Jour 4: On prend de la hauteur

Il y a deux jours, lors de notre balade à Grand-Étang, j’avais téléphoné pour réserver une activité qui s’annonce … planante. Nous avons rendez-vous du côté de Saint-Paul à 8h du matin et une bonne heure de route nous attend, peut-être un peu plus si on tombe sur un embouteillage dans les environs de Saint-Denis. C’est donc un réveil matinal (pour un voyage de noce, entendons-nous bien !) qui nous attend. La veille, nous avions prévenu la propriétaire que nous partirions tôt, nous avions donc déjà fait nos comptes avec elle. Elle nous avait aussi proposé de nous préparer notre petit-déjeuner qu’on mangerait à notre bungalow, ce que nous avions accepté avec plaisir. Il est donc 6h30 quand nous nous mettons en route. Peu de monde au début mais comme nous le craignons, arrivé aux environs de Saint-Denis, ça coince un peu. Rien de grave, nous finissons par arriver à l’heure … à l’aérodrome de Saint-Paul pour un tour d’une heure quart au dessus de l’île avec une petite compagnie (alpha ULM).

Nous sommes accueillis par un grand gaillard au sourire vissé sur le visage. Tout de suite, il entame la conversation et se présente: c’est le patron et le pilote d’un des deux ULM. En effet, nous serons chacun dans un avion avec le pilote car il n’y a que deux places la-dedans. Petit coup de stress de mon épouse qui pensait rester à mes côtés. Le patron, voyant cela, décide qu’elle viendra avec lui et que moi, j’irais avec son deuxième pilote. Pas de soucis pour moi, c’est un jeune réunionnais d’une trentaine d’année ayant déjà quelques années de vol derrière lui. Après un thé et une petite tranche de cake, on nous emmène sur la piste ou nous attend nos montures !

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Les deux pilotes poussent les ULM sur la piste et nous invitent à nous installer dans les petits cockpits. Petite particularité: ce sont des avions-école qui ont donc un double pédalier auxquels ils nous demandent de ne pas toucher durant le vol. Et puis, l’avion de mon épouse décolle le premier et c’est parti pour un des plus beaux moments de notre vie !

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Les conditions de vol sont idéales, très peu de vent et quelques rares nuages. Nous avons un casque pour communiquer avec notre pilote qui peut aussi nous donner toutes les explications sur ce que l’on voit.

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Nous partons tout d’abord pour le cirque de Salazie ou nous nous rendons après le vol pour y passer les prochaines nuits. Nous revoyons la vue que nous avions eu au site du Dioré, avec quelques centaines de mètres d’altitude en plus.

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Le Piton des Neiges est toujours là, un tout petit peu moins impressionnant vu du haut !

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Nous survolons ensuite le Trou-de-Fer ou nous avons prévu de nous rendre plus tard dans notre séjour. Petit bémol par rapport à l’hélicoptère, nous ne savons pas descendre au plus près. Ça sera vraiment le seul petit inconvénient car pour le reste, tout sera parfait !

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Nous prenons ensuite un petit peu d’altitude pour passer au-dessus des quelques nuages accrochés aux montagnes, ce qui donne lieu à un décor magique: les sommets apparaissent telles des îles au milieu d’une mer blanche.

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Ensuite, le clou du spectacle: le Piton de la Fournaise ou nous devons nous rendre d’ici quelques jours et que l’on admire d’une position privilégiée !

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On voit aussi la route qui nous y amènera, qui traverse un champ de pierre et de sable, tel l’antichambre de l’enfer !

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Nous survolerons ensuite le cirque de Mafate et celui de Cilaos, deux autres endroits ou nous allons nous rendre. Malheureusement, les photos ne sont pas terribles car ce n’est pas évident dans la position dans laquelle on se trouve. Ça bouge quand même un petit peu et je suis obligé de tout faire en automatique !

Le tour se termine tout doucement et nous arrivons au dessus du lagon, sur la côte ouest de l’île ou nous irons terminer ce voyage qui promet beaucoup de belles surprises au vu de ce qui nous attend !

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C’est la que nous volerons en parallèle quelques minutes afin de pouvoir se photographier. Je peux aussi constater que les appréhensions de mon épouse ont disparues grâce au grand sourire qu’elle me fait à plusieurs centaines de mètres d’altitude.

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C’est à ce moment la que mon pilote, ayant constaté que j’étais à l’aise durant le vol, décide de réaliser l’une ou l’autre acrobatie. Le patron m’expliquera par la suite qu’il a cru avoir son tympan percé à cause du cri de frayeur de mon épouse lorsqu’elle a vu mon ulm partir en piqué.

Durant tout le vol, j’ai posé énormément de questions sur la façon de piloter un ulm. Le pilote, voulant probablement me récompenser de cet intérêt me propose de prendre les commandes. A peine le temps de lui répondre qu’il me dit que ça y est, c’est moi le pilote ! Quelle sensation grisante que de tenir le manche et de sentir cet avion réagir au quart de tour. C’est très impressionnant et je ferai même l’atterrissage, bien aidé par le pilote qui gère la vitesse.

C’est déjà fini ! Mais quel pied ! Je le conseille vivement à toute personne se rendant là-bas, c’est une sensation unique que de pouvoir contempler le paradis vu du ciel ! On boit un coca tout les quatre dans le petit local qui leur sert de QG et le patron nous offre un dvd de ce que nous venons de voir. C’est donc à regret que nous leur disons au revoir et que nous nous mettons en route pour notre prochaine étape.

Une grosse heure de route qui nous fait revenir sur nos pas nous attend. Arrivé à Saint-Benoit, nous pénétrons à l’intérieur des terres et nous recommençons tout doucement à reprendre de l’altitude.

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Nous finissons par arriver, après avoir longé une route étroite au bord d’un précipice au site de Takamaka ou se trouve le seul véritable barrage hydroéléctrique de l’île. L’édifice n’a pas vraiment d’intérêt à nos yeux mais la vue de la haut est très belle avec ses multiples cascades qui dévale devant nous !

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Finalement, nous ne nous attarderons pas trop car nous avons encore 50 minutes de route jusque notre prochaine étape. Direction donc Hell-Bourg, un village au beau milieu du cirque de Salazie ou nous passerons les trois prochaines nuits. Nous emprunterons donc la route que nous avions vue il y a quelques jours et qui s’enfonce dans une vallée encaissée. En chemin, nous croiserons une portion en travaux. Le principe d’alternance est de mise, mais contrairement à chez nous ou on mettrait un feu tricolore provisoire, un homme de chaque côté en liaison par talkie avec son homologue tourne un panneau rouge d’un côté et vert de l’autre. Ça nous fait beaucoup rire ! Tout comme le passage suivant. Un panneau nous indique la cascade de « Pisse en l’air ». A peine le temps de la chercher qu’un torrent nous tombe dessus alors que les fenêtres étaient grandes ouvertes. En réalité, on passe sous la cascade ! Beau fou rire car nous sommes quand même pas mal mouillé. Mais la chaleur aidant, il ne nous faut pas longtemps pour sécher.

Nous finissons par arriver à notre gîte, ou le patron, un homme un peu bourru nous montre notre chambre de « luxe ». Ce n’est pas vraiment que ce soit la misère mais par rapport à ce que nous avions juste avant, ça change beaucoup. En même temps, on est pas la pour rester enfermé donc on ne s’en fait pas avec ça. Nous filons dans un restaurant conseillé par notre guide et se trouvant non loin de la: le Christophine.

Nous y dégusterons nos premiers bonbons-piment en buvant un délicieux ti-punch suivi par un carry énorme et super bon !

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L’après-midi, le programme sera plus léger. Une courte balade doit nous emmener jusqu’au Voile de la Mariée, un ensemble de cascade non loin d’ici. Déjà sur la route, nous pouvons l’apercevoir de l’autre côté de la rivière, ce qui nous permet d’avoir une vue d’ensemble de ce qui nous attend.

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Nous trouvons avec un peu de difficulté le départ du sentier. Peu emprunté, si ce n’est par quelques écoliers qui descendent du bus sur la route principale et qui rejoignent leurs maisons perdue au milieu de la végétation. Rien de bien compliqué dans cette petite marche, on est au milieu de la végétation pendant une bonne partie du temps, ce qui fait que nous sommes protégés du soleil qui tape ! Nous devons emprunter un pont relativement récent pour franchir une rivière. Heureusement qu’il est la celui-là quand on voit à quoi ressemblait l’ancien …

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Après moins d’une heure de marche tranquille, nous arrivons sur un petit sentier qui traverse des petites cultures en terrasse, rappelant inévitablement certains paysages d’Asie jusqu’à arriver au pied du Voile de la Mariée. Enfin, pas tout à fait au pied et nous sommes un peu déçu. On nous avait dit qu’il y avait moyen de se baigner mais il faudrait pour ça escalader toute une série de rochers très glissant avec la rivière qui s’écoule un peu partout dessus. Je m’y essaye quand même le temps de prendre une photo mais je sens moyennement l’aventure et décide de rejoindre mon épouse.

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Nous ferons donc la marche en sens inverse jusqu’au retour à la voiture. Nous redescendrons en vitesse au village de Salazie faire quelques petites courses apéritives et irons nous reposer un peu à notre chambre. Au soir, nous retournerons manger dans le restaurant du midi avant d’aller nous coucher tôt pour être en forme demain pour notre premier gros test en rando !

 

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