais pas surpris que le col ne nous protège plus du mauvais temps. C’est donc la mort dans l’âme qu’on décide d’abandonner. On ne traîne pas pour revenir à la voiture et on fait bien: la pluie commence à arriver 15 secondes avant qu’on y arrive.

On décide d’aller tenter notre chance du côté du volcan. Avec un peu de chance, le soleil aura réussi à percer cette purée de pois ! C’est parti pour 45 minutes de route jusqu’au Pas de Bellecombe, d’ou part le sentier de randonnée vers le Nez Coupé de Sainte Rose. On repasse donc le col de Bellevue mais ça ne s’arrange pas. On persiste malgré tout et on s’engage sur la route forestière qui mène au volcan. Nous sommes quasi seul à ce moment la, du moins avec le peu que l’on voit. On grimpe, on grimpe, on grimpe et on dirait même que c’est de pire en pire. Arrivé à la Plaine des Sables, on doit se faire une raison: demi-tour, on ne pourra pas marcher dans ces conditions quand bien même on arriverait entier tout en haut.

On retourne donc au gîte sous une pluie battante, la brume se dissipant au fur et à mesure que l’on redescend. Le reste de la matinée sera consacré à regarder la pluie tomber.

En discutant avec la propriétaire, celle-ci nous dit que si on redescend vers le sud de l’île, on pourrait avoir du beau temps mais qu’ici il pleuvra toute la journée. On va donc se chercher un sandwich pour le repas de midi et nous nous mettons en route vers Saint-Pierre, la deuxième plus grosse ville de l’île. Nous bifurquons ensuite vers l’est en longeant la côte jusque Saint-Joseph puis nous nous engageons sur une route qui remonte dans les Hauts de la ville. C’est très joli par ici avec des champs de canne à sucre et de belles et grandes maisons. Des palmiers rajoutent au charme des lieux. Nous prenons notre temps pour admirer la mer que l’on voit depuis ici. Nous finissons par arriver dans le village de Grand Coude après presqu’une heure et demi de route. Décidément, nous ne sommes pas vernis ! Le mauvais temps est arrivé avec nous et la vue que l’on est censée avoir du belvédère est complètement bouchée. La pluie commence même à tomber à nouveau.

Bon, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas ! On repart au gîte ou nous arriverons sur le coup de 15h. On fait contre mauvaise fortune, bon cœur et on décide de prendre d’ors et déjà l’apéro ! Au soir, nous irons manger dans la salle commune mais à une table privée. C’est notre dernière nuit ici, on espère que ça ira mieux demain !

(Aucune photo pour ce jour, le brouillard et la pluie les auront toutes gâchées !)

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