Jour 7: Première approche …

Aujourd’hui, nous changeons d’air ! Nous allons quitter ce cirque magnifique avec un gros regret: ne pas avoir prévu plus de jours ici pour pouvoir aller faire une rando plus longue dans Mafate et y passer au moins une nuit. Si j’avais pu m’attendre à tant de beauté, peut-être que j’aurais insisté pour y aller mais bon … on sait qu’un jour on reviendra !

En attendant, nous prenons un dernier délicieux petit-déjeuner à notre gîte avant de finir de plier nos affaires. Nous faisons nos comptes avec le propriétaire et nous lui souhaitons une bonne continuation. C’est parti !

Nous reprenons la seule route qui permet de venir et de partir d’ici pour retourner vers la mer et Saint-André, avant de filer vers le sud et Saint-Benoit. Si on continue tout droit, nous revenons sur les lieux de nos premiers jours ici. Une des activités qui nous avait beaucoup intrigué, c’était les coulées de lave et le volcan que nous n’avions observé que du ciel le lendemain. Difficile de s’imaginer sa taille vu du sol. Donc au lieu de ça, nous bifurquons pour pénétrer à nouveau au cœur de l’île. Il y a d’abord la Plaine-des-Palmistes à traverser, une commune peu habitée dont la majorité de l’activité se développe le long de la route principale. Peu à peu, on sort de cette petite ville et on s’élance à l’attaque de la paroi sur une route en lacet jusqu’à arriver au col de Bellevue à 1606 mètres d’altitude.

Passé cet endroit, le décor change très rapidement. Nous sommes dans la Plaine-des-Cafres ! Fini l’ambiance tropicale, place à la Normandie ! En effet, ici sur ce plateau des Hauts, plus de forêt mais de grandes prairies d’herbes verte ou des vaches vivent tranquillement. C’est dans les environs que nous dormirons les quatre prochaines nuits. Mais dans un premier temps, il est encore tôt et nous souhaitons directement aller voir la raison principale de notre présence dans le coin. Nous continuons donc à prendre de l’altitude et peu à peu, le paysage change à nouveau, la végétation se faisant de plus en plus rare. Sans que rien ne le laisse vraiment présager, nous débouchons sur un point de vue incroyable: la Plaine des Sables ! Nous avons l’impression d’avoir changé de planète car ce que nous voyons ici, c’est un environnement complètement stérile, une route qui s’enfonce dans la roche et le sable sans une seule trace de vie.

pano plaine des sables

Ce lieu a été créé suite à la dernière éruption du Piton Chisny, il y a environ 1000 ans. Depuis, rien n’a repoussé ! La route est délimitée par de grosses pierres peintes en blanc afin de guider les voyageurs quand il y a du brouillard.

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Finalement, nous arrivons au bout de la route sur un parking au Pas de Bellecombe ou nous laissons notre voiture. Nous avançons jusqu’à la barrière et la, c’est le choc ! Il est face à nous ce monstre: le Piton de la Fournaise, ce volcan considéré comme le plus actif du monde avec une éruption tout les neufs mois en moyenne !

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Nous sommes au bord de l’Enclos sur une falaise qui entoure le volcan. Demain, nous descendrons dans cette plaine aride pour ensuite escalader la paroi de ce volcan qui culmine à 2632 mètres. En contre-bas, nous voyons des cratères plus petit tel le Formica Leo sur lequel nous grimperons aussi demain.

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On a le souffle coupé par cette vue incroyable et il est vraiment difficile de trouver les mots justes pour décrire ce que l’on a devant les yeux. Néanmoins, la matinée est déjà un peu avancée et nous avons prévu une petite marche jusqu’au Piton de l’Eau situé à une demi-heure de voiture d’ici. L’idée est d’aller manger le pique-nique que nous avons amené avec nous au bord de ce cratère rempli d’eau. Nous redescendons donc la route empruntée à l’aller et faisons un court arrêt au cratère Commerson.

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Arrivé à l’intersection qui doit nous amener au départ de notre courte marche, nous ne pouvons aller plus loin, une barrière nous barrant le passage. Un véhicule de garde arrive justement à ce moment la et je l’arrête pour lui demander plus d’informations. Le garde m’explique que désormais, il faut laisser sa voiture ici et marcher pendant un peu plus de deux heures jusqu’au Piton … Ce n’était pas prévu et nous n’avons pas vraiment l’envie de marcher sous ce soleil qui tape dur. Nous décidons donc de laisser tomber et nous reprenons notre route.

Ou manger maintenant ? Cet après-midi, nous avions prévu d’aller voir un autre point de vue tout proche de notre prochain gîte. Nous décidons donc d’y aller tout de suite, en espérant que l’on pourra s’installer la pour manger. Après l’une ou l’autre mauvaise décision sur la route à prendre, nous arrivons sur un nouveau parking ou nous laissons notre voiture. Nous prenons notre sac avec nous et nous avançons jusqu’à la curiosité des lieux: une magnifique horloge à eau d’aspect assez complexe. Je suis tellement surpris que j’en oublie de prendre des photos ! (pour voir à quoi ça ressemble, cliquez ici ). Quatre mois plus tard, elle sera détruite par un cyclone !

Nous sommes dans un petit parc ou ont été installés des auvents en dur avec des bancs et des tables. Un petit foyer permet de faire le barbecue traditionnel du dimanche midi.

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Si l’on se rend au bord de ce parc, on découvre une vue incroyable sur Grand Bassin, un îlet situé 650 mètres en contre-bas considéré comme un des plus inaccessibles des Hauts. Il est entièrement ceinturé de hautes falaises très verdoyante et longé par une rivière.

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Dommage que nous n’avions pas prévu d’y descendre car les lieux sont splendides. Le village est alimenté en nourriture et fourniture par un monte-charge et sert de lieu d’expérience pour la transmission d’énergie sans fil. Nous mangeons donc notre délicieux sandwich sarcives – du porc laqué sucré – en admirant ce qui nous entoure.

Après tout cela, nous décidons d’aller voir ou se trouve exactement notre gîte et à quoi il ressemble. Nous le trouvons assez facilement et sommes agréablement surpris par ce que nous découvrons. C’est une ferme ou sont élevés en majorité des canards et ou les petits gîtes sont disséminés dans le grand jardin. La salle commune ou nous trouvons la propriétaire des lieux est très agréable et nous réservons deux places pour le repas du soir. Notre gîte n’est pas très grand mais confortable et nous passerons le reste de l’après-midi à nous reposer et à visiter la propriété.

Au soir, nous dégusterons un délicieux menu composé de viande de canard élevé ici: magret, parmentier et autre canard à la vanille … incroyablement bon ! Nous sommes une dizaine à manger autour de la table commune et nous discuterons avec un homme ayant participé deux ou trois fois à la Diagonale des Fous. On ne parle plus que de ça dans les environs, le départ est pour dans très peu de temps !

Nous irons nous coucher tôt car demain, nous avons prévu d’être à pied d’oeuvre au lever du soleil !

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