Jour 9: Rando au Trou de Fer

Encore une marche au programme du jour ! Pour la deuxième fois en autant de jours, nous nous sommes arrangés avec la propriétaire pour avoir un petit déjeuner préparé la veille au soir dans notre gîte. Nous pouvons donc avaler un solide en-cas avant de nous mettre en route sur le coup de 6h30.

Il y a plus de trois quarts d’heure de route en repassant le Col de Bellevue et en dévalant cette fameuse route en lacet jusqu’à la commune de la Plaine des Palmistes. Juste avant de rentrer dans la petite ville, on prend un chemin bien indiqué sur notre gauche qui nous fait entrer dans la forêt de Bébour. Cette dernière est située dans un ancien cirque d’érosion, le cirque des Marsouins, comblés par les laves des dernières éruptions du Piton des Neiges il y a plus de 12000 ans. Cette petite route nous fait traverser des passages qui, en cas de fortes pluies, sont submergés par les rivières qui s’écoulent en dessous. Nous ne croisons personne à cette heure si matinale et après celle de Bébour, nous pénétrons dans la forêt de Bélouve (souvent assimilée l’une à l’autre). Une partie des Tamarins des Hauts utilisés en ébénisterie provient d’ici. Au final, nous arrivons face à une barrière fermée et un message indiquant que nous ne pouvons pas aller plus loin. Nous garons donc la voiture sur le côté de la route et nous nous équipons.

Nous nous habillons léger car la chaleur commence déjà à arriver. On passe la barrière et nous suivons la route désormais piétonne qui monte légèrement en lacet jusqu’au gîte de Bélouve. C’est ici que commence réellement le sentier que nous devons emprunter. Nous ne traînons pas à nous enfoncer dans la forêt en suivant un chemin qui descend à pic vers une petite rivière. Rivière que nous traversons pour remonter sur le versant opposé et déboucher sur une « route ». Assez étrange, elle est assez large pour laisser passer un véhicule mais est entièrement piétonne. J’imagine que les gardes des forêts viennent ici en 4×4 ?

Nous suivons donc ce chemin facile et relativement plat en faisant un léger détour en boucle dans un gros bosquet de Tamarins. Nous arrivons à un croisement qui nous offre deux possibilités: soit on continue tout droit sur cette route finalement assez monotone soit nous nous enfonçons dans la forêt sur un tout petit sentier bien tracé. Nous n’hésitons pas une seconde, nous choisissons la seconde option.

La nature est ici beaucoup plus présente, le sentier est bordé par de hautes herbes et des arbres aux formes étranges jalonnent notre parcours.

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La nature du sol est aussi beaucoup plus boueuse et encombré de multiples racines affleurantes qui peuvent être de véritables pièges pour les chevilles si on y prend pas garde.

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Au final, comme d’habitude, ce qui est le plus perturbant c’est l’absence de vision de ce qui nous entoure. Nous n’avons aucune idée de ou nous sommes, de la distance qui nous sépare du point de vue convoité. De toute façon, on ne peut pas se tromper et on cherche juste à éviter les passages particulièrement humide pour arriver au final dans un cul-de-sac. Nous y sommes ! Et nous avons de la chance car, malheureusement, la vue est souvent bouchée par de la brume, même à des heures matinales. Ce qui se révèle devant nous est tout simplement superbe !

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C’est un gouffre de plus de 300 mètres de profondeur en plein milieu de la forêt d’ou s’écoulent plusieurs cascades provenant de la crête au dessus ce qui fait un total de 725 mètres. Ça lui permet de se classer en 21ème position des plus hautes chutes du monde et en première position en ce qui concerne la France.

En zoomant au téléobjectif, je peux voir un hélicoptère qui parait minuscule à côté de ce monstre ! On peut plus facilement s’imaginer ce que ça doit être de la contempler d’en bas (possible en kayak !).

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Un petit groupe de deux personnes et son guide arrive un peu après. Nous profitons des explications du guide, un jeune qui a l’air de bien s’y connaître. Et puis, assez vite, ils décident de repartir. Nous profitons encore un peu de ce spectacle pour leur laisser de l’avance et se retrouver seuls avec ce tableau merveilleux.

Finalement, nous reprenons la route en suivant cette fois l’autre chemin afin de faire une boucle plutôt qu’un aller et retour. Nous empruntons des passerelles pour nous éloigner petit à petit mais très vite nous rejoignons le petit groupe … qui n’avance pas ! Le couple fort peu agréable nous empêche de les dépasser et il faut une intervention de leur guide pour qu’ils se décident enfin à libérer le chemin. Le chemin du retour sera long, sur cette « route » en ligne droite et en plein cagnard. Nous finissons par rejoindre le gîte et de la, notre voiture. En tout, avec un arrêt de plus d’une demi-heure au point de vue, nous aurons mis un peu moins de quatre heures. La ballade est facile et offre une des plus belles vues que nous ayons pu voir jusqu’à présent !

Le reste de la journée sera consacrée au repos, n’oublions pas que nous sommes en voyage de noces quand même ! De plus, à peine arrivé à la voiture, une fine pluie commence à tomber ce qui rend toute marche beaucoup plus hasardeuse!

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